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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2407510

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2407510

jeudi 13 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2407510
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantDELBES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète de l’Ain lui a délivré une carte de séjour temporaire, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Le tribunal constate donc un non-lieu à statuer sur ces conclusions, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il condamne néanmoins l’État à verser 1 000 euros à l’avocate de M. A au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 juillet 2024, M. B A, représenté par Me Delbes, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la préfète de l'Ain a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre à la préfète de l'Ain une carte de séjour portant mention " vie privée et familiale " dans le mois qui suit la notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros toutes taxes comprises au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi de 1991 relative à l'aide juridictionnelle, en lieu et place de l'aide juridictionnelle.

Par un mémoire en défense enregistré le 5 février 2025, la préfète de l'Ain conclut au non-lieu à statuer sur la requête, l'intéressé s'étant vu remettre une carte de séjour temporaire le 14 novembre 2024.

M. B A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 juin 2024.

Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger des questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Postérieurement à l'introduction de la présente requête, la préfète de l'Ain a décidé de délivrer à M. A une carte de séjour temporaire valable du 14 novembre 2024 au 13 novembre 2025. Dans ces conditions, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sous astreinte présentées par M. A ont perdu leur objet. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. M. A étant admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, son avocat peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Delbes, avocate du requérant, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Delbes de la somme de 1 000 euros.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte présentées par M. A.

Article 2 : L'Etat versera à Me Delbes une somme de 1 000 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Delbes renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État à l'aide juridictionnelle.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à Me Delbes et à la préfète de l'Ain.

Fait à Lyon, le 13 février 2025.

La présidente,

P. Dèche

La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Une greffière,

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