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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2406466

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2406466

jeudi 11 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2406466
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCACCIAPAGLIA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 juillet 2024, M. B A, représenté par Me Cacciapaglia, demande au juge des référés du tribunal, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 16 mai 2024 du président du conseil départemental du Rhône portant retrait de son agrément d'assistant familial ;

2°) d'enjoindre au président du conseil départemental du Rhône, sous astreinte de 100 euros passé le délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, de procéder au rétablissement de son agrément ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dans la mesure où il est privé de la possibilité d'exercer son activité d'assistant familial et des revenus résultant de cette activité alors qu'il a à sa charge son épouse et ses enfants ;

- la décision attaquée a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière faute de communication de l'intégralité de son dossier administratif en méconnaissance du principe général des droits de la défense et du principe du contradictoire et de justification d'une information régulière des représentants élus des assistants maternels et familiaux à la commission consultative paritaire départementale ;

- elle est insuffisamment motivée en fait ;

- elle méconnaît les articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles,

elle porte une atteinte disproportionnée à sa vie professionnelle et personnelle,

- le président du conseil départemental a commis une erreur d'appréciation.

Vu les autres pièces du dossier et notamment la requête en annulation n° 2406463.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative ;

La présidente du tribunal ayant désigné Mme Michel, vice-présidente, pour statuer sur les demandes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

2. En l'état de l'instruction, aucun des moyens soulevés par M. A analysés ci-dessus n'est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté du 16 mai 2024 du président du conseil départemental du Rhône portant retrait de son agrément d'assistant familial. Par suite et sans qu'il soit besoin d'examiner si la condition d'urgence posée à l'article L. 521-1 du code de justice administrative est satisfaite, il y a lieu de rejeter la requête de M. A dans toutes ses conclusions selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du même code.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Lyon, le 11 juillet 2024.

La juge des référés,

C. Michel

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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