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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2406991

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2406991

lundi 14 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2406991
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantLAMAMRA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 juillet 2024, la préfète de l'Ardèche demande au tribunal d'annuler la décision du 6 novembre 2023 par laquelle le maire de Ruoms a tacitement délivré un permis de construire à cette commune pour la construction d'un local pour une association de pétanque, ainsi que la décision implicite rejetant son recours gracieux du 19 mars 2024.

Par un mémoire en défense enregistré le 25 juillet 2024, la commune de Ruoms, représentée par Me Lamamra, conclut au rejet de la requête, à titre subsidiaire, au sursis à statuer en application de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme ou à la mise en œuvre de l'article L. 600-5 du même code, et, en toute hypothèse, à ce que soit mise à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative.

- le code de l'urbanisme.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / () ". L'article R. 612-5-2 du même code prévoit que : " En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté. "

2. Par une ordonnance n° 2406992 du 1er août 2024, qui a été mise à disposition de la préfète de l'Ardèche à cette même date par l'intermédiaire de l'application Télérecours, le juge des référés du tribunal a rejeté la requête de la préfète de l'Ardèche à fin de suspension de la décision attaquée du 6 novembre 2023, au motif qu'il n'était pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. A défaut d'avoir confirmé le maintien de sa requête à fin d'annulation de la décision en litige dans le délai d'un mois à compter de la notification de ladite ordonnance de rejet, et en l'absence de pourvoi en cassation, la préfète de l'Ardèche est réputée s'être désistée de l'ensemble des conclusions de sa requête, ainsi que le prévoit l'article R. 612-5-2 précité du code de justice administrative. Il y a lieu de lui donner acte de ce désistement.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 000 euros au bénéfice de la commune de Ruoms sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la préfète de l'Ardèche.

Article 2 : L'État versera à la commune de Ruoms une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la préfète de l'Ardèche et à la commune de Ruoms

Fait à Lyon, le 14 octobre 2024.

Le président de la 2ème chambre,

Jean-Pascal Chenevey

La République mande et ordonne à la préfète de l'Ardèche, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Une greffière,

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