LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2408354

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2408354

lundi 16 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2408354
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSELARL BLT DROIT PUBLIC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 août 2024 et un mémoire complémentaire, enregistré le 10 septembre 2024, Mme B E, représentée par Me Bracq , demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution des décisions du 26 juin 2024 et du 9 juillet 2024 par lesquelles le président du conseil départemental de la Loire a prononcé son licenciement pour insuffisance professionnelle ;

2°) de mettre à la charge du département de la Loire le versement d'une somme de 2 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- il existe une situation d'urgence à suspendre l'exécution des décisions prononçant son licenciement qui la privent de l'intégralité de ses revenus ; le département de la Loire lui a indiqué qu'elle ne pourrait pas prétendre à une indemnité de licenciement, aucun poste d'assistant familial n'est à pourvoir dans le département, le montant de ses revenus de remplacement sera bien inférieur à ses revenus antérieurs et à ses charges mensuelles qui s'élèvent à 2 458 euros et qu'elle assume seule alors qu'elle a un enfant à charge ; il n'existe aucun intérêt public au maintien de l'exécution de la décision de licenciement ;

- il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision du 9 juillet 2024 prononçant son licenciement dès lors que :

* elle est intervenue à l'issue d'une procédure irrégulière en méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-10 du code de l'action sociale et des familles ; elle n'a pas été convoquée à un nouvel entretien préalable après le retrait de la décision du 26 juin 2024 ; la convocation à l'entretien préalable était irrégulière dès lors qu'elle excluait la possibilité de se faire assister par un avocat ; cette irrégularité l'a privée d'une garantie ;

* elle repose sur des faits erronés ou qui ne sont pas de nature à justifier un licenciement pour insuffisance professionnelle ; les faits qui lui sont reprochés ne font pas obstacle à ce qu'elle poursuive son activité dès lors que son agrément a été renouvelé en les prenant en compte ; elle est apte à exercer le métier d'assistant familial et ne souffre d'aucun problème psychologique ;

* il n'est pas établi ou allégué qu'elle aurait constitué une menace pour la sécurité ou le bien-être des enfants accueillis ;

* la décision est entachée de détournement de pouvoir ;

- si le tribunal considère que la décision du 26 juin 2024 n'a pas été retirée par la décision du 9 juillet 2024, son exécution devra être suspendue pour les mêmes moyens que ceux développés contre la décision du 9 juillet 2024.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 août 2024, le département de la Loire, représenté par Me Bonnet, conclut au rejet de la requête, et à ce qu'une somme de 3 500 euros soit mise à la charge de Mme E au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il n'y a pas d'urgence à suspendre la décision en litige ; la décision de licenciement ne préjudicie pas de manière grave est immédiate à la situation de Mme E qui ne rapporte pas la preuve qu'elle aurait cherché un emploi dans une autre structure ni qu'on lui aurait refusé un poste d'assistante maternelle ; la requérante est éligible au versement de l'aide au retour à l'emploi pour un montant de 1217,40 euros net par mois ce qui est équivalent à son salaire net mensuel ; elle bénéficie par ailleurs d'une allocation de logement et d'une allocation de soutien familial ; il existe un intérêt public s'opposant à la suspension de l'exécution de la décision dès lors que le comportement et les agissements de Mme E présentent un risque pour un enfant ;

- aucun des moyens soulevés par la requérante n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 8 août 2024 sous le n° 2408043 par laquelle Mme E demande l'annulation des décisions en litige.

Vu :

- le code du travail ;

- le code de l'action sociale et des familles ;

- la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques ;

- le code de justice administrative.

Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné Mme Rizzato, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue en présence de M. Clément, greffier d'audience, Mme Rizzato a lu son rapport et entendu les observations de :

- Me Hakes, représentant Mme E, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens qu'il développe oralement. Il insiste sur l'urgence à suspendre le licenciement de la requérante compte-tenu des conséquences financières de cette décision qui la prive de l'intégralité de ses ressources. Il fait également valoir que l'accueil des enfants D et F a pris fin en raison du comportement des parents qui a justifié leur orientation en foyer, que l'accueil du jeune C s'est passé sans difficultés, que Mme E a demandé la réorientation du jeune A en raison du comportement agressif de ce dernier ; que la décision orale de lui retirer les enfants est fondée sur l'existence des vidéos publiées par la requérante alors que la seule vidéo mentionnée ne comporte aucun propos inquiétant et traite du développement personnel alors qu'aucune difficulté n'avait été remontée antérieurement et que le département de la Loire n'apporte aucun élément concret sur les faits qui lui sont reprochés et que son agrément a été renouvelé après le retrait des enfants.

- Me Demizot, pour le département de la Loire, qui soutient que la condition d'urgence n'est pas remplie et qu'aucun des moyens invoqués n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Il fait valoir que Mme E s'est retrouvée dans l'incapacité d'accueillir des enfants dans de bonnes conditions, qu'elle a tenu des propos inadaptés et des postures étranges dans des vidéos qui ont été supprimées mais dont la teneur a été rapportée dans des attestations et que ses relations avec le service de l'Enfance du département étaient tendues.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ".

2. Mme E demande la suspension de l'exécution des décisions du 26 juin 2024 et du 9 juillet 2024 par lesquelles le président du conseil départemental de la Loire a prononcé son licenciement pour insuffisance professionnelle.

3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens soulevés par Mme E analysés ci-dessus n'est propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions en litige. Par suite et sans qu'il soit besoin d'examiner si la condition d'urgence posée à l'article L. 521-1 du code de justice administrative est satisfaite, la requête de Mme E doit être rejetée dans toutes ses conclusions y compris celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions que le département de la Loire présente au titre des frais liés à la présente instance en référé.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme E est rejetée.

Article 2 : Les conclusions du département de la Loire présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des dépens sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B E et au département de la Loire.

Fait à Lyon le 16 septembre 2024.

La juge des référés,

C. Rizzato

Le greffier,

T. Clément

La République mande et ordonne au préfet de la Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions