LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2406948

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2406948

mercredi 25 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2406948
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation8ème chambre
Avocat requérantKOTOKO LOUIS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B... visant à annuler le rejet implicite de sa demande de carte de résident de dix ans. Le tribunal relève d'office que le requérant n'a jamais sollicité cette carte spécifique, mais uniquement le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle. Par conséquent, la décision attaquée est inexistante et le recours est irrecevable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 15 juillet 2024, 7 janvier, 3 et 13 février 2025, M. A... B..., représenté par Me Kotoko, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle la préfète du Rhône a rejeté sa demande de délivrance d’une carte de résident de dix ans ;

2°) d’enjoindre à la préfète du Rhône, dans le délai de huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, de réexaminer sa situation ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, à verser à son conseil sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ainsi que les dépens.

Il soutient que :
– la décision est insuffisamment motivée en l’absence de réponse à sa demande de communication de ses motifs ;
– il est le père de deux enfants en bas-âge et est titulaire du diplôme d'études en langue française niveau A2.

Par lettres du 27 février 2026, les parties ont été informées que le tribunal était susceptible de relever d’office le moyen tiré de l’irrecevabilité de la requête dirigée contre une décision inexistante, dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B... a sollicité la délivrance d’une carte de résident de dix ans.

M. B... a produit une pièce en réponse à ce moyen le 27 février 2026.

La préfète du Rhône a produit un mémoire en défense, enregistré le 3 mars 2026, soit postérieurement à la clôture d’instruction.

M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle partielle (25%) par une décision du bureau de l’aide juridictionnelle du 29 novembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
– le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
– le code des relations entre le public et l’administration ;
– le code de justice administrative ;

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de Mme Lacroix a été entendu au cours de l’audience publique à laquelle les parties n’étaient ni présentes, ni représentées.


Considérant ce qui suit :

M. A... B..., ressortissant marocain né le 23 octobre 1985, demande au tribunal d’annuler la décision implicite par laquelle la préfète du Rhône a rejeté sa demande de délivrance d’une carte de résident de dix ans.

Si M. B... établit avoir sollicité le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle le 5 septembre 2023, en qualité de conjoint de ressortissant français, il ne ressort pas des pièces du dossier qu’il a sollicité à cette occasion la délivrance d’une carte de résident de dix ans. Par suite, dès lors qu’aucune décision implicite de refus de délivrance d’une carte de résident de dix ans n’a pu naître du silence gardé sur cette demande, sa requête, dirigée contre une décision inexistante, est irrecevable et doit être rejetée.


D E C I D E :



Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et à la préfète du Rhône.

Délibéré après l'audience du 6 mars 2026, à laquelle siégeaient :

Mme Dèche, présidente,
Mme Monteiro, première conseillère,
Mme Lacroix, première conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 mars 2026.


La rapporteure,





A. Lacroix



La présidente,





P. Dèche
La greffière,





S. Hosni


La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Une greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions