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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2406935

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2406935

mercredi 30 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2406935
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème chambre
Avocat requérantPAQUET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 11 juillet 2024 et le 10 octobre 2024, M. A B, représenté par Me Paquet, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 28 juin 2024 par lequel la préfète du Rhône a refusé de l'admettre au séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

3°) d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, et dans l'attente et sous un délai de huit jours, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à exercer un emploi ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la motivation de l'arrêté contesté est insuffisante et révèle des erreurs de fait et un défaut d'examen particulier de sa situation ;

- l'arrêté contesté est entaché d'un vice de procédure au regard de l'arrêté du 5 janvier 2017 et de l'article R. 313-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il n'est pas justifié de la saisine préalable du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et que le médecin instructeur a siégé au sein de ce collège ;

- l'arrêté contesté méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- il méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, la préfète n'ayant pas examiné la possibilité de faire usage de son pouvoir de régularisation ;

- la décision fixant le pays de destination méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la préfète a commis un détournement de procédure en passant sous silence le précédent avis rendu par le collège des médecins de l'OFII le 5 mars 2021 et en le maintenant abusivement en situation précaire.

La préfète du Rhône a produit des pièces enregistrées le 8 août 2024.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 29 août 2024.

Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- l'arrêté du 5 janvier 2017 fixant les orientations générales pour l'exercice par les médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, de leurs missions, prévues à l'article L. 313-11 (11°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Bour, présidente ;

- et les observations de Me Paquet, représentant M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant congolais (RDC) né le 13 mars 1977, déclare être entré sur le territoire français le 17 juin 2020. Parallèlement à sa demande d'asile, définitivement rejetée depuis lors, il a sollicité le 13 août 2020 la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par la décision contestée du 28 juin 2024, dont il demande l'annulation, la préfète du Rhône a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office.

Sur les conclusions en annulation et injonction :

2. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise les textes utiles sur lesquels il se fonde, notamment les dispositions des articles L. 425-9, L. 435-1 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et mentionne les éléments essentiels relatifs à la situation personnelle du demandeur, ainsi que le contenu du dernier avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration rendu le 1er novembre 2023. Si M. B soutient qu'il est entaché d'erreurs factuelles concernant sa situation familiale, il ne l'établit en tout état de cause par aucune pièce. Par ailleurs, l'absence de mention d'un précédent avis du collège des médecins de l'OFII du 5 mars 2021, sur lequel la préfète ne fonde pas sa décision, ne constitue pas un défaut de motivation. Les moyens tirés du défaut de motivation, des erreurs de fait et du défaut d'examen sérieux doivent, par conséquent, être écartés.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer la carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat (). / Si le collège des médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée. ". Aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre le titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé (). ". Aux termes de l'article R. 425-12 de ce même code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article (). ". Aux termes de l'article R. 425-13 de ce code : " Le collège de médecins à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège (). ".

4. D'une part, il ressort des pièces du dossier qu'un rapport médical relatif à la situation de M. B a été établi le 30 septembre 2023 par le Dr C, médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, et que le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a ensuite rendu un avis le 1er novembre 2023, produit en défense par la préfète. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que le médecin qui a rédigé le rapport préalable prévu par l'article R. 425-11 du code précité, ne faisait pas partie du collège, conformément aux dispositions de l'article R. 425-14 du même code. Dès lors, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté dans toutes ses branches.

5. En troisième lieu, la partie qui justifie de l'avis d'un collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié et effectivement accessible dans le pays de renvoi.

6. Pour refuser de délivrer à M. B le titre de séjour sollicité en raison de son état de santé, la préfète a estimé, comme l'avis précité du collège des médecins de l'OFII, que l'état de santé du requérant nécessite une prise en charge médicale dont le défaut ne devrait pas entraîner pour le requérant de conséquences d'une exceptionnelle gravité. M. B soutient qu'il présente trois pathologies distinctes, à savoir une surdité bilatérale sévère, un stress post-traumatique sévère et des lésions au niveau de la paroi de la vessie et du rectum, qui nécessitent des soins dont le défaut dans son pays d'origine entraînerait pour lui des conséquences d'une particulière gravité. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que, pour ce qui concerne les lésions de la paroi de la vessie et du rectum, elles ont été définitivement traitées par chirurgie en mai 2021 et ne nécessitent plus de suivi systématique depuis cette date. De même, s'il déclare souffrir d'un stress post-traumatique sévère, les seules attestations d'un médecin généraliste et d'un psychologue qu'il produit, attestant d'un suivi pour troubles du sommeil, ruminations sur le passé et inquiétude sur l'avenir, dans un contexte de précarité sociale, ne suffisent pas à contredire l'appréciation portée par la préfète, sur avis du collège des médecins de l'OFII, sur l'absence de conséquences d'une exceptionnelle gravité en cas de défaut de ce suivi. Enfin, pour ce qui concerne sa surdité, et alors qu'il ressort des pièces du dossier que M. B bénéficie d'un appareillage auditif depuis mars 2021, l'éventuel défaut futur d'entretien d'un tel appareillage ne constitue pas une conséquence d'une exceptionnelle gravité au sens des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, les moyens tirés de la méconnaissance de ces dispositions et de l'erreur d'appréciation doivent être écartés.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. (). ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine. Il ressort des pièces du dossier que M. B est entré sur le territoire français en 2020 à l'âge de quarante-trois ans, où il a vécu depuis lors en situation de grande précarité sans faire état de liens familiaux ou sociaux particuliers, et ne démontre pas être dépourvu d'attaches familiales en République démocratique du Congo, où il n'est pas contesté qu'il a vécu l'essentiel de son existence et qu'y résident ses frères et sœurs, son épouse et ses enfants. S'il fait valoir ses perspectives d'intégration professionnelle à travers l'exercice d'emplois saisonniers dans la restauration, il ne produit aucun élément à l'appui de cette allégation. S'il fait valoir une initiation aux métiers de la menuiserie, et a produit auprès de la préfecture une promesse d'embauche pour un contrat de travail à durée indéterminée en qualité d'opérateur de couture, ces circonstances, en l'absence de qualification ou de compétences spécifiques, ne sont pas de nature à révéler une intégration socio-professionnelle significative au sein de la société française. Dès lors, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise et aurait ainsi méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs il n'est pas davantage fondé à soutenir que la préfète du Rhône aurait entaché cette décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

8. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. / Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat. ".

9. D'une part, si M. B se prévaut de sa bonne insertion professionnelle en faisant valoir son expérience en tant que plongeur et agent polyvalent dans le secteur de la restauration, ainsi que son parcours d'initiation dans les métiers de la menuiserie, ces éléments ne peuvent être regardés comme constitutifs de motifs exceptionnels justifiant une admission exceptionnelle au séjour au titre du travail. D'autre part, au regard de ce qui a été énoncé au point 8 sur la situation personnelle de M. B, et alors que sa demande d'asile a été définitivement rejetée, il ne fait valoir aucune circonstance humanitaire ou motif exceptionnel justifiant une admission exceptionnelle au séjour au titre de la vie privée et familiale. Les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent par conséquent être écartés, ainsi que celui tiré de la méconnaissance par la préfète de son pouvoir de régularisation exceptionnelle.

10. En sixième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains et dégradants. ". Il résulte de ce qui a été énoncé précédemment que si l'état de santé de M. B nécessite une prise en charge médicale, son éventuel défaut ne devrait pas avoir de conséquences d'une exceptionnelle gravité. Par ailleurs, alors que sa demande d'asile a été définitivement rejetée, il se borne à produire des attestations de suivi psychologique reprenant son récit sur les violences qu'il aurait subies dans son pays avant son départ, sans les étayer, ni préciser la réalité et la teneur des risques personnels et actuels qu'il encourrait en cas de retour dans son pays. Les moyens tirés à l'encontre de la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement, de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent, par conséquent, être écartés.

11. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision attaquée aurait eu, contrairement à ce qui est soutenu par le requérant, pour motif déterminant de le maintenir abusivement dans une situation de précarité en le privant du bénéfice des droits sociaux attachés à l'admission au séjour en qualité d'étranger malade, alors que le précédent avis du collège des médecins de l'OFII dont il se prévaut n'emportait pas, de droit, la délivrance d'un tel titre. Par suite, le moyen tiré du détournement de procédure doit être écarté.

12. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte.

Sur les frais liés au litige :

13. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1971 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme que M. B demande au bénéfice de son conseil au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Paquet et à la préfète du Rhône.

Délibéré après l'audience du 16 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Bour, présidente,

Mme Jorda, conseillère,

Mme Le Roux, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 octobre 2024.

La présidente-rapporteure,

A-S. BourL'assesseure la plus ancienne,

V. Jorda

La greffière,

C. Touja

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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