jeudi 21 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2405727 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | VRAY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 juin 2024, Mme D A B, représentée par Me Vray, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 19 mars 2024 par lesquelles le préfet de la Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de six mois ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire de lui délivrer un titre de séjour dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ou, subsidiairement, de réexaminer sa situation dans ce même délai et, dans tous les cas, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement à son conseil d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour celui-ci de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
S'agissant du refus de titre de séjour :
- ce refus n'est pas suffisamment motivé au regard de l'intérêt supérieur de ses deux enfants ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation personnelle ;
- compte tenu des particularités de sa vie privée et familiale sur le territoire français, le refus de titre de séjour litigieux méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- dès lors qu'elle justifie de considérations humanitaires, le préfet aurait dû lui délivrer un titre de séjour en application des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- compte tenu des répercussions de la décision litigieuse sur ses enfants nés en France, cette décision a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
S'agissant de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de six mois :
- cette décision est insuffisamment motivée au regard de sa situation personnelle, dès lors notamment qu'elle ne fait pas état du fait que ses deux enfants ont très prochainement vocation à acquérir la nationalité française ;
- en se croyant tenu d'assortir l'obligation de quitter le territoire français qui lui a été opposée d'une interdiction de retour sur le territoire français, le préfet a entaché sa décision d'une erreur de droit ;
- compte tenu de sa situation personnelle, le préfet n'aurait pas dû lui opposer une interdiction de retour sur le territoire français ;
- cette interdiction est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard du droit au respect de sa vie privée et familiale ;
- au regard des conséquences sur ses deux enfants nés en France, cette interdiction a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire, enregistré le 11 octobre 2024, le préfet de la Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués par la requérante ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 2 octobre 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 23 octobre 2024.
Par une décision du 2 mai 2024, Mme A B a été admise à l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience, à laquelle elles n'étaient ni présentes ni représentées.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Chenevey, président-rapporteur.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, ressortissante de la République démocratique du Congo née le 24 juillet 1967, soutient être arrivée en France le 4 juillet 2011. Par des décisions du 19 mars 2024, le préfet de la Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de six mois. Mme E demande l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité du refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, le refus de titre de séjour en litige vise notamment les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et indique les raisons pour lesquelles le préfet de la Loire a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A B en application des dispositions de ces articles. Notamment, cette décision, qui n'avait pas à mentionner toutes les particularités de la vie privée et familiale de Mme A B, expose avec une précision suffisante la situation de cette dernière en France, en indiquant en particulier que deux de ses enfants sont nés le 14 septembre 2011 sur le territoire. Ledit refus est ainsi suffisamment motivé au regard des exigences posées par les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
3. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision contestée ni des autres pièces du dossier que le préfet de la Loire aurait négligé de procéder, comme il lui incombe de le faire, à un examen particulier de l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle de Mme A B, s'agissant en particulier de la situation de ses deux enfants nés sur le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
5. Mme A B fait valoir qu'elle vit en France depuis le mois de juillet 2011, que deux de ses enfants sont nés sur le territoire français, le 14 septembre 2011, où ils ont été scolarisés et sont parfaitement intégrés, et que ceux-ci ne connaissent pas la République démocratique du Congo et ont vocation à devenir français. Toutefois, la requérante est arrivée en France à l'âge de 43 ans et il est constant que six de ses enfants vivent dans son pays d'origine. Depuis son arrivée sur le territoire, elle a fait l'objet de trois refus de titre de séjour assortis d'obligation de quitter le territoire français, les 3 juin 2013, 16 octobre 2015 et 10 janvier 2018, dont la légalité a été confirmée par le tribunal. Elle s'est néanmoins maintenue en France, en dépit de ces décisions. Enfin, alors qu'elle ne justifie d'aucun autre lien en France que ses deux enfants et d'aucune insertion particulière, aucun élément ne fait obstacle à ce que la vie familiale de Mme A B se poursuive dans le pays d'origine, dans lequel ces derniers pourront la suivre et y continuer leur scolarité. Dans ces circonstances, la requérante n'est pas fondée à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français qui lui a été opposée porte à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette décision a été prise. Cette dernière n'est donc pas contraire aux stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. / () ".
7. Pour les motifs indiqués au point 5, la requérante ne démontre l'existence d'aucune circonstance particulière susceptible de justifier la délivrance d'un titre de séjour en application des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En refusant de lui accorder un titre en application de ces dispositions, le préfet de la Loire n'a, par suite, pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
8. En dernier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
9. Si deux des enfants de Mme A B sont nés en France, toutefois, ainsi qu'il a été dit au point 5, aucun élément ne fait obstacle à la poursuite de leur vie en République démocratique du Congo, pays dans lesquels ces enfants pourront continuer leur scolarité. Dans ces conditions, à supposer même que ces derniers auraient vocation à devenir français, en opposant à l'intéressée une obligation de quitter le territoire, le préfet de la Loire n'a pas méconnu les stipulations précitées de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne la légalité de l'interdiction de retour sur le territoire français :
10. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 (). ". Et aux termes de l'article L. 613-2 du même code : " () les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. ".
11. En premier lieu, il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet.
12. En l'espèce, la décision litigieuse vise l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il ressort des termes de cette décision que le préfet de la Loire a pris en compte l'ensemble des critères prévus par les dispositions précitées pour édicter, au regard de la situation de Mme A B, et notamment de ses deux enfants nés sur le territoire français, l'interdiction de retour et fixer sa durée. Ainsi, la décision en litige, qui comporte l'énoncé des considérations de fait et de droit qui la fondent, est suffisamment motivée.
13. En deuxième lieu, il ne ressort d'aucun élément que le préfet de la Loire se serait cru, à tort, tenu d'édicter une interdiction de retour sur le territoire français à l'encontre de Mme A B, alors qu'il disposait d'une simple faculté d'assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une telle interdiction. Le préfet a ainsi décidé de prendre une interdiction de retour en raison du fait que, selon lui, les circonstances de l'espèce le justifient. Le préfet n'a ainsi commis aucune erreur de droit dans l'application de l'article L. 612-8 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
14. En troisième lieu, pour prononcer à l'encontre de Mme A B une interdiction de retour sur le territoire français et en fixer la durée à six mois, le préfet de la Loire a notamment relevé que la requérante s'est soustraite à plusieurs mesures d'éloignement et qu'elle ne justifie pas de liens privés et familiaux ancrés sur le territoire. Dans les circonstances de l'espèce, à supposer même que les deux enfants de l'intéressée nés en France auraient, très prochainement, vocation à devenir français, le préfet n'a pas entaché sa décision d'une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
15. En quatrième lieu, en l'absence de tout élément particulier invoqué, et même en tenant compte des conséquences spécifiques de l'interdiction de retour sur le territoire français, celle-ci, pour les motifs énoncés au point 5, n'a pas été prise en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
16. En dernier lieu, pour les raisons indiquées au point 9, en édictant une interdiction de retour sur le territoire français à l'encontre de Mme A B, le préfet de la Loire n'a pas méconnu les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
17. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que Mme A B n'est pas fondée à soutenir que les décisions attaquées sont entachées d'illégalité et doivent être annulées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
18. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution au titre des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative. Il y a lieu, en conséquence, de rejeter les conclusions présentées à cette fin par la requérante.
Sur les frais liés au litige :
19. L'Etat n'étant pas partie perdante dans la présente instance, les conclusions présentées par le conseil de la requérante au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi visée ci-dessus du 10 juillet 1991 ne peuvent qu'être rejetées.
DECIDE :
Article 1er : La requête de Mme A B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A B et au préfet de la Loire.
Copie en sera adressée à Me Vray.
Délibéré après l'audience du 7 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Chenevey, président rapporteur,
Mme Marine Flechet, première conseillère,
Mme Flore-Marie Jeannot, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 novembre 2024.
Le président-rapporteur, L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau
J.-P. Chenevey M. C
La greffière
S. Saadallah
La République mande et ordonne au préfet de la Loire, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026