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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2406351

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2406351

mardi 2 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2406351
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSLITI--BITAM YACINE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 juin 2024 M. A B, représenté par Me Stliti Bitam, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre à l'administration pénitentiaire de la maison d'arrêt de Corbas de procéder à la pose immédiate de son bracelet électronique selon les modalités fixées par l'ordonnance du 28 juin 2024 du juge de l'application des peines et d'informer sans-délai celui-ci de la pose de ce bracelet.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code pénitentiaire ;

- le code de procédure pénale ;

- le code de justice administrative ;

La présidente du tribunal ayant désigné Mme Michel, vice-présidente, pour statuer sur les demandes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. (). ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

2. Il ressort des écritures de M. B que, par une ordonnance du 28 juin 2024, le juge de l'application des peines a décidé que son assignation à résidence sous surveillance électronique sera effective à compter du 9 juillet 2024. La juridiction administrative n'est pas compétente pour statuer sur les conclusions de M. B tendant à ce qu'il soit équipé immédiatement de ce dispositif, qui ont pour objet et pour effet de remettre en cause l'ordonnance du juge de l'application des peines.

3. Il résulte de ce qui précède que la demande de M. B ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Il y a lieu de rejeter sa requête selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Lyon, le 2 juillet 2024.

La juge des référés,

C. Michel

La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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