jeudi 11 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2406727 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | MESSAOUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 juillet 2024, M. A B, retenu au centre de rétention administrative de Lyon Saint-Exupéry n° 2, représenté par Me Messaoud, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'ordonner, avant-dire droit, la mise à disposition de son dossier par la préfecture ;
3°) d'annuler l'arrêté du 8 juillet 2024 par lequel le préfet de l'Isère l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée d'un an ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut de motivation ;
- il est entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire méconnaît les dispositions des articles L. 612-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an méconnaît les dispositions des articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et présente un caractère disproportionné au regard de sa situation personnelle.
Le préfet de l'Isère, représenté par Me Tomasi, a produit des pièces qui ont été enregistrées le 10 juillet 2024.
Des pièces complémentaires ont été produites le 11 juillet 2024 par l'association Forum Réfugiés.
Vu :
- les décisions attaquées et les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-tunisien en matière de séjour et de travail du 17 mars 1988 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Jeannot pour statuer en application des dispositions des articles L. 614-7 à L. 614-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties, dûment convoquées, ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Jeannot ;
- les observations de Me Messaoud, représentant M. B, qui conclut aux mêmes fins que la requête ; elle insiste sur le défaut d'examen de sa situation personnelle dès lors que M. B réside en France depuis 2018 et que sa présence ne constitue pas une menace pour l'ordre public ; elle précise que son adresse a changé depuis le décès de son grand-père et qu'il envisageait de solliciter la délivrance d'un titre de séjour ; en outre, le préfet de l'Isère l'a privé à tort de délai de départ volontaire dès lors qu'il s'est fondé sur son absence de ressources ; la décision portant interdiction de retour est illégale en raison de l'illégalité de la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire ; elle est également disproportionnée ;
- les observations de Me Iririra Nganga, substituant Me Tomasi, représentant le préfet de l'Isère, qui conclut au rejet de la requête en écartant l'ensemble des moyens soulevés ;
- et les observations de M. B, requérant, assisté de M. C, interprète en langue arabe, qui précise qu'il est venu en France pour aider son grand-père.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience à 15 h.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant tunisien né le 6 août 1999, entré en France en 2018, demande l'annulation de l'arrêté du 8 juillet 2024 par lequel le préfet de l'Isère l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur les conclusions présentées au titre de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Compte tenu de l'urgence qui s'attache à la situation administrative de M. B, placé en centre de rétention administrative, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de l'admette au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur la demande de communication du dossier par l'administration :
3. Selon les termes de l'article L. 5 du code de justice administrative : " L'instruction des affaires est contradictoire. Les exigences de la contradiction sont adaptées à celles de l'urgence () ".
4. Le préfet de l'Isère ayant produit le 10 juillet 2024 les pièces relatives à la situation administrative de M. B, l'affaire est en état d'être jugée et le principe du contradictoire a été respecté. Il n'apparaît donc pas nécessaire, dans les circonstances de l'espèce, d'ordonner avant-dire droit la communication de l'entier dossier du requérant détenu par l'administration.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs à l'arrêté attaqué :
5. En premier lieu, l'arrêté en litige mentionne les considérations de droit et de fait sur lesquelles le préfet de l'Isère s'est fondé pour édicter un tel arrêté. Contrairement à ce que semble soutenir le requérant, l'autorité préfectorale n'était pas tenue de mentionner l'ensemble des éléments relatifs à sa situation personnelle, et s'il lui est loisible de contester l'appréciation portée par le préfet de l'Isère sur cette situation, cette divergence d'analyse n'est pas de nature à établir l'insuffisance de motivation alléguée dès lors que la motivation d'une décision s'apprécie indépendamment du bien-fondé des motifs retenus. Par suite, le moyen tiré d'un défaut de motivation doit être écarté.
6. En second lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté contesté, ni d'aucune autre pièce du dossier, que le préfet de l'Isère n'aurait pas procédé à un examen sérieux et particulier de la situation personnelle de M. B préalablement à son édiction. À cet égard, s'il est loisible au requérant de contester l'appréciation portée par l'autorité préfectorale sur sa situation personnelle, cette divergence d'analyse n'est pas de nature à établir le défaut d'examen allégué. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit est infondé et doit ainsi être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
7. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
8. M. B est entré en France en 2018. S'il déclare dans son procès-verbal d'audition du 8 juillet 2024 avoir récemment engagé des démarches administratives avec son frère, il ressort des termes mêmes de la décision contestée qu'il n'a entamé aucune démarche en vue de régulariser sa situation administrative. Se déclarant célibataire et sans enfant à charge lors de son audition du 8 juillet 2024, il n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 19 ans et où résident ses parents et sa sœur ainsi que toute sa famille, à l'exception d'un frère résidant en France. En outre, s'il fait valoir qu'il travaille dans le secteur du bâtiment avec son frère et produit une carte d'identification professionnelle du BTP, il ne justifie que d'un bulletin de paie couvrant la période du 24 au 30 juin 2024. Ainsi, ces éléments ne permettent pas de justifier d'une insertion professionnelle particulière sur le territoire national. M. B, qui n'a fait l'objet d'aucune poursuite ni d'aucune condamnation pénale, est par ailleurs défavorablement connu des services de police et a été interpellé le 7 juillet 2024 pour des faits de vol et violences aggravées. Dans ces conditions, eu égard aux conditions de séjour du requérant en France, le préfet de l'Isère, en l'obligeant à quitter le territoire français, n'a pas, au regard des buts poursuivis par cette décision, porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, ni méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
9. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
10. M. B soutient que le préfet de l'Isère l'a privé à tort de délai de départ volontaire dès lors qu'il s'est fondé sur son absence de ressources. Toutefois, il résulte des termes de la décision litigieuse, prise au visa des dispositions précitées de l'article L. 612-3 1° et 8° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que celle-ci a été motivée par les circonstances que M. B ne peut justifier être entré régulièrement en France, qu'il n'a entamé aucune démarche en vue de régulariser sa situation administrative et qu'il ne justifie pas être domicilié à l'adresse qu'il a déclarée. Par ailleurs, l'attestation d'hébergement qu'il verse aux débats ne mentionne pas la même adresse que celle qu'il a déclaré dans son procès-verbal d'audition du 8 juillet 2024. Dans ces conditions, le préfet de l'Isère a fait une exacte application du 1° et du 8° de l'article L. 612-3 du code susvisé en estimant que le comportement de M. B présente un risque de soustraction à la mesure d'éloignement dont il fait l'objet, alors même qu'il n'a pas fait l'objet d'une précédente obligation de quitter le territoire à laquelle il se serait soustrait et qu'il n'a pas davantage fait l'objet de poursuites, ni de condamnation pénale.
En ce qui concerne l'interdiction de retour pour une durée d'un an :
11. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de délai de départ volontaire.
12. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". Et aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
13. Il résulte de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, ou lorsque l'étranger n'a pas respecté le délai qui lui était imparti pour satisfaire à cette obligation, il appartient au préfet d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. En outre, il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux.
14. Il ressort des pièces du dossier que M. B, qui déclare être entré en France en 2018, n'est pas dépourvu de tout lien avec son pays d'origine où il a vécu la majeure partie de son existence et où réside sa famille, à l'exception de son frère. En outre, M. B ne fait état d'aucune circonstance humanitaire justifiant qu'une interdiction de retour ne soit pas prononcée. Le requérant est par ailleurs défavorablement connu des services de police et a été interpellé le 7 juillet 2024 pour des faits de vol et violences aggravées. Ainsi, quand bien même M. B n'a fait l'objet d'aucune précédente obligation de quitter le territoire français, ni aucune poursuite ou condamnation pénale, le préfet de l'Isère n'a pas fait une inexacte application des dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni entaché sa décision de disproportion en prononçant une interdiction de retour sur le territoire d'une durée d'un an à l'encontre de l'intéressé.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 8 juillet 2024. Par voie de conséquence, les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à A B et au préfet de l'Isère.
Copie en sera adressée à Me Messaoud et à l'association Forum Réfugiés.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2024.
La magistrate désignée,
F. Jeannot
La greffière,
F. Gaillard
La magistrate désignée,
F. Jeannot
La greffière,
La magistrate désignée,
F. Jeannot
La greffière,
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026