LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2406019

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2406019

mardi 10 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2406019
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationJU 6ème chambre
Avocat requérantSELARL BERNARD AVOCAT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C contestant la suspension de son permis de conduire pour six mois. Le requérant soutenait que le cannabidiol (CBD) n'est pas un stupéfiant et qu'il n'avait pas commis l'infraction, mais le tribunal a jugé que le dépistage salivaire avait révélé l'usage de substances classées comme stupéfiants, sans que la nature exacte de ces substances ne soit contestée sur le fond. L'arrêté de suspension, fondé sur l'article L. 224-2 du code de la route, a été validé, et la délégation de signature a été jugée régulière.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 20 juin 2024, M. E C, représenté par Me Bernard, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 16 mai 2024 par lequel la préfète de l'Ardèche a prononcé la suspension de son permis de conduire pour une durée de six mois, ensemble la décision du 5 juin 2024 par laquelle la préfète de l'Ardèche a rejeté son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre à la préfète de l'Ardèche de restituer son permis de conduire à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les décisions attaquées sont entachées d'incompétence de leur signataire ;

- la décision attaquée prise sur le fondement du 2° l'article L. 224-2 du code de la route a été prise en violation de la loi dès lors que le cannabidiol (A) n'est pas un stupéfiant au regard de la jurisprudence du Conseil constitutionnel, de la Cour de jurisprudence de la Cour de justice européenne du 19 novembre 2020, Kanavape qui établit que le cannabidiol (A) n'est pas un stupéfiant, de la jurisprudence des juridictions judiciaires et du Conseil d'Etat ;

- il n'a pas commis l'infraction reprochée.

Par une ordonnance du 18 novembre 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 9 décembre 2024.

La requête a été communiquée à la préfète de l'Ardèche, le 1er juillet 2024, qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la Constitution ;

- le traité de fonctionnement de l'Union européenne ;

- le code de procédure pénale ;

- le code de la route ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de la santé publique ;

- l'arrêté du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants ;

- l'arrêté du 13 décembre 2016 fixant les modalités du dépistage des substances témoignant de l'usage de stupéfiants, et des analyses et examens prévus par le code de la route ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Segado, président de la sixième chambre, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative pour statuer sur les litiges relevant de cet article.

En application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative, le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience au cours de laquelle a été entendu le rapport de M. Segado, magistrat-désigné.

Considérant ce qui suit :

1. M. C a fait l'objet d'un contrôle routier le 12 mai 2024 et a été soumis à un dépistage salivaire ayant révélé qu'il avait fait usage de substances classées comme stupéfiants. Par un arrêté en date du 16 mai 2024, la préfète de l'Ardèche a suspendu son permis de conduire pour une durée de six mois. M. C demande l'annulation de cet arrêté ainsi que de la décision du 5 juin 2024 rejetant son recours gracieux

2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par Mme D B, cheffe de la section " Police administrative de la circulation ", agissant sur le fondement de la délégation de signature régulièrement prévue par un arrêté du 6 mars 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le jour même et accessible tant au juge qu'aux parties. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence, qui manque en fait, doit être écarté. Par ailleurs, alors que les vices propres d'une décision rejetant un recours gracieux ne peuvent être utilement invoqués, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision expresse du 5 juin 2024 rejetant le recours gracieux formé contre l'arrêté de suspension du permis de conduire doit être écarté comme inopérant. Au surplus, cette décision du 5 juin 2024 été signée par Mme F G, chef du bureau des élections et de l'administration générale, agissant sur le fondement de la délégation de signature régulièrement prévue par un arrêté du 30 mai 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le jour même et accessible tant au juge qu'aux parties.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 224-2 du code de la route : " Le représentant de l'Etat dans le département peut, dans les soixante-douze heures de la rétention du permis prévue à l'article L. 224-1, ou dans les cent vingt heures pour les infractions pour lesquelles les vérifications prévues aux articles L. 234-4 à L. 234-6 et L. 235-2 ont été effectuées, prononcer la suspension du permis de conduire lorsque : () 2° Il est fait application des dispositions de l'article L. 235-2 si les analyses ou examens médicaux, cliniques et biologiques établissent que le conducteur conduisait après avoir fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants ou si le conducteur ou l'accompagnateur de l'élève conducteur a refusé de se soumettre aux épreuves de vérification prévues au même article L. 235-2 () ".

4. Aux termes de l'article R. 235-6 de ce code : " I.- Le prélèvement salivaire est effectué par un officier ou agent de police judiciaire de la gendarmerie ou de la police nationales territorialement compétent à l'aide d'un nécessaire, en se conformant aux méthodes et conditions prescrites par l'arrêté prévu à l'article R. 235-4. / A la suite de ce prélèvement, l'officier ou l'agent de police judiciaire demande au conducteur s'il souhaite se réserver la possibilité de demander l'examen technique ou l'expertise prévus par l'article R. 235-11 ou la recherche de l'usage des médicaments psychoactifs prévus au même article. Si la réponse est positive, il est procédé dans le plus court délai possible à un prélèvement sanguin dans les conditions fixées au II. / II.-Le prélèvement sanguin est effectué par un médecin ou un étudiant en médecine autorisé à exercer à titre de remplaçant, dans les conditions fixées à l'article L. 4131-2 du code de la santé publique, requis à cet effet par un officier ou un agent de police judiciaire. Le prélèvement sanguin peut également être effectué par un biologiste requis dans les mêmes conditions. Ce praticien effectue le prélèvement sanguin à l'aide d'un nécessaire mis à sa disposition par un officier ou un agent de police judiciaire, en se conformant aux méthodes prescrites par un arrêté pris dans les conditions prévues à l'article R. 235-4. Un officier ou un agent de police judiciaire assiste au prélèvement sanguin. / III.-L'examen clinique, en cas de prélèvement sanguin, est effectué par un médecin ou un étudiant en médecine autorisé à exercer à titre de remplaçant, dans les conditions fixées à l'article L. 4131-2 du code de la santé publique, requis à cet effet par un officier ou un agent de police judiciaire ". Aux termes de l'article R. 235-10 du même code : " Les analyses des prélèvements salivaires et sanguins sont conduites en vue d'établir si la personne conduisait en ayant fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants. Elles le sont dans les conditions définies par l'arrêté prévu à l'article R. 235-4. ". Aux termes de l'article R. 235-11 dudit code : " Dans un délai de cinq jours suivant la notification des résultats de l'analyse de son prélèvement salivaire ou sanguin, à condition, dans le premier cas, qu'il se soit réservé la possibilité prévue au deuxième alinéa du I de l'article R. 235-6, le conducteur peut demander au procureur de la République, au juge d'instruction ou à la juridiction de jugement qu'il soit procédé à partir du tube prévu au second alinéa de l'article R. 235-9 à un examen technique ou à une expertise en application des articles 60,77-1 et 156 du code de procédure pénale. De même, le conducteur peut demander qu'il soit procédé, dans les mêmes délais et conditions, à la recherche de l'usage de médicaments psychoactifs pouvant avoir des effets sur la capacité de conduire le véhicule. En cas d'examen technique ou d'expertise, ceux-ci sont confiés à un autre laboratoire ou à un autre expert répondant aux conditions fixées par l'article R. 235-9. Celui-ci pratique l'expertise de contrôle en se conformant aux méthodes prescrites en application de l'article R. 235-10 ".

5. Ensuite, aux termes de l'article 3 de l'arrêté du 13 décembre 2016 fixant les modalités du dépistage des substances témoignant de l'usage de stupéfiants, et des analyses et examens prévus par le code de la route: " I. - Le dépistage, à partir d'un recueil salivaire, est réalisé au moyen de tests salivaires respectant les seuils minima de détection suivants : 1° S'agissant des cannabiniques : - 9-tétrahydrocannabinol (THC) : 15 ng/ml de salive ; () 3° S'agissant des cocaïniques : - cocaïne ou benzoylecgonine : 10 ng/ml de salive ; () ". Aux termes de l'article 10 dudit arrêté : " Les analyses sont exécutées avec des matériels et des méthodes respectant les seuils minima de détection suivants : I. - En cas d'analyse salivaire : 1° S'agissant des cannabiniques : - 9-tétrahydrocannabinol (THC) : 1 ng/ml de salive (ou équivalent) ; () 3° S'agissant des cocaïniques :- cocaïne : 10 ng/ml de salive (ou équivalent) ; - benzoylecgonine : 10 ng/ml de salive (ou équivalent) () ". Aux termes de l'article 12 du même arrêté : " Les analyses ou examens biologiques prévus aux articles R. 235-5 à R. 235-10 du code de la route sont effectuées par : 1° Un médecin ou un pharmacien exerçant dans un laboratoire de police scientifique ; 2° Un expert inscrit en toxicologie dans l'une des listes instituées en application de l'article 2 de la loi n° 71-498 du 29 juin 1971 relative aux experts judiciaires et à l'article 157 du code de procédure pénale, dans les conditions prévues par l'article R. 3354-20 du code de la santé publique ; 3° Un biologiste médical d'un laboratoire de biologie médicale répondant aux conditions fixées par les articles L. 6213-1 et L. 6213-2 du code de la santé publique ; Ces personnes doivent justifier de travaux et d'expérience dans les activités de toxicologie ou d'une pratique des analyses en toxicologie médico-légale d'au moins trois ans ".

6. Aux termes de l'article R. 5132-86 du code de la santé publique : " La production, la fabrication, le transport, l'importation, l'exportation, la détention, l'offre, la cession, l'acquisition et l'emploi de plantes, de substances ou de préparations classées comme vénéneuses sont soumises à des conditions définies par décrets en Conseil d'Etat. ". Aux termes de l'article 1 de l'arrêté du 30 décembre 2020 portant application de l'article R. 5132-86 du code de la santé publique pour le cannabis : " I. - En application de l'article R. 5132-86 du code de la santé publique, sont autorisées la culture, l'importation, l'exportation et l'utilisation industrielle et commerciale des seules variétés de Cannabis sativa L., dont la teneur en delta-9-tétrahydrocannabinol n'est pas supérieure à 0,30 % et qui sont inscrites au catalogue commun des variétés des espèces de plantes agricoles ou au catalogue officiel des espèces et variétés de plantes cultivées en France. ".

7. Enfin, selon l'arrêté du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants : " Article 1 : Sont classées comme stupéfiants les substances et les préparations mentionnées dans les annexes au présent arrêté. () / Annexe I : Cette annexe comprend : () Cannabis et résine de cannabis () ".

8. Il ressort des pièces du dossier qu'à la suite du test salivaire opéré par la gendarmerie le 12 mai 2024 lors d'un contrôle routier à Privas, le requérant s'est vu notifier la rétention de son permis de conduire suite à un dépistage positif aux cannabinoïdes. Le requérant fait valoir qu'il ne consomme que du cannabidiol dit " A " et que le cannabidiol (A) n'est pas un stupéfiant. Toutefois, les dispositions et jurisprudences, dont entend se prévaloir l'intéressé, relatives à la consommation du cannabidiol dit " A ", variété de cannabis dont l'importation, l'exportation et l'utilisation sont notamment autorisées au regard des dispositions de l'article R. 5132-86 du code de la santé publique, ne sont pas relatives à l'interdiction de conduite après avoir fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants prévue à l'article L. 224-2 du code de la route dont a fait application en l'espèce la préfète de l'Ardèche, et sont sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. En effet, cet article L.224-2 du code de la route porte, s'agissant des cannabiniques, sur la conduite après usage de 9-tétrahydrocannabinol (THC), substance qui est mentionnée par l'arrêté du 13 décembre 2016 et par l'arrêté précité du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants et qui est classée comme stupéfiant, avec un test minimal de détection, dont les modalités du dépistage de cette substance témoignant de l'usage de stupéfiants, ainsi que celles relatives aux analyses et examens à pratiquer pour cette détection prévues par le code de la route, sont définies à l'arrêté du 13 décembre 2016.

9. Alors qu'il n'apparaît pas que le requérant ait sollicité, suite au test salivaire, la possibilité offerte par l'article R. 235-6 du code de la route, de demander l'examen technique ou l'expertise prévus par l'article R. 235-11 de ce code, les éléments produits par M. C, notamment des analyses d'urine réalisées cinq jours après l'interpellation et un mois plus tard mentionnant une absence de cannabinoïdes, ne suffisent pas à remettre en cause les résultats des analyses ainsi réalisées en application des articles R. 235-3 et suivants du code de la route et de l'arrêté du 13 décembre 2016 susvisé.

10. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé soutenir que la décision litigieuse est entachée d'illégalité au motif que le cannabidiol (A) n'est pas un stupéfiant et qu'il n'a pas commis l'infraction reprochée.

11. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier et des éléments ainsi exposés, qu'eu égard à la nature et à la gravité de l'infraction ainsi commise consistant à conduire un véhicule après avoir fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants, la mesure de suspension de son permis de conduire pour une durée de six mois ne serait pas justifiée dans son principe, ni qu'elle serait disproportionnée.

12. Il résulte de tout ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 16 mai 2024 attaqué et de la décision du 5 juin 2024 par laquelle la préfète de l'Ardèche a rejeté son recours gracieux.

13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête de M. C, y compris ses conclusions aux fins d'injonction et celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doivent être rejetées.

D E C I D E

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E C, au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et à la préfète de l'Ardèche.

Rendu public par mise à disposition au greffe 10 juin 2025.

Le magistrat désigné,

J. Segado

La greffière,

F. Abdillah

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Une greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions