lundi 7 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2409917 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | BECHAUX |
Vu les procédures suivantes :
I. - Par une requête, enregistrée 3 octobre 2024 sous le n° 2409917, M. F D, représenté par Me Béchaux, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 2 octobre 2024 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer lui a refusé l'entrée sur le territoire français au titre de l'asile et prescrit son réacheminement vers tout pays où il sera légalement admissible ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de mettre fin à sa privation de liberté et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- les modalités de transmission de l'avis de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et de la décision attaquée ont méconnu le principe de confidentialité de la demande d'asile ;
- compte tenu des conditions matérielles de cet entretien, il ne peut être déduit de ses déclarations que celles-ci seraient dépourvues de crédibilité ;
- la décision attaquée est entachée d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- sa vulnérabilité n'a pas été prise en compte, en violation de l'article L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la fixation du pays de destination de son éloignement viole l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que l'article 33 de la convention de Genève.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 octobre 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
II. - Par une requête, enregistrée 3 octobre 2024 sous le n° 2409918, Mme C A E, représentée par Me Béchaux, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 2 octobre 2024 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer lui a refusé l'entrée sur le territoire français au titre de l'asile et prescrit son réacheminement vers tout pays où elle sera légalement admissible ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de mettre fin à sa privation de liberté et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- les modalités de transmission de l'avis de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et de la décision attaquée ont méconnu le principe de confidentialité de la demande d'asile ;
- compte tenu des conditions matérielles de cet entretien, il ne peut être déduit de ses déclarations que celles-ci seraient dépourvues de crédibilité ;
- la décision attaquée est entachée d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- sa vulnérabilité n'a pas été prise en compte, en violation de l'article L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la fixation du pays de destination de son éloignement viole l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que l'article 33 de la convention de Genève.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 octobre 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.
Vu la prestation de serment de M. B, interprète en langue kurde.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de Genève relative au statut des réfugiés ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Gilbertas pour statuer en application de l'article L. 352-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties de l'audience publique, au cours de laquelle, après le rapport de l'affaire, ont été entendues :
- les observations de Me Béchaux, pour M. D et Mme A E, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens ;
- les remarques de M. D, assistée de M. B, interprète en langue kurde.
Le ministre de l'intérieur et des outre-mer, régulièrement convoqué, n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. F D et Mme C A E, ressortissants irakiens respectivement nés les 15 octobre 1989 et 7 janvier 1968, la seconde étant mère du premier, sont arrivés à l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry le 29 septembre 2024 par un vol en provenance de Corfou. Un refus d'entrée sur le territoire français leur a été opposé et ils ont été maintenus en zone d'attente. Le même jour, ils ont sollicité l'asile à la frontière. Après leur audition par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, qui a rendu un avis de non-admission, le ministre de l'intérieur et des outre-mer, par deux décisions du 2 octobre 2024, a rejeté leur demande d'entrée sur le territoire français au titre de l'asile et prescrit leur réacheminement vers tout pays où ils seraient légalement admissibles. M. D et Mme A E demandent, par les requêtes susvisées sur lesquelles il convient de statuer par un seul et même jugement, l'annulation de ces décisions du 2 octobre 2024.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle :
2. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions de l'article L. 352-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre M. D et Mme A E au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 visée ci-dessus.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, si la confidentialité des éléments d'information collectés par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides sur la personne sollicitant en France la qualité de réfugié est une garantie essentielle du droit d'asile, ce principe ne fait pas obstacle à ce que les agents habilités à mettre en œuvre le droit d'asile aient accès à ces informations. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la procédure suivie aurait porté atteinte au principe de confidentialité des éléments d'information résultant de la demande d'asile, dès lors que ces éléments n'ont été connus, transmis et étudiés que par les agents des autorités habilitées par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à traiter les demandes, à savoir les agents de police ainsi que les agents de l'office et du ministère de l'intérieur, tous astreints au secret professionnel. Enfin, la circonstance que les décisions en litige seraient transmises par télécopie pour leur être remises en zone d'attente n'est pas davantage de nature à méconnaître le principe de confidentialité.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 531-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'Office français de protection des réfugiés et apatrides peut décider de procéder à l'entretien personnel en ayant recours à un moyen de communication audiovisuelle dans les cas suivants : () 2° Lorsqu'il est retenu dans un lieu privatif de liberté () Les modalités techniques garantissant la confidentialité de la transmission et l'exactitude de la transcription des propos tenus au cours de l'entretien sont définies par décision du directeur général de l'office. / Le local destiné à recevoir les demandeurs d'asile entendus par un moyen de communication audiovisuelle doit avoir été préalablement agréé par le directeur général de l'office. () ".
5. Le recours par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides à un moyen de communication audiovisuelle pour procéder à l'entretien personnel avec un demandeur d'asile, comme le prévoient ces dispositions, ne porte pas par lui-même une atteinte aux droits de la défense. Il ne ressort pas des pièces du dossier que les entretiens dont les requérants ont bénéficié, qui ont duré plusieurs dizaines de minutes et au cours desquels ils ont indiqué avoir pu faire valoir l'ensemble des éléments pertinents pour leur demande de protection internationale, se caractériseraient par une quelconque privation de droit ou méconnaissance des dispositions précitées. Les moyens tirés de ce que ces entretiens n'auraient pas eu lieu dans des conditions matériellement satisfaisantes ne peuvent dès lors être accueillis.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision de refuser l'entrée en France à un étranger qui se présente à la frontière et demande à bénéficier du droit d'asile ne peut être prise que dans les cas suivants : () 3° La demande d'asile est manifestement infondée. / Constitue une demande d'asile manifestement infondée une demande qui, au regard des déclarations faites par l'étranger et des documents le cas échéant produits, est manifestement dénuée de pertinence au regard des conditions d'octroi de l'asile ou manifestement dépourvue de toute crédibilité en ce qui concerne le risque de persécutions ou d'atteintes graves ".
7. D'une part, il résulte de ces dispositions que, contrairement à ce que soutiennent M. D et Mme A E, il appartient au ministre de l'intérieur et des outre-mer saisi d'une demande d'admission sur le territoire français au titre de l'asile, d'apprécier si celle-ci n'est pas manifestement infondée, alors même qu'il n'est pas chargé d'examiner cette demande d'asile au fond. Il ne ressort par ailleurs pas de pièces du dossier que le ministre aurait excédé sa compétence en opérant une telle appréciation.
8. D'autre part, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, après audition des requérants, a rendu un avis défavorable à leur admission sur le territoire français, au motif que leurs déclarations étaient dénuées de tout élément crédible. Cet avis relève le l'absence de consistance et de cohérence des déclarations des intéressés s'agissant des conditions dans lesquelles l'assassinat, après détention et plusieurs dizaines d'années auparavant, du père de la famille aurait généré une vendetta dont ils seraient victimes. De même, cet avis relève que les circonstances dans lesquelles M. D aurait été agressé en 1996, ainsi que les modalités d'identification des agresseurs, sont dépourvues d'éléments crédibles, tout comme les conditions dans lesquels M. D assuré sa sécurité par la suite avant de gagner le Royaume-Uni en 2020. S'agissant du projet de mariage forcé de la sœur et fille, respectivement, de M. D et Mme A E, l'avis de l'OFPRA indique que leurs déclarations n'apportent aucun élément précis sur les modalités selon lesquels l'oncle de M. D, instigateur du mariage, aurait pu contraindre la famille à l'accepter ni les risques entraînés par leur refus. Dans ces conditions, c'est sans erreur de droit ni erreur d'appréciation que le ministre de l'intérieur et des outre-mer a estimé manifestement infondé leur demande d'entrée sur le territoire au titre de l'asile et refusé aux intéressés l'entrée sur le territoire français au titre de l'asile.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf dans le cas où l'examen de la demande d'asile relève de la compétence d'un autre Etat, la décision de refus d'entrée ne peut être prise qu'après consultation de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, qui rend son avis dans un délai fixé par voie réglementaire et dans le respect des garanties procédurales prévues au titre III du livre V. L'office tient compte de la vulnérabilité du demandeur d'asile. / L'avocat ou le représentant d'une des associations mentionnées à l'article L. 531-15, désigné par l'étranger, est autorisé à pénétrer dans la zone d'attente pour l'accompagner à son entretien dans les conditions prévues au même article. () ".
10. Si les requérants indiquent, sans précisions supplémentaires, que Mme A E souffre de problème de santé importants, il ressort du certificat médical du 29 septembre 2024 produit que l'état de santé de l'intéressée a bien été pris en compte dans la procédure suivie. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit ainsi être écarté.
11. En dernier lieu, aux termes de l'article 33 de la convention de Genève relative au statut des réfugiés : " 1. Aucun des États Contractants n'expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. 2. Le bénéfice de la présente disposition ne pourra toutefois être invoqué par un réfugié qu'il y aura des raisons sérieuses de considérer comme un danger pour la sécurité du pays où il se trouve ou qui, ayant été l'objet d'une condamnation définitive pour un crime ou délit particulièrement grave, constitue une menace pour la communauté dudit pays ". Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants ".
12. M. D et Mme A E, qui ne justifient pas avoir la qualité de réfugié, ne peuvent utilement se prévaloir du principe de non-refoulement résultant de l'article 33 de la convention de Genève. Il ne ressort par ailleurs pas des pièces du dossier que leur vie serait menacée en cas de réacheminement en Grèce ou vers un autre pays où ils sont légalement admissibles, ni qu'ils y seraient exposés à des traitements inhumains ou dégradants, en violations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13. Il résulte de ce qui précède que M. D et Mme A E ne sont pas fondés à demander l'annulation des décisions du 2 octobre 2024 leur refusant l'entrée sur le territoire français et fixant le pays de destination de leur réacheminement.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Le présent jugement, qui rejette les conclusions des requêtes à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction présentées par les requérants doivent être également rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 visée ci-dessus font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans les présentes instances, la partie perdante, le versement d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : M. D est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Mme A E est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 3 : Le surplus des conclusions des requêtes n° 2409917 et n° 2409918 est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. F D, à Mme C A E et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 octobre 2024.
Le magistrat désigné,
M. Gilbertas
Le greffier,
T. Clément
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Nos 2409917, 2409918
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026