samedi 27 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2407370 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | FRERY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 juillet 2024, Mme B A, représentée par Me Fréry, demande au juge des référés sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) de suspendre l'exécution de la décision du 14 juin 2024 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin au bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;
3°) d'enjoindre au directeur de l'OFII de l'admettre au bénéfice des conditions matérielles d'accueil dans un délai de 8 jours à compter de la notification de la décision à intervenir ou à titre subsidiaire de procéder au réexamen de sa vulnérabilité dans le même délai ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 200 euros hors taxes sur le fondement des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'urgence est établie du fait de sa vulnérabilité, ne bénéficiant d'aucune ressource ; elle ne peut subvenir à ses besoins et à ceux de son enfant âgée d'un an et demi ;
- il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision dès lors que celle-ci n'a pas été prise dans le respect de la procédure contradictoire ; ses observations n'ont pas été prises en compte ; elle a ainsi été privée de la possibilité de faire valoir ses observations ; la décision méconnait les dispositions de l'article L. 551-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; la décision est ainsi entachée d'erreur de droit ; la situation particulière de la requérante et sa vulnérabilité n'ont pas été examinées alors que c'est une situation relevant de la force majeure qui a conduit à ce qu'elle revienne en France ; la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation sur sa situation de vulnérabilité.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le n° 2407369 par laquelle la requérante demande l'annulation de la décision litigieuse ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande () qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".
2. Mme B A ressortissante guinéenne née en 2001 et mère d'une fille née le 20 octobre 2022 à Conakry est entrée en France le 27 juin 2023 après être passée par l'Espagne. Elle a fait l'objet d'une décision de remise aux autorités espagnoles le 8 novembre 2023 confirmée par jugement du tribunal administratif du 30 novembre 2023. Elle s'est rendue selon ses dires en Espagne le 23 janvier 2024 mais est retournée le jour même en France. Elle a alors fait une demande d'asile en France le 3 mai 2024. Par un courrier du 3 mai 2024, le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a informé la requérante de son intention de mettre fin aux conditions matérielles d'accueil dont elle bénéficiait. La requérante a présenté ses observations par courrier du 16 mai 2024 et par la décision en litige, le directeur territorial de l'OFII a mis fin aux conditions matérielles d'accueil.
3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens soulevés par Mme B A analysés ci-dessus n'est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision en litige. La demande de suspension de l'exécution de cette décision est dès lors manifestement mal fondée.
4. Par suite et sans qu'il soit besoin d'examiner si la condition d'urgence posée à l'article L. 521-1 du code de justice administrative est satisfaite et sans qu'il y ait lieu d'admettre Mme B A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, la requête de Mme B A doit être rejetée dans toutes ses conclusions selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du même code.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.
Copie en sera adressée à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Fait à Lyon, le 26 juillet 2024.
Le juge des référés,
M. C
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026