lundi 22 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2407123 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MICHON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 juillet 2024, le syndicat des copropriétaires de l'immeuble Le château de Montfleury et M. C A, représentés par Me Michon, demandent au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité, la suspension de l'exécution de la décision tacite de non-opposition délivrée le 25 juillet 2020 par le maire de Gleizé à la SCI TL 68.51 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Gleizé le paiement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. B, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais. ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
2. Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
3. D'autre part, aux termes des dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager que si la construction, l'aménagement ou les travaux sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation. / () ".
4. La SCI TL 68.51 a déposé une déclaration préalable de travaux le 25 juin 2020 en vue, sur un terrain présentant une superficie de 12 378 m², de l'aménagement d'une plate-forme de retournement d'environ 1 800 m², avec une finition perméable en stabilisé, de la construction d'un local technique de 10 m² et d'une hauteur de 3,45 mètres et, enfin, de la création d'un accès sur la rue des Catalpas située à proximité de cette plate-forme. Par un jugement n° 2006765 du 29 septembre 2022, le tribunal de céans a annulé l'arrêté du 15 juillet 2020 par lequel le maire de Gleizé s'était opposé à cette déclaration préalable de travaux. Pour procéder à cette annulation, le tribunal a estimé que cette société était titulaire, depuis le 25 juillet 2020, d'une décision tacite de non-opposition, que l'arrêté litigieux avait illégalement retirée, à défaut de toute procédure contradictoire préalable. Par la présente requête, le syndicat des copropriétaires de l'immeuble Le château de Montfleury et M. C A, représentés par Me Michon, demandent au juge des référés d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité, la suspension de l'exécution de cette décision tacite de non-opposition délivrée le 25 juillet 2020 par le maire de Gleizé à la SCI TL 68.51.
5. Pour établir l'intérêt à agir, les requérants se bornent à soutenir que les travaux s'inscrivent dans le cadre de la réalisation d'un parking, qui créera des troubles de voisinage tant en matière de bruit que visuel, que ce projet est situé sur un terrain d'assiette situé à côté de leur immeuble, et que le cadre de vie des copropriétaires de l'immeuble sera bouleversé par le projet. Toutefois, et en dépit de ce que le projet en cause se trouve à proximité de l'immeuble Le Château de Montfleury, les requérants ne produisent pas à l'appui de leurs allégations d'éléments de nature à établir, compte tenu des caractéristiques du projet mentionnées au point 4, que ce projet autorisé par cette décision tacite de non-opposition délivrée le 25 juillet 2020, qui est seule en litige dans la présente instance, affecterait directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance des biens en cause.
6. Ainsi, en l'état de l'instruction, les requérants ne démontrant pas disposer d'un intérêt à agir à l'encontre de l'autorisation contestée, la présente requête apparaît comme étant manifestement irrecevable et doit être être rejetée, en toutes ses conclusions, en application des dispositions de l'article L. 522-3 du même code.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête du syndicat des copropriétaires de l'immeuble Le château de Montfleury et de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au syndicat des copropriétaires de l'immeuble Le château de Montfleury, à M. C A.
Copie en sera adressée pour information à la commune de Gleizé.
Fait à Lyon, le 22 juillet 2024.
Le juge des référés,
Juan B
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026