jeudi 3 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2405316 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL BS2A BESCOU ET SABATIER |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 3 juin 2024, la présidente du tribunal administratif de Lyon a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle, en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative, afin de statuer sur la demande, enregistrée le 3 janvier 2024, de M. B A, représenté par la SELARL BS2A Bescou-Sabatier Avocats et Associés, tendant à faire exécuter le jugement n° 2202983 du 25 mai 2023.
Par cette demande, complétée par un mémoire enregistré le 25 juin 2024, M. A demande au tribunal :
1°) de faire exécuter ce jugement dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la préfète du Rhône, qui n'a pas notifié de nouvelle décision, n'a pas réexaminé sa demande de titre de séjour.
Par un mémoire enregistré le 31 juillet 2024, la préfète du Rhône conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de M. A.
Elle fait savoir au tribunal qu'elle a fait droit, par décision du 30 juillet 2024, à la demande de titre de séjour du requérant et que le titre de séjour est en cours de fabrication.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience publique au cours de laquelle le rapport de Mme Flechet a été entendu.
Considérant ce qui suit :
1. Par un jugement n° 2202983 du 25 mai 2023, le tribunal administratif de Lyon a, d'une part, annulé la décision implicite par laquelle le préfet du Rhône a refusé d'admettre M. A au séjour et, d'autre part, enjoint à la préfète du Rhône de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification de ce jugement. M. A demande au tribunal, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Rhône de procéder à l'exécution de ce jugement.
2. Aux termes de l'article L. 911-2 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé. ". Aux termes de l'article L. 911-4 du même code : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / () Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte. ".
3. La préfète du Rhône a informé le tribunal, le 31 juillet 2024, qu'elle a décidé de délivrer à M. A le titre de séjour sollicité, valable du 30 juillet 2024 au 29 juillet 2025, et que ce titre de séjour est en cours de fabrication. Dans les circonstances de l'espèce, et en l'absence de toute contestation du requérant sur ces informations, le jugement du 25 mai 2023 doit être regardé comme ayant été exécuté. Dès lors, les conclusions de M. A tendant à ce qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de procéder, sous astreinte, à l'exécution de ce jugement sont devenues sans objet.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 800 euros à M. A au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
DÉCIDE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande de M. A tendant à l'exécution du jugement du 25 mai 2023.
Article 2 : L'Etat versera à M. A la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète du Rhône.
Délibéré après l'audience du 19 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Jean-Pascal Chenevey, président,
Mme Marine Flechet, première conseillère,
Mme Flore-Marie Jeannot, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2024.
La rapporteure,
M. Flechet
Le président,
J.-P. Chenevey
La greffière,
S. Saadallah
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026