mardi 22 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2408454 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | LEFEVRE |
Vu la procédure suivante :
I) Par une requête enregistrée le 23 août 2024, M. B F, représenté par Me Lefèvre, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 février 2024 par lequel la préfète du Rhône a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays vers lequel il pourrait être éloigné d'office ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le mois suivant le jugement ou, à titre subsidiaire de procéder au réexamen de sa situation et dans l'hypothèse d'une annulation de la seule obligation de quitter le territoire français de lui délivrer dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir une autorisation provisoire de séjour jusqu'à la réinstruction de sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 200 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté est entaché d'incompétence de son signataire ;
en ce qui concerne la décision de refus de séjour :
- elle est entachée d'insuffisance de motivation et d'absence d'examen particulier de sa situation ;
- elle a été adoptée à l'issue d'une procédure irrégulière, faute pour la préfète de justifier avoir préalablement saisi le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, en méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ce que son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut entrainerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité alors qu'il ne peut pas bénéficier de manière effective du traitement nécessaire à son état de santé dans son pays d'origine ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ce qu'il réside en France depuis six années, que son épouse réside en France et qu'un fils de nationalité grecque réside à Paris, son état de santé impose qu'il reste en France.
- la décision est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
en ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale, par voie d'exception, du fait de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
en ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
- elle est illégale, par voie d'exception, du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
en ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale, par voie d'exception, du fait de l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Des pièces ont été enregistrées pour la préfète du Rhône le 24 septembre 2024 qui ont été communiquées.
II) Par une requête enregistrée le 23 août 2024, Mme E F, représentée par Me Lefèvre, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 février 2024 par lequel la préfète du Rhône a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays vers lequel elle pourrait être éloignée d'office ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le mois suivant le jugement ou, à titre subsidiaire de procéder au réexamen de sa situation et dans l'hypothèse d'une annulation de la seule obligation de quitter le territoire français de lui délivrer dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir une autorisation provisoire de séjour jusqu'à la réinstruction de sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 200 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'arrêté est entaché d'incompétence de son signataire ;
en ce qui concerne la décision de refus de séjour :
- elle est entachée d'insuffisance de motivation et d'absence d'examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d'erreur de fait puisqu'elle exerce une activité professionnelle ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ce qu'elle réside en France depuis six années, que son époux réside en France et qu'un fils de nationalité grecque réside à Paris, l'état de santé de son époux impose qu'il reste en France
- la décision est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
en ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale, par voie d'exception, du fait de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
en ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
- elle est illégale, par voie d'exception, du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
en ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale, par voie d'exception, du fait de l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Des pièces ont été enregistrées pour la préfète du Rhône le 24 septembre 2024 qui ont été communiquées.
M. et Mme F ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle par des décisions du 11 juillet 2024.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Clément,
- et les observations de Mme D pour les requérants.
Considérant ce qui suit :
1. M. B F et Mme E F, ressortissants albanais, demandent l'annulation des décisions du 14 février 2024 par lesquelles la préfète du Rhône a refusé de leur délivrer un titre de séjour, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a déterminé le pays de destination en cas de reconduite.
2. Les requêtes présentées par M. B F et Mme E F concernent les membres d'une même famille et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par le même jugement.
3. L'arrêté en litige a été signé par Mme A C, directrice adjointe des migrations et de l'intégration à la préfecture du Rhône, qui disposait à cet effet d'une délégation, en vertu d'un arrêté de la préfète du Rhône du 30 janvier 2024, publié le lendemain au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire doit être écarté.
Sur les décisions refusant un titre de séjour :
4. En premier lieu, les décisions en litige comportent la mention des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Le moyen tiré du défaut de motivation doit, par suite, être écarté.
5. En deuxième lieu, ni la circonstance que la préfète n'ait pas rappelé que les requérants avaient quitté leur pays depuis 27 ans, alors qu'un certificat médical précise que le requérant a eu un infarctus en 2012 en Albanie, ni l'absence de mention de l'insertion professionnelle de la requérante et de sa volonté d'intégration, à supposer que ces informations aient été communiquées à l'autorité préfectorale, alors qu'il n'est pas contesté que les requérants ne sont présents en France que depuis 2018, n'établissent un défaut d'examen de leur situation personnelle.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. / () ".
7. D'une part, il ressort des pièces du dossier, notamment des pièces transmises par la préfète du Rhône, qu'un avis a été émis le 14 avril 2023 sur l'état de santé de M. F par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, préalablement à l'édiction de la décision attaquée. Le moyen tiré du vice de procédure ne peut donc qu'être écarté.
8. D'autre part, lorsque le défaut de prise en charge risque d'avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur la santé de l'intéressé, l'autorité administrative ne peut légalement refuser le titre de séjour sollicité que s'il existe des possibilités de traitement approprié de l'affection en cause dans le pays dont l'étranger est originaire et que si ce dernier y a effectivement accès. Toutefois, la partie qui justifie de l'avis d'un collège de médecins de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié et effectivement accessible dans le pays de renvoi.
9. Dans son avis du 14 avril 2023, le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a estimé que l'état de santé de M. F nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, l'intéressé peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié et qu'au vu des éléments de son dossier et à la date de l'avis il peut voyager sans risque vers son pays d'origine. Pour contredire cet avis, dont la préfète du Rhône s'est approprié le sens, le requérant verse au dossier plusieurs pièces et notamment un certificat médical du 12 mars 2024 indiquant sans précisions que le suivi dont il bénéficie en France doit être poursuivi dans ce pays. Ainsi M. F soutient qu'il ne dispose pas d'un accès effectif aux soins nécessaires à son état de santé dans son pays d'origine, il ne produit toutefois aucun document au soutien de son affirmation, susceptible de remettre en cause l'avis du collège des médecins émis en sens contraire. Par suite, alors même que l'état de santé de M. F nécessite une prise en charge dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.
10. En quatrième lieu, M. et Mme F font état de ce que leur vie privée et familiale se situe en France, il ressort toutefois des pièces du dossier que les requérants, entrés en France en 2018 ont un fils majeur de nationalité grecque résidant à Paris alors que leurs autres fils également majeurs, dont l'un a fait l'objet d'un refus de titre de séjour et d'une obligation de quitter le territoire français, ne résident pas en France. Les requérants bénéficient d'un hébergement d'urgence. La seule circonstance que Mme F exerce auprès de plusieurs particuliers les fonctions d'employé de maison depuis 2021 et les témoignages de ses employeurs ainsi que des attestations de suivi de cours de français n'établissent pas une intégration particulière en France. Dans ces conditions, la préfète du Rhône n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de M. et Mme F une atteinte disproportionnée au regard des buts poursuivis par la décision attaquée. Les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que celui tiré d'une erreur manifeste d'appréciation doivent dès lors être écartés.
11. En cinquième lieu, si la requérante soutient que la décision lui refusant un titre de séjour est entachée d'une erreur de fait dès lors qu'elle est présentée sans profession alors qu'elle exerce comme employée à domicile, cette circonstance prise isolément ou en conjonction avec les autres éléments présentés à l'appui du moyen tiré de l'atteinte à sa vie privée et familiale, ainsi qu'il a été dit au point 10 ne pouvait fonder un droit au séjour. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de fait doit être écarté.
12. En sixième lieu, les circonstances, rappelées aux points 9 et 10, dont font état M. et Mme F, ne sont pas suffisantes pour constituer des motifs exceptionnels ou des considérations humanitaires permettant de les admettre au séjour en application des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen ne peut en conséquence être accueilli.
Sur les décisions portant obligation de quitter le territoire :
13. En l'absence d'illégalité des décisions refusant un titre de séjour, le moyen tiré de ce que les décisions devraient être annulées par voie de conséquence de l'illégalité de ces décisions ne peut qu'être écarté.
14. Pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 7 et 8 le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que celui tiré d'une erreur manifeste d'appréciation doivent dès lors être écartés.
Sur les décisions fixant le délai de départ à 30 jours :
15. En l'absence d'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de ce que les décisions devraient être annulées par voie de conséquence de l'illégalité de ces décisions ne peut qu'être écarté.
Sur les décisions fixant le pays de destination :
16. En l'absence d'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de ce que les décisions devraient être annulées par voie de conséquence de l'illégalité de ces décisions ne peut qu'être écarté.
17. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9 et 10 le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que celui tiré d'une erreur manifeste d'appréciation doivent dès lors être écartés.
18. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les requêtes de M. B F et Mme E F doivent être rejetées en toutes leurs conclusions.
D É C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. B F et Mme E F sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B F et Mme E F et à la préfète du Rhône.
Délibéré après l'audience du 8 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Clément, président,
Mme Duca, première conseillère,
Mme Gros, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 octobre 2024.
Le président,
M. Clément
L'assesseure la plus ancienne,
A. Duca
La greffière,
A. Calmès
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,-2408470
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026