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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2406781

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2406781

mardi 16 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2406781
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantPAQUET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 juillet 2024, Mme A C, représentée par Me Paquet, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

- de suspendre l'exécution de la décision implicite de refus née du silence conservé par la préfète du Rhône sur sa demande de titre de séjour ;

- d'enjoindre à la préfète du Rhône de la munir d'un document provisoire de séjour l'autorisant à travailler puis de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation dans le délai d'un mois, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

- de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire et de de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros HT en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Vu les pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Quand une décision administrative () fait l'objet d'une requête en annulation (), le juge des référés () peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision () lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste () qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée () ".

2. Mme C a saisi le juge des référés afin que celui-ci suspende la décision implicite de refus née du silence conservé par la préfète du Rhône sur sa demande de titre de séjour. Toutefois, si elle fait valoir les démarches qu'elle a vainement effectuées auprès des services préfectoraux en vue de se voir délivrer l'autorisation de demeurer en France aux côtés de sa fille B, la requérante, qui se borne sur ce point à produire la copie de différents courriers relatifs à sa situation adressés à ces services et le justificatif de la formalisation d'une demande de rendez-vous en vue du dépôt de son dossier sur le site dédié dénommé " demarches-simplifiees.fr ", ne produit aucun justificatif du dépôt régulier d'une demande de titre de séjour. Dans ces conditions, il n'apparaît pas que la décision implicite dont la requérante conteste la légalité serait intervenue et il y a lieu en conséquence de rejeter la requête en toutes ses conclusions comme irrecevable selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C.

Copie en sera adressée pour information à la préfète du Rhône.

Fait à Lyon, le 16 juillet 2024.

Le juge des référés,

A. Gille

La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier

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