lundi 15 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2406822 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | LANTHEAUME |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 juillet 2024, Mme A B, représentée par Me Lantheaume, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative :
- d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard et de procéder au renouvellement de ce document à chaque échéance sans discontinuité ;
- de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que l'autorisation provisoire de séjour qui lui a été délivrée en exécution de l'ordonnance du juge des référés n° 2400166 du 31 janvier 2024 n'a pas été renouvelée.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-4 du code de justice administrative : " Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut rejeter une requête par une ordonnance motivée, sans instruction contradictoire ni audience publique, lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
2. Par une ordonnance n° 2400166 du 31 janvier 2024, le juge des référés du tribunal administratif, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution d'une décision de la préfète du Bas-Rhin portant retrait du titre de séjour dont la délivrance avait été annoncée à Mme B et fait injonction à cette autorité de délivrer son titre de séjour à l'intéressée ou, à défaut, de faire toutes diligences afin que celle-ci soit munie d'un document portant autorisation provisoire de séjour et de travail dans un délai de 10 jours. A la suite de cette ordonnance, la préfète du Bas-Rhin a délivré à Mme B une autorisation provisoire de séjour venant à expiration le 11 mars 2024. Sollicités par celle-ci après son changement de résidence, les services désormais compétents de la préfecture du Rhône ont muni Mme B d'une nouvelle autorisation provisoire de séjour venant à expiration le 26 juin 2024. Ayant vainement sollicité la préfète du Rhône en vue du renouvellement de cette autorisation provisoire, Mme B demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, de modifier son ordonnance du 31 janvier 2024 en faisant injonction sous astreinte à la préfète du Rhône de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
3. Si, en vue d'assurer l'exécution d'une ordonnance prononçant la suspension d'une décision administrative sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la personne intéressée peut demander au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-4 du même code, de compléter la mesure de suspension demeurée sans effet par une injonction et une astreinte, il résulte de ce qui a été dit au point précédent que l'injonction prononcée le 31 janvier 2024 doit être regardée comme ayant été exécutée et la mesure sollicitée dans la présente instance ne peut être considérée comme relevant du même litige que celui que l'ordonnance du 31 janvier 2024 a tranché. Dans ces conditions et alors au demeurant que les diligences effectuées par la requérante auprès des services de la préfecture du Rhône en vue du renouvellement de son autorisation provisoire de séjour ne suffisent pas pour caractériser une situation d'urgence, il y a lieu de rejeter la requête de Mme B en toutes ses conclusions selon la procédure prévue par l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Fait à Lyon, le 15 juillet 2024.
Le juge des référés,
A. Gille
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026