mardi 29 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2405987 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | TOUHARI PASCAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 juin 2024, M. A B, représenté par le cabinet d'avocats Affaires et Droits publics (Me Touhari), demande au tribunal :
1°) d'enjoindre à la Caisse Nationale de retraite des agents des collectivités locales CNRACL de :
- recalculer les montants de sa pension de retraite, de la rente d'invalidité et de la majoration pour enfants en retenant les montants suivants à la date du 1er juillet 2020 : pension de retraite, 1 223,70 euros, majoration à hauteur de 15%, 183,56 euros, soit 1 407,26 euros au titre de la pension de retraite majorée, rente d'invalidité, 983,51 euros, majoration à hauteur de 15 %, 147,53 euros, soit rente d'invalidité majorée 1 131,04 euros ;
- revaloriser ces montants dans les conditions prévues à l'article L. 16 du code des pensions civiles et militaires et à l'article L. 34-6 du code de la sécurité sociale à compter du 1er juillet 2020 ;
- lui verser les arrérages de la majoration pour enfants de sa pension de retraite et de rente d'invalidité à compter du 1er janvier 2016 et jusqu'au jour du jugement sur la base du montant recalculé ;
- lui rembourser la somme de 9 162,71 euros au titre des sommes indument retenues ;
2°) de mettre à la charge de la CNRACL la somme de 3 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- les montants de pension de retraite de la rente d'invalidité et de la majoration pour enfants sont entachés d'une erreur de droit ;
- en l'absence de fraude de sa part, la CNRACL ne pouvait récupérer un indu, au moins au titre de l'année 2016 ;
- la CNRACL a manqué à son devoir d'information prévu par l'article L. 161-17 du code de la sécurité sociale ;
Par un mémoire en défense enregistré le 26 juillet 2024, la Caisse des dépôts et consignations conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle méconnaît l'autorité de chose jugée qui s'attache au jugement n° n° 2206032 du tribunal du 26 octobre 2023 ;
- elle a versé les arrérages de majoration pour enfants au titre de l'année 2016 ;
- les moyens ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".
2. M. B demande au tribunal de condamner la CNRACL à lui verser des arrérages de pension et rente d'invalidité. Toutefois, le tribunal a déjà statué, et prononcé un non-lieu à statuer, sur les conclusions relatives au paiement des arrérages de majoration pour enfants au titre de l'année 2016 par un jugement n° 2206032 rendu le 26 octobre 2023. Dès lors, l'autorité de la chose jugée qui s'attache à ce jugement s'oppose à ce que M. B puisse remettre en cause, à l'occasion du présent litige, le refus de recalcul des droits à pensions qui lui a été opposé. Par suite, la requête doit être rejetée comme étant manifestement irrecevable en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la Caisse des dépôts et consignations.
Fait à Lyon, le 29 octobre 2024.
La présidente de la 7ème chambre,
V. Vaccaro-Planchet
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026