lundi 23 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2409393 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | TOMASI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 19 septembre 2024, M. B A D, représenté par Me Randi, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 17 septembre 2024 du préfet de la Savoie portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans en l'informant qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
3°) d'enjoindre à titre principal au préfet de la Savoie de lui délivrer un titre de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et à titre subsidiaire d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte :
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 200 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve qu'il renonce à percevoir la part contributive de l'Etat versée au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- sa requête est recevable.
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- le préfet a méconnu les dispositions de l'article L.423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il est père d'un enfant français mineur résidant en France et contribue à son entretien et à son éducation depuis sa naissance le 30 mars 2024 ;
- le préfet a violé les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale par voie d'exception d'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- il détient un droit au séjour en sa qualité de parent d'enfant français mineur au titre de l'article L.423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et ne peut pas faire l'objet d'une mesure d'éloignement ;
- le préfet a violé les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- elle est illégale par voie d'exception d'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est illégale par voie d'exception d'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale par voie d'exception d'illégalité des décisions portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire et refus d'octroi d'un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la décision de signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen :
- elle est illégale par voie d'exception d'illégalité des décisions portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire et interdiction de retour sur le territoire français.
La procédure a été communiquée au préfet de la Savoie qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Viallet, conseillère, pour statuer sur les requêtes relatives à des mesures d'éloignement adoptées à l'encontre de ressortissants étrangers et aux décisions accompagnant ces mesures.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Viallet, magistrate désignée, qui a informé les parties, conformément aux articles R. 611-7 du code de justice administrative et R. 922-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus de séjour dès lors qu'elles sont dirigées contre une décision inexistante ;
- et les observations de M. A D, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens, et précise qu'il s'est rendu aux rendez-vous en préfecture, qu'il a été procédé à un relevé de ses empreintes, qu'il n'a pas été informé de l'incomplétude de son dossier et qu'une attestation de dépôt lui a été délivrée ;
- et les observations de Me Iririra Nganga, se substituant à Me Tomasi, représentant le préfet de la Savoie, qui conclut au rejet de la requête et fait valoir que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A D, ressortissant tunisien né le 12 mai 1993 déclare être entré en France courant 2018. Le 15 juillet 2019, il a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai édictée par le préfet de la Savoie, assortie d'une interdiction de retour d'une durée d'un an et d'une assignation à résidence qu'il n'a pas respectée. Par décisions du 21 février 2020 du préfet de la Savoie, il s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour assortie d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, qu'il ne démontre pas avoir exécutée. Le 19 février 2021, le préfet de la Savoie a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, suite à laquelle l'intéressé est parti pour l'Italie avant de revenir en France un an et demi plus tard, sans quitter l'espace Schengen. Par un arrêté du 17 septembre 2024 dont M. A D demande l'annulation, le préfet de la Savoie lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans en l'informant qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
Sur l'admission à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. Eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. A D, il y a lieu de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
4. Il ressort des termes de l'acte attaqué que, faisant suite à la demande de délivrance d'un titre de séjour déposée le 28 juin 2024 par M. A D en tant que parent d'enfant français, le préfet a clôturé sa demande le 31 août 2024 faute de dépôt d'un document sollicité le 31 juillet 2024. M. A D fait valoir qu'il s'est rendu aux convocations en préfecture, qu'il a apporté tous les documents requis, qu'il a été procédé à un relevé de ses empreintes, qu'il n'a pas été informé de l'incomplétude de son dossier et qu'une attestation de dépôt lui a été délivrée. Dans ces conditions, et alors que la préfecture ne produit aucune pièce de nature à établir que le dossier de M. A D aurait été clôturé pour incomplétude, une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour doit être regardée comme née.
5. En premier lieu, l'acte attaqué a été signé par Mme E C, directrice de la citoyenneté et de la légalité, qui disposait d'une délégation de signature à cet effet par arrêté du préfet de la Savoie du 28 août 2024 régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté comme manquant en fait.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ".
7. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant aurait demandé la communication des motifs de la décision implicite de rejet attaquée. Par suite, le moyen tiré de son insuffisante motivation est inopérant et doit être écarté.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L.423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ".
9. M. A D soutient qu'il peut bénéficier d'un titre de séjour de plein droit sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précitées, en sa qualité de parent d'un enfant français né le 30 mars 2024 de sa relation avec une ressortissante française. En se bornant à produire deux factures d'achat en pharmacie de lotions nettoyantes pour bébé les 22 janvier et 6 février 2024, antérieurement à sa naissance, la facture d'achat d'un tapis d'éveil le 25 avril 2024 et une attestation de la mère de l'enfant du 18 septembre 2024 selon laquelle il a toujours contribué financièrement à ses besoins et s'est montré très présent dans son éducation, ces éléments ne suffisent pas à établir qu'il contribue effectivement à son entretien et à son éducation depuis sa naissance au sens des dispositions de l'article L.423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité. Par suite le moyen doit être écarté.
10. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
11. Si M. A D se prévaut de la durée de son séjour en France depuis son entrée irrégulière sur le territoire courant 2018, il ressort toutefois des pièces du dossier que l'intéressé, antérieurement à la décision attaquée, a fait l'objet de deux obligations de quitter le territoire français les 15 juillet 2019 et le 21 février 2020, ainsi que d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans, prononcée le 19 février 2021. Par ailleurs, s'il a déclaré être en concubinage avec la mère de son enfant depuis deux ans et demi, le couple ne vit ensemble que depuis janvier 2024 et il ressort des pièces du dossier que M. A D a été placé en garde à vue le 16 septembre 2024 suite à la plainte de cette dernière, finalement retirée 19 septembre 2024, pour des faits de violences commises en présence de leur enfant, suivies d'incapacité n'excédant pas huit jours. De plus, comme exposé au point 9, le requérant ne démontre pas l'effectivité de sa participation à l'entretien et à l'éducation de son enfant né le 30 mars 2024. Dans ces conditions, M. A D n'établit pas avoir fixé le centre de ses intérêts privés et familiaux en France, ce alors qu'il n'est pas dépourvu d'attaches personnelles et familiales en Tunisie, pays dans lequel il a vécu jusqu'à l'âge de 25 ans et où résident sa mère, une demi-sœur et un demi-frère. Dans ces conditions, eu égard aux conditions de son séjour en France, la décision attaquée n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale au regard des buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen soulevé par voie d'exception, tiré de l'illégalité de la décision portant refus de séjour doit être écarté.
13. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 5, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
14. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. () ".
15. L'autorité administrative ne peut légalement prendre une obligation de quitter le territoire français à l'encontre d'un étranger que si ce dernier se trouve en situation irrégulière au regard des règles relatives à l'entrée et au séjour. Lorsque la loi prescrit que l'intéressé doit se voir attribuer de plein droit un titre de séjour, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français.
16. M. A D soutient qu'il ne peut pas faire l'objet d'une décision l'obligeant à quitter le territoire français dès lors qu'il remplit les conditions de délivrance d'un titre de séjour de plein droit sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précitées, en sa qualité de parent d'un enfant français né le 30 mars 2024 de sa relation avec une ressortissante française. Toutefois, il résulte de ce qui a été exposé précédemment que l'intéressé, qui n'établit pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant depuis sa naissance au sens des dispositions de l'article L.423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité, ne remplit pas les conditions de délivrance d'un titre de séjour de plein droit. Par suite le moyen doit être écarté.
17. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 11, l'obligation de quitter le territoire français n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale au regard des buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
18. Il résulte de ce qui précède que le moyen soulevé par voie d'exception, tiré de l'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
19. Il résulte de ce qui précède que le moyen soulevé par voie d'exception, tiré de l'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
20. Il résulte de ce qui précède que le moyen soulevé par voie d'exception, tiré de l'illégalité des décisions portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire et refus d'octroi d'un délai de départ volontaire doit être écarté.
En ce qui concerne la décision de signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen :
21. Lorsqu'elle prend à l'égard d'un étranger une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français, l'autorité administrative se borne à informer l'intéressé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Une telle information ne constitue pas une décision distincte de la mesure d'interdiction de retour et n'est, dès lors, pas susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Par suite, le moyen soulevé par voie d'exception, tiré de l'illégalité des décisions portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire et interdiction de retour sur le territoire français doit être écarté.
22. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du préfet de la Savoie du 17 septembre 2024 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
DECIDE:
Article 1er : M. A D est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A D, au préfet de la Savoie et à Me Randi.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 septembre 2024.
La magistrate désignée,
ML. Viallet
Le greffier
T.Clement
La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026