jeudi 10 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2410100 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | DELEUZE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 octobre 2024, Mme A C, représentée par Me Deleuze, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d'annuler la décision du maire de Saint-Maurice-de-Gourdans de refus de raccordement provisoire au réseau électrique des parcelles lui appartenant, situées chemin de la Rivoire ;
2°) d'enjoindre au maire de Saint-Maurice-de-Gourdans d'autoriser le raccordement provisoire au réseau ENEDIS des parcelles cadastrées section D 112, 1126 et 1127, situées chemin de la Rivoire, sous astreinte de 500 euros par jour de retard à l'expiration d'un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de l'ordonnance ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Maurice-de-Gourdans la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie, dès lors qu'elle vit avec sa fille et ses deux petits-enfants sur les parcelles en cause, dont elle est propriétaire ; elle se voit privée de son droit à un accès à l'électricité ; elle se trouve placée dans un climat de précarité et ne peut mener une vie familiale normale, alors en outre qu'elle souffre de problèmes de santé ; l'arrêt de la fourniture d'électricité est prévu pour le 11 octobre prochain ;
- cette décision est manifestement illégale, puisqu'elle ne lui a pas été notifiée, seule la société Enedis lui en ayant fait part ; le maire de la commune n'avait pas compétence pour s'opposer à une demande de raccordement provisoire, ne pouvant s'opposer qu'à un raccordement définitif ; la circonstance que le terrain est inconstructible est à cet égard sans incidence ; le caractère provisoire du raccordement ne peut être contesté ;
- il est ainsi porté une atteinte grave à sa son droit au respect de sa vie privée et familiale ainsi qu'à la protection de son domicile et son droit de propriété.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. En vertu de l'article L. 521-2 du code de justice administrative le juge des référés peut, en cas d'urgence caractérisée, ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une autorité administrative aurait porté une atteinte grave et manifestement illégale. L'article L. 522-3 de ce code prévoit que le juge des référés peut rejeter une requête par une ordonnance motivée, sans instruction contradictoire ni audience publique, lorsqu'elle ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
2. Il résulte de l'instruction que Mme C est propriétaire d'un terrain situé chemin de la Rivoire à Saint-Maurice-de-Gourdans, où elle habite dans une caravane avec sa fille et ses deux petits-enfants. Le 27 août 2024, elle a déposé une demande de prolongation de raccordement provisoire au réseau électrique de ses terrains jusqu'au 2 septembre 2025. Ainsi qu'il ressort d'un extrait de messagerie électronique qu'elle produit, la société ENEDIS lui a indiqué que la mairie de Saint-Maurice-de-Gourdans s'est opposée à cette prolongation et qu'une dépose de son raccordement aurait lieu le 11 octobre 2024. Mme C demande au juge des référés d'annuler cette décision et d'enjoindre au maire de la commune d'autoriser le raccordement.
3. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. "
4. Le juge des référés ne pouvant prendre que des mesures à caractère provisoire, les conclusions de Mme C tendant à l'annulation de la décision du maire ne peuvent qu'être rejetées comme irrecevables.
5. Par ailleurs, il ne résulte pas de l'instruction que Mme C ait, préalablement à l'introduction de la requête, saisi la commune de Saint-Maurice-de-Gourdans de la moindre démarche pour connaître des motifs du refus qui a été opposé à sa demande. En effet, et contrairement à ce que soutient la requérante, le maire peut s'opposer à une demande de raccordement provisoire, par exemple, le cas échéant, en contestant le fait que le raccordement soit réellement provisoire, alors d'ailleurs qu'en l'espèce, le refus porte sur une demande de prolongation du raccordement d'un terrain desservi par l'électricité depuis au moins un an et demi, selon les factures produites. Ainsi, dans ces circonstances et compte tenu au surplus de l'absence d'éléments précis au dossier sur la situation de la requérante, qui ne permettent pas non plus de tenir pour établies ses allégations sur l'urgence qu'il y aurait à prononcer une mesure d'injonction, et alors que les conditions de notification d'une décision sont par elles-mêmes sans incidence sur sa légalité, les éléments très peu circonstanciés dont fait état Mme C ne permettent pas au juge des référés d'apprécier l'atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales qu'aurait porté à sa situation la commune.
6. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme C, irrecevable en ce qu'elle tend à l'annulation d'une décision administrative, et manifestement mal fondée, en l'état de l'instruction, pour le surplus, doit être rejetée en toutes ses conclusions par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C.
Copie en sera adressée à la commune de Saint-Maurice-de-Gourdans.
Fait à Lyon, le 10 octobre 2024.
Le juge des référés,
T. B
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026