mercredi 30 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2407090 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | PAQUET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 juillet 2024, M. A B C, représenté par Me Paquet, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 23 mai 2024 par lequel le préfet de la Loire a refusé de l'admettre au séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Loire de lui délivrer un titre de séjour renouvelable ou, à tout le moins, de réexaminer sa demande, dans le délai de deux mois à compter de la date de notification du jugement et sous astreinte de 150 euros par jour de retard et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à exercer un emploi dans le délai de quinze jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir et sous la même astreinte ;
4°) d'enjoindre au préfet de la Loire de procéder à l'effacement de son signalement aux fins de non admission dans le système d'information Schengen (SIS) dans le délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros, au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à son conseil, à charge pour celui-ci de renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat.
Il soutient que :
- l'arrêté contesté est entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation des faits et d'un défaut d'examen particulier de sa situation individuelle.
En ce qui concerne les décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français :
- elles méconnaissent les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation de leurs conséquences sur sa situation personnelle, alors que le préfet aurait dû faire usage de son pouvoir de régularisation.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français sur lesquelles elle se fonde ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 octobre 2024, le préfet de la Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
M. B C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 juillet 2024.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bour, présidente ;
- et les observations de Me Paquet, représentant M. B C.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B C, ressortissant congolais né le 12 décembre 1989, est entré irrégulièrement sur le territoire français le 17 mars 2020. Ses demandes d'asile ayant été définitivement rejetées, le préfet de la Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français et a désigné le pays de renvoi, par une décision du 27 juillet 2023 dont la légalité a été confirmée en première instance par un jugement du tribunal administratif de Lyon du 16 octobre 2023 puis en appel par une ordonnance de la cour administrative d'appel de Lyon du 4 mars 2024. Le 29 mars 2024, il a déposé une demande d'admission au séjour sur le fondement des dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par la décision contestée du 23 mai 2024, le préfet de la Loire a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur les conclusions relatives à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. M. B C ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, par décision du 26 juillet 2024, il n'y a plus lieu de statuer sur ces conclusions.
Sur les conclusions en annulation et injonction :
3. Alors que l'arrêté contesté vise les textes utiles sur lesquels il se fonde et mentionne les principaux éléments de fait relatifs à la situation de l'intéressé sur lesquels le préfet a fondé son appréciation, il ne révèle aucun défaut d'examen particulier de sa situation. En particulier, et contrairement à ce que soutient le requérant, l'absence de mention précise de la promesse d'embauche de la mairie de Saint-Paul-en-Jarez, la mention de la double identité sous laquelle il serait connu par les autorités européennes et la mention du rejet de sa demande d'asile, qui ne sont pas erronées en fait, constituent une appréciation portée par le préfet sur sa situation et ne révèlent pas plus un défaut d'examen particulier. Ce moyen doit, par conséquent, être écarté.
En ce qui concerne les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
5. Il ressort des pièces du dossier que M. B C, âgé de trente-quatre ans, est entré en France le 17 mars 2020, et n'est donc présent que depuis quatre ans sur le territoire français où il s'est maintenu malgré une obligation de quitter le territoire français prononcée à son encontre en juillet 2023 et devenue définitive suite à un arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon du 4 avril 2024. S'il fait valoir ses perspectives d'intégration professionnelle à travers l'exercice de divers travaux d'entretien et de jardinage auprès de particuliers et d'un recrutement en tant qu'agent technique polyvalent au sein de la commune de Saint-Paul-en-Jarez sur la période du 8 août 2023 au 24 mars 2024, alors qu'il était déjà sous le coup de la mesure d'éloignement précitée, sa participation au tissu associatif local, notamment au sein d'une paroisse et dans l'organisation d'évènements sportifs, et se prévaut de nombreux témoignages attestant de ses efforts d'intégration en France, ces éléments ne suffisent pas à démontrer qu'il y aurait établi le centre de sa vie privée et familiale, dès lors qu'il a vécu l'essentiel de son existence au Congo et en Angola, ce dernier pays étant le pays de résidence de ses enfants. Au demeurant, il ressort des pièces du dossier que ses demandes d'asile ont été rejetées les 16 juin 2021 et 21 mars 2023 par la Cour nationale du droit d'asile. Dans ces circonstances, M. B C n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise et aurait ainsi méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, il n'est pas davantage fondé à soutenir que le préfet de la Loire aurait entaché cette décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. / Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat. ".
7. D'une part, si M. B C se prévaut de sa bonne insertion professionnelle en faisant valoir l'exercice de divers travaux d'entretien et de jardinage auprès de particuliers et d'un recrutement en tant qu'agent technique polyvalent au sein de la commune de Saint-Paul-en-Jarez, comme développé au point 5, ces éléments ne peuvent être regardés comme constitutifs de motifs exceptionnels au sens des dispositions précitées, notamment au regard de l'absence d'autorisation de travail et alors qu'il était sous le coup d'une précédente mesure d'éloignement à laquelle il s'est soustrait. Dès lors, le requérant ne fait état d'aucune expérience ou qualification significative de nature à justifier une admission exceptionnelle au séjour au titre du travail. D'autre part, au regard de ce qui a été énoncé au point 5 sur la situation personnelle de M. B C, célibataire et sans attache familiale en France alors que ses enfants résideraient en Angola, et eu égard à la faible durée de sa présence en France, de surcroit en méconnaissance d'une précédente mesure d'éloignement, il ne fait état d'aucune circonstance particulière ou humanitaire de nature à justifier une admission exceptionnelle au séjour au titre de la vie privée et familiale. Le moyen tiré de la violation des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit, par conséquent, être écarté.
8. En troisième lieu, eu égard aux éléments exposés précédemment, le préfet de la Loire n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation de l'opportunité de faire usage de son pouvoir de régularisation et dans l'appréciation des conséquences de ce refus sur la situation du requérant.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
9. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains et dégradants. ".
10. Si M. B C soutient encourir des risques pour sa personne eu égard aux violences dont il pourrait faire l'objet au Congo et en Angola en raison de l'assassinat de son père et de son demi-frère en 2001, et de ses périodes d'emprisonnement au Congo de 2016 à 2018 et en Angola de septembre 2019 à mai 2020 en raison de ses opinions politiques, il ne produit aucun élément circonstancié de nature à établir qu'il serait personnellement et actuellement exposé à des risques réels et sérieux pour son intégrité physique en cas de retour dans son pays d'origine, alors qu'il ressort des pièces du dossier que sa demande d'asile a été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
11. En premier lieu, en l'absence d'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français prise à son encontre, le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français, doit être écarté.
12. En deuxième lieu, les moyens tirés de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entachée la décision d'interdiction de retour sur le territoire français doivent, en l'absence de tout élément particulier invoqué, être écartés pour les mêmes motifs que ceux développés aux points 5 et 7.
13. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de quitter le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français / Il en est de même pour l'édiction de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
14. Il ressort de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. En revanche, il n'est pas tenu de mentionner explicitement le critère concernant la menace à l'ordre public s'il ne le retient pas.
15. Si M. B C soutient que le préfet de la Loire a méconnu les dispositions précitées en prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, il ressort des pièces du dossier qu'il n'est présent que depuis quatre ans sur le territoire français, qu'il y est dépourvu de tout lien privé ou familial d'une intensité particulière et qu'il s'est soustrait à une précédente mesure d'éloignement prononcée en juillet 2023 à son encontre. Dans ces conditions, alors même qu'il maîtrise la langue française et qu'il fait état d'une certaine intégration sociale, le préfet de la Loire n'a pas commis d'erreur d'appréciation en prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français et en fixant à un an la durée de cette interdiction.
16. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1971 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme que M. B C demande au bénéfice de son conseil au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'admission de M. B C au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B C, à Me Paquet et au préfet de la Loire.
Délibéré après l'audience du 16 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Bour, présidente,
Mme Jorda, conseillère,
Mme Le Roux, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 octobre 2024.
La présidente-rapporteure,
A-S. BourL'assesseure la plus ancienne,
V. Jorda
La greffière,
C. Touja
La République mande et ordonne au préfet de la Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026