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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2406839

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2406839

lundi 15 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2406839
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCHAUPLANNAZ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 juillet 2024, Mme C B, représentée par la société d'avocats Chauplannaz et associés, demande au juge des référés :

- de suspendre les décisions du conseil des maîtres de l'école H. Dunand (Irigny) du 16 mai 2024 et de la commission départementale d'appel du 19 juin 2024 relatives au maintien de sa fille A en classe de CE2 pour l'année scolaire 2024-2025 ;

- d'enjoindre au recteur de l'Académie de Lyon de scolariser sa fille A en classe de CM1 de l'école H. Dunand (Irigny) pour l'année scolaire 2024-2025 dans un délai de 48 heures, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

- de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

Vu les pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Vu la décision par laquelle le président du tribunal a désigné M. Gille, vice-président, pour statuer sur les demandes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative () fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes de l'article L. 521-2 du même code : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public () aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". Aux termes de l'article L. 522-3 de ce code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci () est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée () ". Aux termes de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire. / A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ".

2. Il résulte des dispositions du titre II du livre V du code de justice administrative, notamment des articles L. 521-1, L. 521-2, L. 523-1 et R. 522-5, que les demandes formées devant le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1 sont présentées, instruites, jugées et, le cas échéant, susceptibles de recours selon des règles distinctes de celles applicables aux demandes présentées sur le fondement de l'article L. 521-2 et que de telles demandes ne peuvent par suite pas être présentées simultanément dans une même requête

3. Si elle tend à la suspension de décisions relatives au redoublement de sa fille A en classe de CE2 au titre de l'année 2024-2025, la demande présentée par Mme B se fonde tout à la fois, d'une part, sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et une argumentation relative au doute sérieux susceptible de naître quant à leur légalité et, d'autre part, sur l'article L. 521-2 du même code et une argumentation relative à l'atteinte grave et manifestement illégale que le redoublement envisagé porterait selon elle à la liberté fondamentale que constituerait le droit à une éducation normale. Alors qu'il n'est ainsi pas possible de déterminer le fondement sur lequel la requérante a entendu se placer en saisissant le juge des référés, la requête de Mme B ne peut être accueillie et il y a lieu de la rejeter en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B.

Fait à Lyon, le 15 juillet 2024.

Le juge des référés,

A. Gille

La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier

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