LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2406525

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2406525

vendredi 19 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2406525
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantOUVRELLE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 juillet 2024 et un mémoire en réplique enregistré le 17 juillet 2024, M. A C, représenté par Me Ouvrelle, demande au juge des référés, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision implicite par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité a rejeté sa demande du 20 février 2024 de renouvellement de sa carte professionnelle et de la décision expresse du 10 juillet 2024 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité a refusé de lui délivrer une carte professionnelle ;

2°) d'enjoindre au Conseil national des activités privées de sécurité de lui délivrer une carte professionnelle provisoire l'autorisant à exercer une activité privée de sécurité sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de l'ordonnance à intervenir ;

3°) de mettre à la charge du Conseil national des activités privées de sécurité la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

S'agissant de la condition d'urgence :

- la condition d'urgence est remplie ;

S'agissant de l'existence de moyens propres à créer un doute sérieux sur la légalité du refus :

- la décision implicite méconnait les dispositions de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale ont été méconnues alors qu'il appartient au Conseil national des activités privées de sécurité de justifier avoir consulté les services de la police chargés de l'enquête pour complément d'information, et le procureur de la République pour connaitre les suites judiciaires qui ont été données, et de justifier de l'habilitation de la personne ayant procédé à la consultation du fichier TAJ ;

- le Conseil national des activités privées de sécurité a méconnu l'article R. 114-6 du code de la sécurité intérieure alors qu'il doit justifier avoir procédé à une enquête administrative donnant lieu à la consultation des fichiers visés à l'article L. 114-1 du Code de la sécurité intérieure, et qu'il n'a pas été informé de la consultation du fichier TAJ lors de l'enquête administrative, cette information constituant pour lui une garantie ;

- la décision implicite est entachée d'incompétence de l'auteur de l'acte ;

- la décision du 10 juillet 2024 est illégale dès lors que la signature apposée ne permet pas de justifier la qualité de son signataire, s'agissant d'une version numérisée d'une signature manuscrite apposée sur la décision en méconnaissance des articles L. 212-1 et L. 212-3 du code des relations entre le public et l'administration ;

- aucun récépissé ne lui a été délivré en méconnaissance de l'article R. 612-17 du code de la sécurité intérieure ;

- la décision expresse du 10 juillet 2024 est entachée d'un défaut de motivation ;

- les faits reprochés ne sont pas matériellement établis ;

- le Conseil national des activités privées de sécurité a commis une erreur d'appréciation en refusant de lui délivrer la carte professionnelle au motif qu'il aurait commis des faits qui seraient incompatibles avec l'exercice du métier d'agent de sécurité, et a méconnu les dispositions de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 juillet 2024, le Conseil national des activités privées de sécurité conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- il a pris une décision expresse le 10 juillet 2024 rejetant la demande du requérant, décision qui constitue la décision attaquée ;

- la condition d'urgence n'est pas remplie ;

- aucun des moyens soulevés n'est de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de la décision en litige.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 19 juin 2024 sous le n° 2406026 par laquelle M. C demande l'annulation des décisions contestées.

Vu :

- le code de procédure pénale ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de sécurité intérieure ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Gaillard, greffière d'audience, M. B a lu son rapport et entendu Me Ouvrelle, représentant M. C qui a repris les faits, moyens et conclusions exposés dans ses écritures, en rappelant qu'il entend contester à la fois la décision implicite et la décision expresse ayant rejeté sa demande.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ".

2. Par une décision du 10 juillet 2024, le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité a rejeté la demande de renouvellement de carte professionnelle présentée par M. C. Cette décision expresse de rejet de la demande de renouvellement de sa carte professionnelle s'est substituée à la décision implicite dont l'intéressé demande également la suspension de l'exécution dans la présente instance. Les conclusions à fin de suspension doivent être ainsi regardées comme dirigées uniquement contre cette décision expresse.

3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens susvisés invoqués par le requérant à l'encontre du refus contesté n'apparaît de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité ce refus.

3. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'urgence, que les conclusions de la requête présentées par M. C sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions aux fins d'injonction et celles présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doivent être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C et au Conseil national des activités privées de sécurité.

Fait à Lyon, le 19 juillet 2024.

Le juge des référés,La greffière,

J. BF. Gaillard

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions