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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2406584

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2406584

lundi 15 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2406584
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantOUCHIA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 juillet 2024, Mme A B, représentée par Me Ouchia, demande au juge des référés du tribunal, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 3 juin 2024 par lequel le préfet des Bouches du Rhône lui a retiré la carte de résident dont elle était titulaire et l'a obligée à la restituer en l'informant de ce que l'interdiction du territoire français prononcée à son encontre entraîne de plein droit sa reconduite à la frontière ;

2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier et notamment la requête en annulation n° 2406583 ;

Vu le code de justice administrative ;

La présidente du tribunal ayant désigné Mme Michel, vice-présidente, pour statuer sur les demandes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 312-8 du code de justice administrative : " Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l'encontre de personnes par les autorités administratives dans l'exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence des personnes faisant l'objet des décisions attaquées à la date desdites décisions. ". Par ailleurs, l'article R. 522-8-1 du même code dispose que : " Par dérogation aux dispositions du titre V du livre III du présent code, le juge des référés qui entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d'ordonnance. ".

2. Il ressort des pièces du dossier que Mme B, incarcérée depuis le 27 octobre 2022 à la maison d'arrêt des femmes du centre pénitentiaire de Marseille - Les Baumettes, a été libérée de prison le 3 juin 2024. Ainsi, à la date de l'arrêté attaqué, Mme B était domiciliée à Marseille. Ce litige relève donc de la compétence du tribunal administratif de Marseille. Par suite, il y a lieu de rejeter la requête de Mme B en application des dispositions précitées de l'article R. 522-8-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Lyon, le 15 juillet 2024.

La juge des référés,

C. Michel

La République mande et ordonne au préfet des Bouches du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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