LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2406736

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2406736

lundi 15 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2406736
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantTOMASI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 juillet 2024, M. A B C demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la suspension de la mesure d'éloignement prononcée à son encontre par le préfet des Bouches-du-Rhône le 28 janvier 2023 ;

2°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire et de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'urgence est caractérisée en raison de son placement en rétention administrative et de la perspective de son éloignement vers l'Algérie ;

- l'exécution de l'obligation de quitter le territoire prise à son encontre porte une atteinte grave et manifestement illégale au droit constitutionnel d'asile et à sa liberté d'aller et venir.

Par un mémoire en défense enregistré le 12 juillet 2024, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête comme dépourvue d'objet et non fondée.

La requête a été communiquée au préfet du Puy-de-Dôme, qui a produit des pièces enregistrées le 11 juillet 2024.

Vu les pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Gille, vice-président, pour statuer sur les requêtes en référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir entendu, au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 12 juillet 2024 et à l'issue de laquelle l'instruction a été close :

- le rapport de M. Gille ;

- et les observations de Me Martinez pour M. B C, ainsi que celles de Me Augoyard pour le préfet des Bouches-du-Rhône et le préfet du Puy-de-Dôme.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 28 janvier 2023 devenu définitif, le préfet des Bouches-du-Rhône a fait obligation à M. B C de quitter sans délai le territoire français et fixé l'Algérie comme pays vers lequel celui-ci pourrait être éloigné d'office. Placé en rétention administrative par un arrêté du préfet du Puy-de-Dôme du 17 mai 2024, M. B C demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de la mesure d'éloignement prise à son encontre le 28 janvier 2023.

2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale () ". Si un arrêté portant obligation de quitter le territoire français n'est pas justiciable en principe des procédures de référé instituées par le livre V du code de justice administrative, cette circonstance ne fait cependant pas obstacle à l'intervention du juge des référés dans le cas où les mesures par lesquelles il est procédé à l'exécution d'un tel arrêté comportent des effets qui, en raison de changements dans les circonstances de droit ou de fait depuis l'intervention de cet arrêté, excèdent le cadre qu'implique normalement sa mise à exécution.

3. A l'appui de sa requête, M. B C fait valoir que le relevé de ses empreintes digitales auquel il a été procédé le 17 mai 2024 a fait apparaître qu'il avait sollicité l'asile en Autriche le 2 janvier 2023 et soutient que les autorités françaises n'ont pas fait les diligences requises afin de permettre sa prise en charge par les autorités autrichiennes. Toutefois et alors que l'arrêté en litige prescrivant l'éloignement de M. B C vers l'Algérie est intervenu le 28 janvier 2023 et que le requérant a été assigné à résidence par le préfet du Rhône le 8 novembre 2023 avant d'être à nouveau interpellé et d'être placé en rétention administrative le 17 mai 2024, la révélation tardive de la demande d'asile du requérant et l'indication par les autorités autrichiennes, le 23 mai 2024, qu'elles n'envisageaient pas d'assurer la reprise en charge de l'intéressé ne sauraient être regardées comme des éléments nouveaux traduisant un changement de situation devant conduire l'autorité administrative à réexaminer celle-ci avant de mettre en œuvre l'éloignement du requérant à destination de l'Algérie décidé le 28 janvier 2023. Si M. B C fait encore valoir que la délivrance récente d'un laissez-passer consulaire ouvre la perspective de son éloignement effectif vers l'Algérie et s'il expose également qu'il séjourne et travaille au Portugal, ces circonstances ne suffisent pas, alors que le requérant n'établit pas qu'il serait autorisé à séjourner au Portugal, pour considérer que l'éloignement de M. B C vers l'Algérie comporterait en l'espèce des effets excédant le cadre qu'implique normalement la mise à exécution de l'arrêté du 28 janvier 2023 pour porter une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales qui sont invoquées.

4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête de M. B C tendant à la suspension de l'exécution de l'arrêté du 28 janvier 2023 doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

5. S'il y a lieu en l'espèce d'admettre M. B C au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 visée ci-dessus, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font en revanche obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions de la requête présentées sur leur fondement et dirigées contre l'Etat, qui n'est pas partie perdante.

O R D O N N E :

Article 1er : M. B C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : La requête de M. B C est rejetée.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B C, au préfet des Bouches-du-Rhône et au préfet du Puy-de-Dôme.

Fait à Lyon, le 15 juillet 2024.

Le juge des référés,

A. Gille

La greffière,

A. Senoussi

La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition,

Un greffier

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions