mardi 3 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2407948 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | SCP COUDERC ZOUINE |
Vu la procédure suivante :
I - Par une requête, enregistrée le 6 août 2024 sous le n° 2407948, M. C D, représenté par la SCP Couderc-Zouine (Me Zouine), demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 4 mars 2024 par lequel le préfet de l'Ardèche a refusé de l'admettre au séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et l'a astreint à se présenter trois fois par semaine auprès des services de police ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Ardèche de lui délivrer une carte de séjour d'un an, dans un délai d'un mois suivant la notification du jugement, de le convoquer sans délai pour lui délivrer un récépissé de sa demande l'autorisant à travailler et, subsidiairement, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour en qualité de parent d'enfant malade, ou à défaut, d'enjoindre au préfet de l'Ardèche de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour jusqu'à nouvelle instruction de sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros, au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à Me Zouine, à charge pour celui-ci de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est dépourvue de motivation concernant sa demande formulée sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen complet de sa demande ;
- elle est entachée d'un vice de procédure, le préfet ne justifiant pas avoir recueilli l'avis préalable du collège de médecins de l'OFII, dans des conditions régulières ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, le préfet s'étant estimé à tort en situation de compétence liée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français sur lesquelles elle se fonde ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne l'astreinte à se présenter aux services de police :
- elle est entachée d'une erreur de droit.
La requête a été régulièrement communiqué au préfet de l'Ardèche, qui n'a pas produit de mémoire, dans la présente instance.
Par une ordonnance du 22 octobre 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 6 novembre 2024.
II - Par une requête, enregistrée le 6 août 2024 sous le n° 2407949, Mme A B épouse D, représentée par la SCP Couderc-Zouine (Me Zouine), demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 4 mars 2024 par lequel le préfet de l'Ardèche a refusé de l'admettre au séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et l'a astreinte à se présenter trois fois par semaine auprès des services de police ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Ardèche de lui délivrer une carte de séjour d'un an, dans un délai d'un mois suivant la notification du jugement, de la convoquer sans délai pour lui délivrer un récépissé de sa demande l'autorisant à travailler et, subsidiairement, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour en qualité de parent d'enfant malade, ou à défaut, d'enjoindre au préfet de l'Ardèche de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour jusqu'à la nouvelle instruction de sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros, au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à Me Zouine, à charge pour celui-ci de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est dépourvue de motivation concernant sa demande formulée sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen complet de sa demande ;
- elle est entachée d'un vice de procédure, le préfet ne justifiant pas avoir recueilli l'avis préalable du collège de médecins de l'OFII, dans des conditions régulières ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, le préfet s'étant estimé à tort en situation de compétence liée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français sur lesquelles elle se fonde ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne l'astreinte à se présenter aux services de police :
- elle est entachée d'une erreur de droit.
La requête a été régulièrement communiquée au préfet de l'Ardèche, qui n'a pas produit de mémoire, dans la présente instance.
Par une ordonnance du 22 octobre 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 6 novembre 2024.
M. et Mme D ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par des décisions du 28 juin 2024.
Vu les décisions attaquées et les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté du 5 janvier 2017 fixant les orientations générales pour l'exercice par les médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, de leurs missions, prévues à l'article L. 313-11 (11°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique, le rapport de Mme Bour, présidente.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme D, ressortissants kosovares nés respectivement le 3 mars 1985 et le 11 janvier 1984, déclarent être entrés ensemble sur le territoire français le 25 janvier 2018. Leur demande d'asile a été définitivement rejetée en 2018. Par des demandes de délivrance d'un titre de séjour formulées successivement le 2 mai 2023 et le 19 juillet 2023, les intéressés ont sollicité leur admission exceptionnelle au séjour puis la délivrance d'un titre de séjour en tant que parents d'enfant malade. Par les décisions contestées du 4 mars 2024, le préfet de l'Ardèche, qui n'était pas tenu de statuer par une seule décision sur ces demandes déposées successivement, a explicitement rejeté leur demande d'admission au séjour en qualité de parents d'enfant malade, leur a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel ils sont susceptibles d'être reconduits d'office et les a astreints à se présenter trois fois par semaine auprès des services de police.
2. Les requêtes susvisées sont dirigées contre des décisions relatives à la situation d'un couple, présentent à juger des questions identiques et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par le même jugement.
Sur les conclusions en annulation :
3. Aux termes de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les parents étrangers de l'étranger mineur qui remplit les conditions prévues à l'article L. 425-9, ou l'étranger titulaire d'un jugement lui ayant conféré l'exercice de l'autorité parentale sur ce mineur, se voient délivrer, sous réserve qu'ils justifient résider habituellement en France avec lui et subvenir à son entretien et à son éducation, une autorisation provisoire de séjour d'une durée maximale de six mois. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable./ Cette autorisation provisoire de séjour ouvre droit à l'exercice d'une activité professionnelle./ Elle est renouvelée pendant toute la durée de la prise en charge médicale de l'étranger mineur, sous réserve que les conditions prévues pour sa délivrance continuent d'être satisfaites./ Elle est délivrée par l'autorité administrative, après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans les conditions prévues à l'article L. 425-9 ", et aux termes de l'article L. 425-9 du même code :" L'étranger résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer la carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat (). / Si le collège des médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée. ". Aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre le titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé (). ". Aux termes de l'article R. 425-12 de ce même code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article (). ". Aux termes de l'article R. 425-13 de ce code : " Le collège de médecins à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège (). ".
4. Alors que les requérants contestent l'existence et la régularité de l'avis du collège des médecins de l'OFII du 16 janvier 2024, tel que cité par le préfet dans les décisions attaquées, le préfet de l'Ardèche n'a pas produit à l'instance, malgré une demande de pièces adressée par le tribunal en ce sens le 14 août 2024, l'avis dont il se prévaut et le rapport médical cité dans les dispositions précitées, ne permettant pas au tribunal d'en apprécier la régularité. Dans ces conditions, les requérants sont fondés à soutenir que les décisions qu'ils contestent sont entachées d'un vice de procédure.
5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de leurs requêtes, que M. et Mme D sont fondés à demander l'annulation des décisions leur refusant la délivrance d'un titre de séjour en qualité de parents d'enfant malade ainsi que, par voie de conséquence, des mesures d'éloignement, fixant le pays de destination et d'astreinte dont ces décisions sont assorties.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
6. Eu égard à son motif d'annulation, le présent jugement implique nécessairement, mais seulement, que le préfet de l'Ardèche procède à un nouvel examen de la demande de titre de séjour de M. et Mme D, et de leur délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour correspondant à leur situation. Il lui sera enjoint d'y procéder dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
7. M. et Mme D ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, leur conseil peut se prévaloir des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1971. Il y a lieu, en application de ces dispositions, de mettre à la charge de l'Etat, partie perdante dans la présente instance, une somme globale de 1 500 euros à verser à Me Zouine, conseil des requérants, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle dans ces deux affaires.
D E C I D E :
Article 1er : Les décisions du 14 mars 2024 du préfet de l'Ardèche sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de l'Ardèche de procéder à un nouvel examen de la demande de délivrance d'un titre de séjour de M. et Mme D, dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement, et de leur délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour correspondant à leur situation.
Article 3 : L'Etat versera une somme globale de 1 500 (mille cinq cents) euros à Me Zouine au titre des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L.761-1 du code de justice administrative, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat dans ces deux affaires.
Article 4 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C D, à Mme A B épouse D, à Me Zouine et au préfet de l'Ardèche.
Délibéré après l'audience du 19 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Bour, présidente ;
Mme Jorda, conseillère ;
Mme Le Roux, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 décembre 2024.
La présidente-rapporteure,
A-S. BourL'assesseure la plus ancienne,
V. Jorda
La greffière,
C. Delmas
La République mande et ordonne au préfet de l'Ardèche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
N°s 2407948 - 2407949
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026