vendredi 19 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2407107 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BOUAICHE-ZEKKOUTI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 juillet 2024, M. C A, représenté par Me Zekkouti, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 18 juin 2024 par laquelle le ministre de l'intérieur et de l'outre-mer a pris à son encontre des mesures individuelles de contrôle et de surveillance ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 18 juillet 2024 sous le n° 2407106 par laquelle M. A demande l'annulation de la décision contestée.
Vu :
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. B, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Selon l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". Enfin, l'article L. 522-3 de ce code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. Par un arrêté du 19 juin 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer a notamment, sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 228-1 et L. 228-2 à L. 228-5 du code de la sécurité intérieure, interdit à M. A de se déplacer en dehors de la commune de Villefranche-sur-Saône pour une période de trois mois, en le contraignant de se présenter une fois par jour au commissariat de police de Villefranche-sur-Saône, l'intéressé ne pouvant se déplacer en dehors de ce périmètre sans avoir obtenu préalablement une autorisation écrite (sauf conduit). M. A a introduit, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, une demande tendant à ce que soit ordonnée la suspension de cet arrêté.
3. Pour établir l'existence d'une situation d'urgence, M. A se borne à soutenir que l'arrêté contesté comporte ainsi des mesures d'interdiction et des obligations draconiennes et sévères qui portent atteinte à sa liberté d'aller et venir et qui le perturbent notablement dans sa vie professionnelle et familiale, en alléguant particulièrement qu'il a des rendez-vous médicaux réguliers qu'il déclare incompatibles avec les demandes répétées de sauf-conduit. Toutefois, il résulte de l'instruction que le tribunal administratif de Lyon a été saisi d'une requête enregistrée sous le numéro 2407106 tendant à l'annulation de cet arrêté, qui sera examinée lors de l'audience collégiale avec rapporteur public du jeudi 1er août 2024. Dans les circonstances de l'espèce, compte tenu de cet audiencement prochain de la requête au fond, et alors que le requérant ne produit aucune pièce ou élément à l'appui de ses allégations concernant son état de santé ou sa situation personnelle, professionnelle et familiale justifiant l'existence de circonstances particulières, il n'apparaît pas que les éléments exposés par le requérant permettent de regarder les effets de la décision litigieuse comme caractérisant une situation d'urgence au sens et pour l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par suite, la condition d'urgence prévue par cet article n'apparaît pas comme étant remplie.
4. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner s'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, que les conclusions de la requête présentées par M. A sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doivent être rejetées selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée M. C A.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Fait à Lyon, le 19 juillet 2024.
Le juge des référés,
Juan B
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026