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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2406879

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2406879

mardi 16 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2406879
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSELARL CORNET VINCENT SEGUREL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 juillet 2024, M. B A, représenté par la société d'avocats Cornet Vincent Ségurel, demande au juge des référés :

- d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du maire de la commune de Belleville-en-Beaujolais du 10 juillet 2024 portant rejet de sa demande tendant à ce qu'il soit dressé procès-verbal de la réalisation par la société Free Mobile de travaux non autorisés en vue de l'implantation d'un relais de radiotéléphonie sur la parcelle cadastrée AC n° 0037 et à ce que l'interruption de ces travaux soit ordonnée ;

- d'enjoindre au maire de la commune de Belleville-en-Beaujolais de dresser le procès-verbal d'infraction demandé et d'ordonner l'interruption des travaux en litige, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

- de mettre à la charge de la commune de Belleville-en-Beaujolais la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme, notamment ses articles L. 480-1 et L. 480-2 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative () fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision () lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste () qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée () ".

2. M. A a demandé au maire de la commune de Belleville-en Beaujolais de dresser procès-verbal de la réalisation par la société Free Mobile de travaux non autorisés en vue de l'implantation d'un relais de radiotéléphonie sur la parcelle cadastrée AC n° 0037 située sur le territoire de la commune et à ce que l'interruption de ces travaux soit ordonnée. Pour demander au juge des référés de suspendre l'exécution de la décision du maire de Belleville-en-Beaujolais du 10 juillet 2024 rejetant cette demande, M. A soutient que la société Free Mobile ne justifie pas, fût-ce à titre provisoire, d'une autorisation d'urbanisme lui permettant d'effectuer les travaux en cause. Alors que, par un arrêté du 16 octobre 2023, le maire de la commune de Belleville-en-Beaujolais ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par la société Free Mobile en vue de la réalisation des travaux en litige et que, par une ordonnance n° 2403734 du 15 mai 2024, le juge des référés a suspendu l'exécution de l'arrêté du maire de Belleville-en-Beaujolais du 16 janvier 2024 portant retrait de cette décision de non-opposition, le moyen invoqué ne peut être regardé comme étant de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée en toutes ses conclusions selon la procédure prévue par l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er :La requête de M. A est rejetée.

Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Copie en sera adressée pour information à la commune de Belleville-en-Beaujolais et à la société Free Mobile.

Fait à Lyon, le 16 juillet 2024.

Le juge des référés,

A. Gille

La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier

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