lundi 30 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2408561 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | PELISSIER-BOUAZZA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 août 2024, Mme B D, représentée par Me Pélissier-Bouazza, demande au juge des référés du tribunal :
1°) d'enjoindre au préfet de la Loire, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de lui fixer un rendez-vous en préfecture, afin qu'elle puisse déposer une demande de titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire de lui délivrer une carte de séjour portant la mention " famille de passeport talent " dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 90 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, dans l'attente du réexamen de son dossier ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie ; elle n'a pu déposer sa demande de titre de séjour en tant que " famille de passeport talent " sur le site de l'ANEF, malgré plusieurs tentatives et plusieurs demandes d'aide formulées sur la plateforme ; elle a également envoyé sa demande de titre de séjour par courrier à la préfecture de la Loire le 1er mars 2024 ; elle se trouve ainsi involontairement en situation irrégulière, alors qu'elle peut bénéficier de la délivrance d'un titre de plein droit ;
- la mesure sollicitée est utile, ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative et la mesure sollicitée ne fait l'objet d'aucune contestation sérieuse.
Par un mémoire enregistré le 24 septembre 2024, non communiqué, le préfet de la Loire indique n'avoir aucune observation à formuler et s'en remettre à la sagesse du tribunal.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".
2. Aux termes de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La demande d'un titre de séjour figurant sur une liste fixée par arrêté du ministre chargé de l'immigration s'effectue au moyen d'un téléservice à compter de la date fixée par le même arrêté. Les catégories de titres de séjour désignées par arrêté figurent en annexe 9 du présent code. / () En outre, une solution de substitution, prenant la forme d'un accueil physique permettant l'enregistrement de la demande, est mise en place pour l'étranger qui, ayant accompli toutes les diligences qui lui incombent () se trouve dans l'impossibilité constatée d'utiliser le téléservice pour des raisons tenant à la conception ou au mode de fonctionnement de celui-ci. "
3. Il ressort des pièces du dossier que Mme D, ressortissante de la République Démocratique du Congo née en 1993 et entrée en France en 2020, a entrepris des démarches en vue de la délivrance d'un titre de séjour mention " famille de passeport talent " sur le site de l'ANEF, en novembre 2023. Elle a échoué à plusieurs reprises dans ses tentatives, malgré les précisions apportées, suite à ses demandes, par le service d'assistance en ligne de la plateforme. Si Mme D a ensuite, par courrier du 1er mars 2024, envoyé les éléments de son dossier de titre de séjour à la préfecture de la Loire, en demandant à la préfecture de " bien vouloir étudier son dossier de première demande de titre de séjour ", elle ne justifie pas avoir jamais entrepris de démarches auprès de la préfecture de la Loire en vue de la délivrance d'un rendez-vous permettant l'enregistrement de sa demande, comme le prévoient les dispositions de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Faute d'une telle vaine démarche préalable à la saisine du juge, Mme D ne justifie pas se trouver dans une situation d'urgence justifiant qu'il soit enjoint à la préfecture de la Loire de lui fixer un rendez-vous.
4. Par ailleurs, et faute pour la demande de titre de séjour de Mme D d'être enregistrée, il ne peut être enjoint au préfet de la Loire de lui délivrer un récépissé de demande de titre ni, en tout état de cause, de lui délivrer un titre de séjour.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme D doit être rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B D et au préfet de la Loire.
Fait à Lyon, le 30 septembre 2024.
Le juge des référés,
T. A
La République mande et ordonne au préfet de la Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026