lundi 16 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2408762 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | BONNET |
Vu la procédure suivante :
I.- Par une requête, enregistrée le 3 septembre 2024, sous le n°2408762, Mme D A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 3 septembre 2024 par lequel la préfète du Rhône a décidé sa remise aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile.
Elle demande à être représentée par un avocat.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 septembre 2024, la préfète du Rhône conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que sa décision est régulière.
II.- Par une requête, enregistrée le 3 septembre 2024, sous le n°2408763, M. C B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 3 septembre 2024 par lequel la préfète du Rhône a décidé sa remise aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile.
Il demande à être représenté par un avocat.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 septembre 2024, la préfète du Rhône conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que sa décision est régulière.
La présidente du tribunal a désigné Mme Le Roux pour statuer sur les requêtes relatives aux décisions de remise des étrangers à l'État responsable de l'examen de la demande d'asile.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 11 septembre 2024, Mme Le Roux, magistrate désignée, a présenté son rapport, et entendu les observations orales de Me Bonnet, avocat d'astreinte représentant M. B et Mme A, qui confirme les conclusions à fin d'annulation des requérants et a soutenu que les requérants maîtrisent la langue française, ce qui facilitait leur intégration en France, à l'inverse de l'Allemagne, dont ils ne maîtrisent pas la langue.
M. B et Mme A, régulièrement convoquée, n'étant pas présents.
La préfète du Rhône, régulièrement convoquée, n'étant ni présente ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B et Mme A, ressortissants ivoiriens, déclarent être entrés sur le territoire français le 22 mai 2024. Ils ont sollicité l'enregistrement de leur demande d'asile et leurs empreintes ont été relevées le 7 juin 2024. La consultation du fichier européen EURODAC a mis en évidence que les intéressés avaient été identifiés en Italie, où ils ont respectivement demandé l'asile le 12 décembre 2022 et le 26 juillet 2023, et en Allemagne, où ils ont respectivement demandé l'asile, le 23 juillet 2023 et le 9 octobre 2023. M. B et Mme A ont alors été informés de la mise en œuvre de la procédure de réadmission pour les demandeurs d'asile. Alors que l'Italie a fait connaître son refus concernant leur réadmission, l'Allemagne a fait connaître son accord explicite pour la réadmission de M. B le 1er juillet 2024, et pour la réadmission de Mme A le 2 juillet 2024. Par deux arrêtés du 3 septembre 2024, la préfète du Rhône a décidé de leur remise aux autorités allemandes, responsables de l'examen de leur demande d'asile. Par deux requêtes, enregistrées respectivement sous les n°s 2408762 et 2408763, qui présentent les mêmes questions à juger et qu'il y a lieu de joindre pour statuer par un seul jugement, les requérants demandent l'annulation des arrêtés de la préfète du Rhône du 3 septembre 2024.
2. Au cours de l'audience, Me Bonnet a fait valoir que les requérants maîtrisent la langue française, ce qui facilitait leur intégration en France, à l'inverse de l'Allemagne, dont ils ne maîtrisent pas la langue. Toutefois, ces seules considérations, dépourvues de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, ne sauraient suffire à caractériser une erreur manifeste d'appréciation de leur situation personnelle par la préfète du Rhône. En tout état de cause, ce seul motif n'est pas de nature à porter une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni à justifier l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013. Par suite, le moyen doit être écarté.
3. Il résulte de ce qui précède que les requêtes présentées par M. B et Mme A doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête n° 2408762 de Mme A est rejetée.
Article 2 : La requête n° 2408763 de M. B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A, à M. C B et à la préfète du Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 septembre 2024.
La magistrate désignée,
J. LE ROUX,
La greffière,
L. BON-MARDION
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
N°s 2408762-2408763
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026