jeudi 13 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2405684 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | CADOUX |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une ordonnance du 12 juin 2024, enregistrée le même jour au greffe du tribunal, la magistrate déléguée du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal, en application des articles R. 351-3 et R. 776-16 du code de justice administrative, la requête présentée par M. C.
Par une requête n° 2405774 et un mémoire, enregistrés au greffe du tribunal administratif de Paris le 10 mai 2024 et le 24 mai 2024, M. D C, représenté par Me Sarhane, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 18 avril 2024 par lequel le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- le préfet ne justifie pas que sa demande de réexamen d'une demande d'asile aurait fait l'objet d'un rejet ;
- il justifie d'un droit au maintien sur le territoire français pendant le réexamen de sa demande d'asile, en application des dispositions de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté attaqué méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de destination est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est intervenue en méconnaissance du droit d'être entendu.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 juin 2024, le préfet de police, représenté par la SELARL Actis Avocats, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les autres moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
II. Par une requête et un mémoire, enregistrés le 11 juin 2023 sous le n° 2405684, M. D C demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 9 juin 2024 par lequel le préfet de la Savoie l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire prise à son encontre par le préfet de police de Paris le 18 avril 2024, dès lors que celle-ci est entachée d'une erreur de droit ;
- l'interdiction est entachée d'une erreur d'appréciation de sa situation et des circonstances humanitaires ;
- la durée de cette interdiction est disproportionnée ;
- sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- la décision attaquée porte une atteinte disproportionnée à son droit à la libre circulation.
Le préfet de la Savoie a transmis des pièces, enregistrées le 12 juin 2024.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 juin 2024, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a délégué à Mme A les pouvoirs qui lui sont attribués en application de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 13 juin 2024, Mme A a présenté son rapport et entendu :
- les observations de Me Cadoux, avocat commis d'office représentant M. C, qui a repris les moyens soulevés dans la requête, a insisté sur le défaut de motivation et le défaut d'examen entachant la décision portant interdiction de retour sur le territoire français, dès lors que des circonstances particulières s'opposait à l'adoption de cette interdiction et soutenu, en outre, qu'il n'est pas établi que la décision de refus de sa demande de réexamen d'une demande d'asile ait été régulièrement notifiée à M. C et que l'instance pendante contre la décision portant obligation de quitter le territoire faisant obstacle à l'adoption de cette interdiction de retour ;
- les observations de M. C, requérant, assisté de M. B interprète en langue pachto, qui a indiqué que sa famille faisait l'objet de menaces en Afghanistan ;
- les observations de Me Tomasi, avocat du préfet de la Savoie ;
- le préfet de police de Paris n'était, ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant afghan né en 2001, actuellement retenu au centre de rétention de Lyon Saint-Exupéry, est entré irrégulièrement en France le 1er janvier 2022, selon ses déclarations. Sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides le 28 mars 2023, puis par la Cour nationale du droit d'asile le 5 décembre 2023. Il a introduit une demande de réexamen de sa demande d'asile le 12 février 2024. Par une décision du 18 avril 2024, le préfet de police de Paris l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par une décision du 9 juin 2024, le préfet de la Savoie l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et l'a, par un arrêté du même jour, placé en rétention. Par les requêtes susvisées qu'il convient de joindre pour y statuer par un seul jugement dès lors qu'elles concernent un même requérant, M. C demande l'annulation de l'arrêté du préfet de police du 18 avril 2024 et de la décision portant interdiction de retour prise à son encontre par le préfet de la Savoie le 9 juin 2024.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire dans l'instance n° 2405684 :
2. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions des articles L. 251-7 et L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, par un arrêté n° 2024-00349 du 18 mars 2024 régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial, le préfet de police a donné délégation à M. Youssef Berqouqi, conseiller d'administration de l'intérieur et de l'outre-mer, signataire de l'arrêté attaqué, pour signer tous les actes dans la limite de ses attributions, au nombre desquelles figure la police des étrangers. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué doit être écarté.
4. En deuxième lieu, l'arrêté en litige vise le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et notamment son article L. 611-1, 4°, la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales notamment en son article 3, qui le fondent en droit. Le préfet de police expose la situation personnelle de M. C, et notamment le rejet de sa demande d'asile notifié par la Cour nationale du droit d'asile le 18 décembre 2023 et l'absence d'atteinte à sa vie privée et familiale et d'élément de nature à établir que sa vie ou sa liberté seraient menacées en cas d'exécution de la mesure d'éloignement. Par suite, la décision attaquée est suffisamment motivée au regard des exigences de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. / Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la signature de celle-ci. Dans le cas où il est statué par ordonnance, l'autorité administrative ne peut engager l'exécution de la décision portant obligation de quitter le territoire français du demandeur d'asile dont le droit au maintien a pris fin qu'à compter de la date de notification de l'ordonnance. ". Aux termes de l'article L. 542-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin : () / 2° Lorsque le demandeur : / () / b) a introduit une première demande de réexamen, qui a fait l'objet d'une décision d'irrecevabilité par l'office en application du 3° de l'article L. 531-32, uniquement en vue de faire échec à une décision d'éloignement ; () ". Aux termes de l'article L. 542-4 du même code : " L'étranger auquel la reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé ou qui ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application de l'article L. 542-2 et qui ne peut être autorisé à demeurer sur le territoire à un autre titre doit quitter le territoire français. Sous réserve des cas où l'autorité administrative envisage d'admettre l'étranger au séjour pour un autre motif, elle prend à son encontre, dans un délai fixé par décret en Conseil d'Etat, une obligation de quitter le territoire français sur le fondement et dans les conditions prévues au 4° de l'article L. 611-1. ".
6. Il ressort des pièces du dossier que l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides a rejeté le 28 mars 2023 la demande d'asile de M. C, décision confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile le 5 décembre 2023. En outre, la demande de réexamen de sa demande d'asile introduite le 12 février 2024 par M. C a fait l'objet d'une décision d'irrecevabilité de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides puis de la Cour nationale du droit d'asile par deux décisions qui lui ont été notifiées respectivement le 28 février 2024 et le 26 mars 2024, ainsi qu'il ressort du relevé TelemOfpra, lequel fait foi jusqu'à preuve du contraire. Compte tenu de ces éléments, M. C ne peut être regardé comme bénéficiant, en application des dispositions de l'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, d'un droit au maintien sur le territoire français. Ainsi, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.
7. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire qui n'a pas pour objet ni pour effet de fixer le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office, lequel est déterminé par une décision distincte.
En ce qui concerne le pays de destination :
8. En premier lieu, la décision attaquée mentionne de façon suffisamment précise les motifs de droit et de fait qui en constituent le fondement et vise notamment la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, la circonstance que la mesure envisagée ne contrevient pas à l'article 3 de cette convention et que la demande d'asile de M. C a été rejetée par des décisions de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides et de la Cour nationale du droit d'asile. Elle est, par suite, suffisamment motivée.
9. En deuxième lieu, à supposer que M. C ait entendu soutenir qu'il n'a pas été mis en mesure de présenter ses observations avant l'intervention de la décision fixant son pays de renvoi d'office, cette mesure fait suite au rejet de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides puis par la Cour nationale du droit d'asile. Dans un tel cas, aucune obligation d'information préalable ne pèse sur l'autorité administrative. Il ne ressort pas d'ailleurs des pièces du dossier qu'un changement avéré de circonstances aurait à cet égard affecté sa situation personnelle depuis l'enregistrement de sa demande d'asile, ni que l'intéressé aurait postérieurement sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux sur ce point, ni qu'il aurait été empêché de présenter ses observations, avant l'adoption de la décision attaquée. Dès lors, M. C n'est pas fondé à soutenir qu'il aurait été privé du droit d'être entendu, ni que la décision aurait été prise en méconnaissance du principe du contradictoire.
10. En troisième lieu, il résulte de ce qui a été énoncé aux points 3 à 7 que le moyen tiré de ce que l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français entrainerait l'annulation de la décision en litige ne peut qu'être écarté.
11. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
12. Si M. C fait valoir la crainte de menaces en cas de retour en Afghanistan, il n'apporte aucun élément précis et étayé de nature à établir la réalité des risques personnels auxquels il serait personnellement exposé en dehors de son récit de demande d'asile, alors au demeurant que sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) et que sa demande de réexamen a été rejetée comme irrecevable par l'OFPRA et la CNDA et qu'il n'apporte pas d'éléments nouveaux. Par suite, en fixant l'Afghanistan comme pays de destination, le préfet de police n'a pas méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13. Il résulte de ce qui a été énoncé aux points 3 à 10 que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du préfet de police du 18 avril 2024 doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction présentées dans la requête n° 2405774 doivent également être rejetées.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
14. Aux termes de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire au-delà du délai de départ volontaire, l'autorité administrative édicte une interdiction de retour. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ".
15. Il ressort des pièces du dossier que M. C a formé un recours à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire prise à son encontre le 18 avril 2024 par le préfet de police et qu'une instance était pendante devant le tribunal administratif de Paris à la date à laquelle l'interdiction en litige a été prise. Il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, ni des pièces du dossier que le préfet de la Savoie aurait pris en compte cet élément avant d'édicter l'interdiction de retour en litige. Au demeurant et en tout état de cause, ce recours faisait obstacle à l'exécution d'office de la mesure d'éloignement. Par suite, M. C est fondé à soutenir que la décision l'interdisant de retour sur le territoire français est entachée d'un défaut d'examen de sa situation.
16. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, que la décision du préfet de la Savoie du 9 juin 2024 portant interdiction de retour sur le territoire français doit être annulée.
Sur les frais liés au litige :
17. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances particulières de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1 : M. C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire dans l'instance n° 2405684.
Article 2 : L'arrêté du préfet de la Savoie du 9 juin 2024 est annulé.
Article 3 : La requête n° 2405774 de M. C et le surplus des conclusions de la requête n° 2405684 sont rejetés.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. D C, au préfet de police et au préfet de la Savoie.
Jugement rendu en audience publique le 13 juin 2024.
La magistrate désignée,
P. A
La greffière,
A. Senoussi
La République mande et ordonne au préfet de police et au préfet de la Savoie, en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
2 - 2405774
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026