lundi 7 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2406263 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | PAQUET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 juin 2024, Mme B D épouse C, représentée par Me Paquet, demande au tribunal :
1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 23 février 2024 par lequel la préfète de l'Ain a refusé de lui délivrer un certificat de résidence, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et a pris à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre à la préfète de l'Ain de lui délivrer un titre de séjour, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de 15 jours sous la même condition d'astreinte, ou, à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le délai de 15 jours, sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) d'enjoindre à la préfète de l'Ain d'effacer son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, dans le délai de 15 jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
5°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 800 euros à verser à son conseil au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou la somme de 1 500 euros à lui verser au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut d'examen complet de sa situation personnelle et d'une erreur d'appréciation des faits ;
- il est entaché d'un vice de procédure tiré de la méconnaissance des articles R. 611-1 et R. 611-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que la préfète aurait dû faire usage de son pouvoir de régularisation ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de celles de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la décision fixant le pays de renvoi est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles de l'article L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 août 2024, la préfète de l'Ain conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés ;
- s'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français, elle sollicite une substitution de base légale, cette décision pouvant être fondée sur les dispositions de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 juin 2024 du bureau d'aide juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Leravat a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, ressortissante algérienne née le 2 janvier 1984, est entrée en France le 18 février 2020, sous couvert d'un visa, accompagnée de ses deux filles, A née le 25 juin 2014 et Nesrine, née le 25 août 2018. Elle demande l'annulation de l'arrêté du 23 février 2024, la préfète de l'Ain a rejeté sa demande de certificat de résidence, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et a pris à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an..
Sur l'admission, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Par une décision du 28 juin 2024 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Lyon, Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, il n'y a pas lieu de statuer sur sa demande d'admission à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté attaqué ni d'aucune pièce du dossier que la préfète de l'Ain n'aurait pas procédé à un examen complet et sérieux de la situation de Mme C avant de prononcer l'arrêté en litige, ce dernier faisant état des éléments déterminants de la situation médicale de la fille mineure de la requérante ainsi que de ceux de la situation personnelle et familiale de l'intéressée. Il résulte de ces éléments que les moyens tirés du défaut d'examen particulier et de l'erreur d'appréciation des faits doivent être écartés.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour constater l'état de santé de l'étranger mentionné au 9° de l'article L. 611-3, l'autorité administrative tient compte d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. () ". Aux termes de l'article R. 611-2 de ce code : " L'avis mentionné à l'article R. 611-1 est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu : 1° D'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement l'étranger ou un médecin praticien hospitalier ; 2° Des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. / () ". Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version applicable résultant de la loi du 26 janvier 2024 pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration, en vigueur depuis le 28 janvier 2024 : " L'étranger mineur de dix-huit ans ne peut faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français ".
5. Mme C soutient qu'au vu des informations dont disposait l'autorité administrative relativement à l'état de santé de sa fille mineure, la mesure d'éloignement en litige ne pouvait être édictée sans saisine préalable du collège de médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Toutefois, il est constant que la préfète de l'Ain disposait d'un avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du 5 janvier 2022 indiquant que la fille aînée de la requérante peut bénéficier d'un traitement adapté dans son pays d'origine. En tout état de cause, les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étant plus en vigueur à la date de la décision attaquée, la requérante ne peut utilement invoquer les dispositions des articles R. 611-1 et R. 611-2 de ce code, prises pour son application. Ainsi, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.
6. En troisième lieu, si la requérante fait valoir qu'elle a appris le français le exerce une activité bénévole pour le Secours Catholique et qu'elle a deux filles mineures scolarisées, sa fille aînée, née prématurément le 25 juin 2014 à l'issue d'une grossesse gémellaire, sa jumelle étant décédée sept jours après l'accouchement, présentant de lourdes pathologies et en particulier une paralysie cérébrale triplégie type Palisano 3 nécessitant des injections de toxine botulique A régulières et rapprochées et un suivi médical et paramédical pluridisciplinaire et produit plusieurs pièces médicales, en particulier, un rapport établi par un médecin du centre hospitalier d'Oran le 26 mai 2022 et deux certificats médicaux de son médecin généraliste, en date des 11 juillet 2022 et 26 juin 2023, indiquant que celle-ci doit être suivie jusqu'à l'âge adulte et que, " à (sa) connaissance " la prise en charge de la petite fille " ne peut pas être assurée dans son pays d'origine ". Toutefois, ces éléments ne suffisent pas considérer que la préfète de l'Ain aurait commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'usage de son pouvoir de régularisation. Dès lors, ce moyen doit être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes du premier paragraphe de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. "
8. Il ressort des pièces du dossier que Mme C ne résidait en France, où elle est arrivée le 18 février 2020 à l'âge de trente-six ans, que depuis quatre ans à la date de l'arrêté contesté, alors qu'elle a vécu l'essentiel de son existence en Algérie, où réside, notamment, son mari, père de ses deux enfants. Enfin les décisions contestées n'ont ni pour objet ni pour effet de séparer la requérante de ses deux filles mineures, la cellule familiale pouvant se reconstituer en Algérie, ses deux enfants, nées les 25 janvier 2014 et 25 août 2018, pouvant poursuivre leur scolarité dans ce pays et sa fille aînée pouvant recevoir des soins adaptés à son état de santé. Dès lors, alors même que Mme C a suivi des cours de français et participe à titre bénévole aux activités du Secours catholique, les décisions attaquées ne portent pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et ne méconnaissent pas l'intérêt supérieur de ses enfants. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de celles de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ne peuvent qu'être écartés. Pour les mêmes motifs, les décisions attaquées ne sont pas entachées d'une erreur manifeste d'appréciation de leurs conséquences sur la situation personnelle de l'intéressée.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
9. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
10. Si Mme C soutient qu'un retour en Algérie mettrait en péril l'état de santé de sa fille compte tenu de l'impossibilité de poursuivre des soins et un suivi médical dans ce pays, il ressort des pièces du dossier, ainsi qu'il a été dit précédemment, que celle-ci peut bénéficier de soins adaptés dans son pays d'origine. Dès lors, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
11. En premier lieu, l'obligation de quitter le territoire français n'étant entachée d'aucune illégalité, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français serait illégale du fait de cette illégalité.
12. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire au-delà du délai de départ volontaire, l'autorité administrative édicte une interdiction de retour. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code, " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
13. Il résulte des termes mêmes des dispositions précitées de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qu'elles ne sont applicables que lorsque l'étranger n'entre pas dans l'une des situations prévues aux articles L. 612-6 et L. 612-7 du même code, et ne sont dès lors pas applicables aux étrangers qui se sont maintenus sur le territoire national au-delà du délai de départ volontaire. Or, il ressort des pièces du dossier que Mme C a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en date du 17 février 2022 et l'intéressée ne conteste pas s'être soustraite à l'exécution de cette mesure d'éloignement. Dans ces conditions, la décision d'interdiction de retour sur le territoire français contestée ne pouvait être prise sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
14. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée.
15. En l'espèce, la décision attaquée trouve son fondement légal dans les dispositions précitées de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui peuvent être substituées à celles de l'article L. 612-8 du même code visé par la décision en litige, dès lors que cette substitution de base légale n'a pour effet de priver l'intéressée d'aucune garantie et que l'administration dispose d'un pouvoir d'appréciation de portée équivalente pour appliquer l'une ou l'autre de ces dispositions. Il y a donc lieu, pour le tribunal, de procéder à la substitution de base légale demandée en défense en examinant la légalité de cette décision au regard des dispositions de l'article L. 612-7 de ce code.
16. Si Mme C soutient être présente en France depuis près de quatre ans à la date de la décision attaquée et se prévaut de sa situation familiale ainsi que de l'état de santé de sa fille, il ressort des pièces du dossier que la requérante s'est soustraite à une précédente mesure d'éloignement. Dès lors la décision attaquée ne méconnaît pas les dispositions de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
17. En outre, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 8, la préfète de l'Ain n'a pas porté une atteinte manifestement disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme C en prenant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Dans ces conditions, la préfète de l'Ain n'a pas entaché cette décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
18. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme C doit être rejetée y compris, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu d'admettre, à titre provisoire, Mme D épouse C au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de Mme D épouse C est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B D épouse C et à la préfète de l'Ain.
Délibéré après l'audience du 13 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Vaccaro-Planchet, présidente,
Mme Leravat, conseillère,
Mme de Tonnac, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 octobre 2024.
La rapporteure,
C. LERAVAT
La présidente,
V. VACCARO-PLANCHET
La greffière,
S. ROLLAND
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026