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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2405231

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2405231

vendredi 31 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2405231
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSERHANE MOURAD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 mai 2024, M. C B demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre à la préfecture du Rhône de lui remettre un titre de séjour ;

2°) à titre subsidiaire d'enjoindre à la préfète du Rhône de prendre une décision sur sa situation dans un délai de quinze jours ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient qu'il réside en France depuis 2015, est marié depuis septembre 2023 avec une ressortissante française et que n'étant titulaire que de récépissés de demande de titre de séjour, il risque de perdre son emploi ; que la durée d'instruction de sa demande n'est pas justifiée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant que :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". L'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 52281. ". L'usage par le juge des référés des pouvoirs qu'il tient des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative est subordonné à la condition qu'une urgence particulière rende nécessaire l'intervention dans les quarante-huit heures d'une mesure destinée à la sauvegarde d'une liberté fondamentale.

2. A l'appui de sa demande, M. B fait valoir qu'alors qu'il réside en France depuis neuf ans et est marié à une ressortissante française, il risque de perdre son emploi, n'étant titulaire que de récépissés de demande de titre de séjour. Toutefois, il ne produit aucun élément précis laissant penser qu'il serait susceptible à court terme de ne plus poursuivre son activité professionnelle et, en tout état de cause, ne justifie pas d'une situation d'urgence impliquant qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans un très bref délai.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée en toutes ses conclusions, selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B.

Copie en sera adressée à la préfète du Rhône.

Fait à Lyon, le 31 mai 2024.

Le juge des référés,

T. A

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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