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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2406080

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2406080

jeudi 11 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2406080
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantVERDEIL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 juin 2024, Mme A B, représentée par Me Verdeil, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 19 juin 2024 par lequel la préfète du Rhône l'a obligée à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pendant trente-six mois ;

3°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de procéder à l'effacement de son signalement au ficher Système d'Information Schengen ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour ce dernier de renoncer à la part contributive de l'Etat à sa mission d'aide juridictionnelle.

Par un mémoire enregistré le 26 juin 2024, et notifié le 27 juin 2024 à la requérante, la préfète du Rhône indique n'avoir pris aucune décision à l'encontre de la requérante, qui ne figure pas sur le fichier national des étrangers, et n'être ainsi pas en mesure de produire l'arrêté attaqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

2. Mme B, ressortissante italienne, indique avoir été interpelée le 19 juin 2024 à la gare de la Part-Dieu, à Lyon et soutient qu'un arrêté l'obligeant à quitter le territoire français aurait été pris à son encontre, sur le fondement du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, arrêté qu'elle indique ne pas être en mesure de produire dès lors qu'elle n'en a pas eu notification. Invitée à produire cet acte, la préfète du Rhône expose n'avoir pris aucune décision à l'encontre de Mme B et précise que celle-ci ne figure pas sur le fichier national des étrangers. Ainsi, et alors que la requérante n'a apporté aucun contredit à ces dernières affirmations, la requête doit être regardée comme dirigée contre un acte inexistant. Dès lors, et sans qu'il y ait lieu de lui accorder l'aide juridictionnelle provisoire, sa requête, qui est entachée d'une irrecevabilité manifeste, doit être rejetée, en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à la préfète du Rhône.

Fait à Lyon, le 11 juillet 2024.

Le président,

T. Besse

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Un greffier,

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