lundi 30 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2405765 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | RIBAHI KARIM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 21 mai et 16 septembre 2024, M. B A, représenté par Me Ribahi, demande au tribunal :
- d'annuler la décision du 25 mars 2024 par laquelle le président de la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis et les autres personnes rapatriées d'Algérie l'a informé du rejet de sa demande de réparation ;
- de condamner l'Etat à lui verser la somme de 390 000 euros assortie des intérêts légaux à compter du 25 mars 2024 et de leur capitalisation en réparation des préjudices qu'il a subis ;
- de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 portant reconnaissance de la Nation envers les harkis et les autres personnes rapatriées d'Algérie anciennement de statut civil de droit local et réparation des préjudices subis par ceux-ci et leurs familles du fait de l'indignité de leurs conditions d'accueil et de vie dans certaines structures sur le territoire français ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (et) les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ".
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " (La) requête () contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge () ".
3. M. A a saisi le tribunal de la décision du 25 mars 2024 par laquelle le président de la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis et les autres personnes rapatriées d'Algérie l'a informé du rejet de sa demande de réparation. Toutefois, dans son mémoire introductif d'instance du 21 mai 2024, M. A s'est borné à produire une lettre retraçant son parcours depuis son entrée en France en 1957 ainsi que diverses pièces et à demander que son dossier soit réexaminé, sans contester la légalité de la décision du 25 mars 2024 et en particulier son motif, tiré de ce qu'il n'avait pas séjourné entre le 20 mars 1962 et le 31 décembre 1975 dans une des structures d'accueil dont la liste est annexée au décret n° 2022-394 du 18 mars 2022. La requête de M. A, ne comportant aucun moyen, ne satisfaisait ainsi pas à l'exigence de motivation posée par les dispositions précitées de l'article R. 411-1 du code de justice administrative et n'a pu être régularisée par la production, après l'expiration du délai de recours, d'un mémoire complémentaire demandant l'annulation de la décision attaquée au motif notamment qu'elle serait insuffisamment motivée et dépourvue de fondement.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
4. Compte tenu de l'objet de la requête à fin d'annulation enregistrée le 21 mai 2024 ainsi que de la nature spécifique que le législateur a entendu donner au régime d'indemnisation des préjudices liés aux conditions d'accueil et de vie réservées sur le territoire français aux anciens supplétifs de l'armée française en Algérie et à leurs familles institué par la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 visée ci-dessus, et alors que la juridiction administrative n'est pas compétente pour connaître de conclusions relatives à des préjudices subis en Algérie par les anciens supplétifs de l'armée française et leurs familles, qui ne sont pas détachables de la conduite des relations entre la France et l'Algérie, les conclusions nouvelles présentées par M. A dans son mémoire complémentaire enregistré le 16 septembre 2024 tendant à la condamnation de l'Etat à lui verser la somme de 390 000 euros en réparation des divers préjudices qu'il estime avoir subis du fait de l'engagement de son père en qualité de moghazni entre 1956 et 1962 et des conditions d'accueil et de vie qui lui ont été réservées sur le territoire français à partir de 1957 ne sont pas recevables.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée en toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée à l'Office national des combattants et des victimes de guerre.
Fait à Lyon, le 30 décembre 2024.
Le président de la 3ème chambre,
A. Gille
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026