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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2406793

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2406793

vendredi 12 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2406793
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantKOTOKO LOUIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 juillet 2024, M. B C A, représenté par Me Kotoko, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

- d'annuler la décision de la préfète du Rhône du 6 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français ;

- d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " ;

- de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais ". Aux termes de l'article L. 521-1 du même code : " Quand une décision administrative () fait l'objet d'une requête en annulation (), le juge des référés () peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision () lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste () qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée () ". Aux termes de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire. / A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative () doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ".

2. M. A a saisi le juge des référés afin que celui-ci, selon les termes de sa requête, annule la décision de la préfète du Rhône du 6 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire. Toutefois, l'annulation d'une décision administrative ne relève pas de l'office du juge des référés saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la présente requête n'est pas accompagnée de la copie de la requête que M. A indique avoir formée tendant à l'annulation de la décision en cause et, en vertu de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'introduction d'une telle requête en annulation fait en principe obstacle à l'exécution de la mesure d'éloignement en litige. Dans ces conditions, il y a lieu de rejeter la requête comme irrecevable selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C A.

Copie en sera adressée pour information à la préfète du Rhône.

Fait à Lyon, le 12 juillet 2024.

Le juge des référés,

A. Gille

La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier

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