jeudi 29 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2407238 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MAMALET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 juillet 2024 et un mémoire enregistré le 20 août 2024, la Sarl Les Speedy, M. A B et Mme C B, représentés par Me Plunian, demandent au juge des référés :
1°) de suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, à titre principal, la décision implicite par laquelle la commune de Saint-Andéol-de-Vals a refusé d'abroger l'arrêté du 5 mai 2021 portant interdiction d'accès aux véhicules terrestres à moteur sur le chemin de la Calade de Fontfraiche et à titre subsidiaire de suspendre l'arrêté en tant que cette même décision interdit l'accès depuis la route de Nogier jusqu'au droit de la parcelle E1080 ;
2°) de suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative la décision implicite par laquelle la commune de Saint-Andéol-de-Vals a refusé d'enlever la barrière située à l'entrée du chemin de Fontfraiche vers la jonction du chemin avec la route de Nogier ;
3°) d'enjoindre à la commune de Saint-Andeol-de Vals d'enlever la barrière située à l'entrée du chemin de Fontfraiche vers sa jonction avec la route de Nogier et à titre principal d'abroger l'arrêté du l'arrêté du 5 mai 2021 portant interdiction d'accès aux véhicules terrestres à moteur et à titre subsidiaire d'abroger le même arrêté en tant qu'il interdit l'accès depuis la route de Nogier jusqu'au droit de la parcelle E1080, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 3 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils ont intérêt à agir et la requête n'est pas tardive ;
- un recours au fond a été formé ;
- la condition d'urgence est remplie dès lors que des travaux sont nécessaires alors que les bâtiments dont ils sont propriétaires présentent un risque d'effondrement et le seul accès possible est le chemin de Fontfraiche ;
- l'arrêté en litige n'est pas motivé ; il porte atteinte au droit de propriété et la mesure n'est pas proportionnée ; le motif tiré de la protection de la biodiversité ne peut s'appliquer sur les 15 premiers mètres du chemin situés en zone urbaine ; ils doivent avoir accès à la voie publique ; la barrière posée au début du chemin est un ouvrage public qui ne peut faire l'objet d'une régularisation et dont l'intérêt général ne commande pas qu'il soit maintenu en place.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 août 2024, la commune de Saint-Andéol-de-Vals, représentée par Me Mamalet conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge des requérants d'une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la requête est irrecevable et qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier, et notamment la requête n° 2404543 par laquelle le requérant demande l'annulation de la décision litigieuse.
Vu :
- le code de la voirie routière ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Clément, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique ont été entendus :
- le rapport de M. Clément,
- les observations de Me Plunian, pour les requérants qui a repris les conclusions et moyens de la requête ; le seul accès pour la parcelle est le chemin de Fontfraiche ; l'expertise établit l'urgence des travaux à engager ; les travaux engagés ont été fait en infraction de l'arrêté et du fait de la barrière, la remise en état de la construction n'est pas possible ; les travaux doivent être réalisés avant février 2025 ; l'interdiction de circulation n'est pas justifiée par des considérations de biodiversité ; l'atteinte possible au domaine public n'est pas établie ;
- et les observations de Me Mamalet pour la commune de Saint-Andeol-de-Vals qui a repris les conclusions et moyens du mémoire en défense ; des échanges nombreux ont eu lieu entre la commune et les requérants ; les autorisations d'urbanisme ont été accordées ; la préservation de la calade ne permet pas la circulation des engins ; des dommages du fait des travaux réalisés ont affecté le domaine public ; il n'est pas établi que les travaux ne puissent se faire sans l'accès demandé.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ".
2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si ses effets sur la situation de ce dernier ou, le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence, en outre, doit être évaluée de manière objective et globale, en fonction de l'ensemble des circonstances de l'affaire, y compris la préservation des intérêts publics attachés à la mesure litigieuse.
3. Pour caractériser l'existence d'une situation d'urgence, les requérants font valoir que l'interdiction de circulation des véhicules à moteur sur la calade en litige a pour effet de les empêcher de procéder aux travaux indispensables à la rénovation de l'habitation dont ils sont propriétaires. Cependant, la commune fait valoir que l'habitation en litige n'est pas occupée depuis 25 ans et est largement dégradée depuis de nombreuses années, que la vente est intervenue postérieurement à l'arrêté en litige et que des travaux de piste de desserte ont été entrepris par les requérants qui ont affecté la stabilité de la voie en litige alors que les éléments au dossier montrent que la configuration des lieux ne peut se prêter à la circulation d'engins de chantier sans précautions particulières.
4. Dans ces circonstances, la condition d'urgence requise par les dispositions précitées de l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne peut être regardée comme remplie. Par suite, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité de la requête, les conclusions à fin de suspension et d'injonction de la requête doivent être rejetées.
5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de la commune de Saint-Andéol-de-Vals, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge des requérants le versement à la commune de Saint-Andéol-de-Vals d'une somme de 1 000 euros au même titre.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la Sarl Les Speedy, M. A B et Mme C B est rejetée.
Article 2 : La Sarl Les Speedy, M. A B et Mme C B verseront une somme de 1 000 euros à la commune de Saint-Andéol-de-Vals sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la Sarl Les Speedy, M. A B et Mme C B et à la commune de Saint-Andéol-de-Vals.
Fait à Lyon le 29 août 2024.
Le juge des référés,
M. Clément
La greffière,
E. Seytre
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ardèche, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Une greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026