vendredi 20 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2408435 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CADOUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 août 2024, M. B A, représenté par Me Cadoux, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 17 mai 2024 par laquelle la préfète du Rhône a rejeté sa demande de renouveler son titre de séjour ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône de procéder au réexamen de sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de sept jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour ce dernier de renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie, l'urgence étant présumée en cas de refus de renouvellement d'un titre de séjour ; la décision en litige porte une atteinte grave et immédiate à sa situation ; cette décision le place dans une situation administrative précaire, alors qu'il séjourne régulièrement en France depuis près de quatre ans ; cette situation est anxiogène dès lors que l'état de santé de son épouse requiert un traitement médical lourd ;
- sont propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, les moyens suivants :
* la décision a été prise par une autorité incompétente ;
* la décision a été prise sans réel examen particulier de sa situation personnelle ; la préfète a méconnu l'étendue de sa compétence en ne tenant pas compte de la nécessité pour lui de rester auprès de son épouse malade ; il a fourni des éléments indiquant qu'il serait entièrement pris en charge par sa fille française ; la préfète n'évoque dans sa décision ni la situation médicale de son épouse ni la nature du titre de séjour qu'il a sollicité ;
* la décision méconnaît les 4° et 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ; son épouse est atteinte de deux pathologies graves, dont le défaut de prise en charge médicale entrainerait pour elle des conséquences d'une exceptionnelle gravité, et elle ne pourra pas bénéficier en Algérie d'un traitement médical adapté ni du suivi spécialisé dont elle a besoin ; le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a précédemment estimé qu'elle ne pouvait bénéficier d'une prise en charge médicale effective en Algérie, or, ni son état de santé ni l'accès aux soins en Algérie ne se sont depuis améliorés.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 septembre 2024, la préfète du Rhône conclut au rejet de la requête.
Elle soutient qu'aucun des moyens n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, par une décision du bureau d'aide juridictionnelle en date du 26 juillet 2024.
Vu les autres pièces du dossier et la requête enregistrée sous le n° 2408434 par laquelle M. A demande l'annulation de la décision de la préfète du Rhône en date du 17 mai 2024.
Vu :
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Besse, président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Senoussi, greffière d'audience, M. Besse a lu son rapport et entendu les observations de :
- Me Cadoux, représentant M. A, qui a repris ses conclusions et moyens ; elle fait valoir notamment qu'en raison de la reprise du cancer de la peau de l'épouse du requérant, au cours de l'été 2024, cette dernière bénéficie d'un traitement par immunothérapie qui doit être poursuivi jusqu'en septembre 2025, par un médicament qui n'est pas aisément disponible en Algérie, compte tenu des pénuries graves de médicaments et des défauts d'approvisionnement dans ce pays ; par ailleurs, le Nivolumab, substance coûteuse qui lui est administrée, n'est pas utilisée pour le traitement de ce type de cancer ;
- M. A, requérant.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".
2. En l'état de l'instruction, aucun des moyens susvisés invoqués par le requérant à l'encontre de la décision attaquée n'apparaît de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de cette décision.
3. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête présentées par M. A sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions aux fins d'injonction et celles présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doivent être rejetées.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la préfète du Rhône.
Fait à Lyon, le 20 septembre 2024.
Le juge des référés,
T. Besse
La greffière,
A. Senoussi
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026