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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2406370

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2406370

mardi 16 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2406370
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantHASSID

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er juillet 2024, M. A B, représenté par Me Hassid, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet de la Loire de lui communiquer, dans le délai de huit jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, une date de rendez-vous en vue du dépôt de sa demande de titre de séjour et de la délivrance d'un récépissé en constatant le dépôt ;

2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative ;

La présidente du tribunal ayant désigné Mme Michel, vice-présidente, pour statuer sur les demandes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

2. M. B, ressortissant algérien entré en France au mois d'octobre 2018 sous couvert d'un visa de court séjour valable jusqu'au 1er mars 2019, a souscrit le 5 octobre 2022 un pacte civil de solidarité avec une compatriote titulaire d'un certificat de résidence d'une durée de dix ans. Il a demandé un rendez-vous en ligne à deux reprises en mai et juin 2024 auprès du service des migrations et de l'intégration de la préfecture de la Loire puis par voie postale. Par un courrier du 3 juin 2024, ce service l'a informé qu'il avait enregistré sa demande de rendez-vous. Si à ce jour, la préfecture de la Loire ne lui a pas encore fixé un rendez-vous pour lui permettre de déposer son dossier en dépit de la relance qui lui a été transmise par courriel du 24 juin 2024, le seul écoulement du temps et la précarité de sa situation administrative ne constituent pas des circonstances particulières propres à justifier un traitement prioritaire de sa demande de rendez-vous. Dès lors, la condition d'urgence imposée par l'article L. 521-3 précité du code de justice administrative ne peut être regardée comme remplie.

3. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête de M. B selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Lyon, le 16 juillet 2024.

La juge des référés,

C. Michel

La République mande et ordonne au préfet de la Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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