LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2406271

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2406271

mardi 2 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2406271
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationELOIGNEMENT
Avocat requérantTOMASI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 juin 2024, M. A B demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) à titre principal d'annuler les décisions du 24 juin 2024 par lesquelles le préfet de la Savoie lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour pendant deux ans, et à titre subsidiaire de suspendre l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français dans l'attente de la décision à intervenir de la Cour nationale du droit d'asile ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros par application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour son conseil de renoncer au bénéfice de la mission d'aide juridictionnelle qui lui aura été confiée.

Il soutient que :

- les décisions attaquées ont été prises par une autorité incompétente, en l'absence de délégation de signature ;

- elles sont insuffisamment motivées ;

- elles ont été prises sans examen préalable et sérieux de sa situation personnelle ;

En ce qui concerne spécifiquement l'obligation de quitter le territoire français :

- le préfet de la Savoie ne pouvait se fonder sur les dispositions du 1° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour édicter à son encontre une mesure d'éloignement ;

En ce qui concerne spécifiquement la décision fixant son pays de destination :

- il n'a pas été mis en mesure de présenter ses observations préalablement à son édiction ;

- cette décision méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 33 de la convention de Genève ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

En ce qui concerne spécifiquement la décision le privant d'un délai de départ volontaire :

- en l'absence d'urgence à l'éloigner, cette décision méconnaît les dispositions de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

En ce qui concerne l'interdiction de retour pendant deux ans :

- cette décision est illégale dès lors qu'il dispose d'un droit au séjour en Italie ;

- cette décision est disproportionnée.

Le préfet de la Savoie a produit des pièces qui ont été enregistrées le 1er juillet 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme D pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique du 2 juillet 2024, Mme D a présenté son rapport et entendu :

- les observations de Me Naili, avocat de M. B, qui a conclu aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens, et soutenu en outre que l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'erreur de fait s'agissant du droit au séjour du requérant en Italie et que cette mesure d'éloignement méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales garantissant le droit au respect de la vie privée et familiale ;

- les observations de M. B, assisté de M. C, interprète en langue Ourdou ;

- les observations de Me Augoyard, avocat du préfet de la Savoie.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant pakistanais né le 1er janvier 1982, est entré pour la dernière fois en France, dans des conditions irrégulières et à une date indéterminée. Il a été interpellé le 23 juin 2024 à bord d'un bus à destination de l'Italie. Le préfet de la Savoie a pris à son encontre, par les décisions contestées du 24 juin 2024, une obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé son pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée de deux ans.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions principales à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens dirigés contre l'ensemble des décisions attaquées :

3. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par Mme Laurence Fur, secrétaire générale de la préfecture de la Savoie, qui disposait d'une délégation consentie à cet effet par un arrêté du 22 mai 2023 régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de la Savoie. Le moyen tiré de l'incompétence de l'autorité signataire des décisions attaquées doit donc être écarté.

4. En deuxième lieu, ces décisions, qui font mention des considérations de droit et de fait en constituant le fondement, sont suffisamment motivées.

5. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que ces décisions auraient été prises sans examen préalable, sérieux et circonstancié de la situation personnelle du requérant.

En ce qui concerne les moyens dirigés spécifiquement contre la mesure d'éloignement :

6. En premier lieu, M. B fait valoir que la décision attaquée lui faisant obligation de quitter le territoire français est entachée d'erreur de fait, dès lors que contrairement aux motifs y figurant, il dispose d'un droit au séjour en Italie, où le statut de réfugié lui aurait été reconnu. Il ressort toutefois des pièces versées aux débats par le préfet de la Savoie qu'interrogé sur la situation administrative de M. B, le centre de coopération policière et douanière de Modane a fait savoir que l'intéressé est dépourvu de tout droit au séjour en Italie depuis 2010 et est connu pour des faits d'usage de faux et falsification de permis de séjour, commis en 2022. Par ailleurs, aucun des documents produits à l'instance par M. B ne vient établir qu'il dispose d'un droit au séjour en Italie. Il s'ensuit que le requérant n'est pas fondé à soutenir que la mesure d'éloignement contestée serait sur ce point entachée d'erreur de fait.

7. En deuxième lieu, M. B invoque la violation des dispositions du 1° de l'article L. 241-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, aux termes desquelles : " L'autorité administrative peut () obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : Ils ne justifient plus d'aucun droit au séjour tel que prévu par les articles L. 232-1, L. 233-1, L. 233-2 ou L. 233-3 ". Toutefois, les étrangers dont la situation est régie par le livre II du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au sein duquel figurent les dispositions précitées, sont les citoyens de l'Union européenne et les membres de leur famille. Or, M. B n'est ni citoyen de l'Union européenne ni membre de la famille d'un citoyen de l'Union européenne. Il s'ensuit que le requérant ne peut utilement invoquer les dispositions précitées de l'article L. 241-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, étant précisé qu'elles ne constituent pas, contrairement à ce qui est soutenu, le fondement de l'obligation de quitter le territoire français en litige. En effet, cette décision a pour fondement les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient que : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ".

8. En troisième lieu, selon l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".

9. M. B est entré pour la dernière fois dans l'espace Schengen en juillet 2023, et sur le territoire français à une date indéterminée. Il fait valoir que résident en France ses trois enfants, issus de son union avec son épouse décédée. Toutefois, et alors qu'il ressort de ses propres déclarations lors de son audition qu'il ignore précisément leur lieu de résidence pour les majeurs, et l'adresse du foyer dans lequel sa fille mineure est placée, aucune pièce du dossier ne vient attester d'un lien entre le requérant et ses enfants. Aucune pièce n'est, par ailleurs, versée aux débats afin d'établir l'identité précise de ces derniers et leur situation administrative sur le territoire français. M. B n'est, dans ces circonstances, pas fondé à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français contestée a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée.

En ce qui concerne les moyens dirigés spécifiquement contre la décision privant M. B d'un délai de départ volontaire :

10. M. B soutient qu'en l'absence d'urgence à l'éloigner, la décision le privant d'un délai de départ volontaire méconnaît les dispositions de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Aux termes de ces dispositions : " Les étrangers dont la situation est régie par le présent livre disposent, pour satisfaire à l'obligation qui leur a été faite de quitter le territoire français, d'un délai de départ volontaire d'un mois à compter de la notification de la décision. / L'autorité administrative ne peut réduire le délai prévu au premier alinéa qu'en cas d'urgence et ne peut l'allonger qu'à titre exceptionnel ". Ces dispositions ne peuvent toutefois être utilement invoquées, M. B n'étant ni citoyen de l'Union européenne ni membre de la famille d'un tel citoyen de l'Union européenne.

En ce qui concerne les moyens dirigés spécifiquement contre la décision fixant le pays de renvoi :

11. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que M. B a été entendu, le 23 juin 2024, par la police aux frontières à Modane, et qu'il a été en mesure, à cette occasion, de présenter ses observations sur la perspective d'un éloignement à destination du pays dont il a la nationalité. L'intéressé a, au demeurant, fait valoir des observations, puisqu'il a déclaré ne pas vouloir être éloigné à destination du Pakistan dès lors qu'il disposerait d'un droit au séjour en Italie. M. B n'est, par suite, pas fondé à soutenir qu'il a été privé de la possibilité de présenter des observations préalablement à l'édiction de la décision attaquée.

12. En deuxième lieu, aux termes de l'article 33 de la convention de Genève du 28 juillet 1951 : " Aucun des Etats Contractants n'expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. / () ". Et selon l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".

13. Si M. B fait état, dans sa requête, de risques pour sa sécurité en cas de retour dans son pays d'origine du fait de l'existence de groupes armés terroristes sur l'ensemble du territoire du Pakistan, il a déclaré, à l'audience, risquer sa vie en cas de retour pour des motifs tenant à un conflit familial ayant pour origine un héritage. En tout état de cause, le requérant, dont la demande d'asile a été rejetée en 2015, n'apporte au tribunal aucun élément de nature à établir l'actualité et le caractère personnel des risques qu'il pourrait encourir en cas de retour au Pakistan. Il n'est, dès lors, pas fondé à invoquer les stipulations précitées de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni, en toute hypothèse, celles de la convention de Genève.

14. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision fixant le pays de renvoi de M. B serait entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

En ce qui concerne les moyens dirigés spécifiquement contre la décision prononçant une interdiction de retour pendant deux ans :

15. En premier lieu, M. B n'établissant pas disposer d'un droit au séjour en Italie, il n'est pas fondé à soutenir que pour ce seul motif aucune interdiction de retour ne pourrait être édictée à son encontre.

16. En second lieu, selon l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public ". Et aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".

17. D'une part, M. B a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai, de sorte que seules des circonstances humanitaires pouvaient faire obstacle à ce que soit prononcée à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français. Or, l'intéressé ne justifie ni n'invoque de telles circonstances humanitaires.

18. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. B, qui n'établit pas avoir conservé des liens avec ses trois enfants ni leur présence effective sur le territoire français, est entré irrégulièrement sur le territoire français il y a moins d'un an, au mépris d'une interdiction de retour d'une durée de deux ans édictée à son encontre par le préfet du Val d'Oise le 17 octobre 2022. Par ailleurs, M. B a déjà fait l'objet de trois précédentes mesures d'éloignement du territoire français, prises à son encontre les 30 décembre 2015 par le préfet de la Seine-Saint-Denis, 31 août 2021 par le préfet de Police de Paris et 17 octobre 2022 par le préfet du Val d'Oise. Il ressort enfin des pièces du dossier que M. B fait l'objet d'un signalement au fichier automatisé des empreintes digitales pour des faits d'enlèvement ou séquestration avec tortures ou actes de barbarie ou de mort commis le 5 février 2024 à Sarcelles. En se bornant, dans sa requête, à soutenir que ces faits n'ont pas été suivis de " démarches " et ne pourraient pour ce motif être retenus contre lui, il ne les conteste toutefois pas sérieusement. En considérant l'ensemble de ces circonstances, c'est sans entacher sa décision d'erreur d'appréciation que le préfet de la Savoie a pu prononcer à l'encontre de M. B une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.

19. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions attaquées.

Sur les conclusions subsidiaires à fin de suspension :

20. Si, dans sa requête, M. B conclut à la suspension de l'exécution de la mesure d'éloignement prise à son encontre jusqu'à l'intervention d'une décision de la Cour nationale du droit d'asile, l'intéressé n'assortit toutefois cette demande d'aucun moyen, ni d'aucune précision quant à la saisine de la Cour nationale du droit d'asile. Les conclusions subsidiaires à fin de suspension présentées par M. B ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées également.

Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :

21. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, le versement au requérant, de quelque somme que ce soit au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : M. A B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : La requête de M. A B est rejetée pour le surplus.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la Savoie.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 juillet 2024.

La magistrate désignée,

A. D

La greffière,

A. Senoussi

La République mande et ordonne au préfet de la Savoie, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

N°2406271

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions