mardi 25 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2410176 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | GODDET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés respectivement le 9 octobre 2024 et le 5 décembre 2024, Mme E D A, représentée par Me Goddet, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 13 septembre 2024 par laquelle la préfète du Rhône a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français, a fixé un délai de départ volontaire et le pays de destination ;
3°) d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans l'attente du réexamen de sa situation dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser, à son conseil, en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence de son auteur ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- la préfète du Rhône n'a pas procédé à un examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;
- la préfète du Rhône s'est estimée à tort en situation de compétence liée ;
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences sur sa situation ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée méconnaît son droit à être entendue tel que garanti par les principes généraux du droit de l'Union européenne ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences sur sa situation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- la décision attaquée est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions de l'article L.721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 janvier 2025, la préfète du Rhône conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Mme D A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 janvier 2025.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Jorda, première conseillère.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E D A, ressortissante camerounaise née le 24 avril 1960, est entrée sur le territoire national le 17 août 2019, sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa de court séjour valable du 8 août au 13 septembre 2019. Le 27 octobre 2021, elle a déposé une demande d'asile. Par une décision du 18 mai 2022, l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a déclaré sa demande irrecevable et, par une décision du 12 avril 2023, la Cour nationale du droit d'asile a rejeté son recours. Par un arrêté du 13 septembre 2024, dont la requérante demande l'annulation, la préfète du Rhône a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français, a fixé un délai de départ volontaire et le pays de destination.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Par une décision du bureau d'aide juridictionnelle, en date du 9 janvier 2025, Mme D A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, sa demande tendant à être admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle est devenue sans objet. Dès lors, il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur le surplus des conclusions de la requête :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :
3. En premier lieu, l'arrêté contesté a été signé par Mme B C, directrice des migrations et de l'intégration, qui a reçu délégation à cet effet par un arrêté de la préfète du Rhône en date du 15 mai 2024, publié le lendemain au recueil des actes administratifs, librement accessible tant au juge qu'aux parties. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire doit être écarté.
4. En deuxième lieu, l'arrêté contesté vise les textes utiles sur lesquels il se fonde, notamment les dispositions des articles L.425-9, L.435-1 et L. 611-1 3° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par ailleurs, il mentionne les éléments déterminants relatifs à la situation personnelle de Mme D A qui ont conduit la préfète à rejeter sa demande d'admission au séjour et à l'obliger à quitter le territoire français, notamment le fait que sa demande d'asile a été définitivement rejetée, qu'elle ne remplit pas les conditions prévues à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que sa situation ne lui permet pas à titre subsidiaire de bénéficier d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L.435-1 du même code, qu'elle ne justifie pas d'une intégration professionnelle, ni de liens familiaux d'une intensité particulière en France et qu'elle n'établit pas que sa vie ou sa liberté serait menacée dans son pays d'origine, ni qu'elle serait exposée à des peines ou des traitements dégradants. Dans ces conditions, l'arrêté contesté comporte l'énoncé des éléments de droit et de fait qui constituent le fondement de chacune des décisions qu'il comporte. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
5. En troisième lieu, il ne ressort, ni des pièces du dossier, ni des termes de l'arrêté attaqué que la préfète du Rhône n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation de la requérante ou qu'elle se serait estimée à tort en situation de compétence liée par l'avis du collège des médecins de l'OFII du 6 février 2024, qu'elle produit à l'instance. Par suite, ces moyens doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an () ".
7. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous les éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
8. Pour refuser la demande d'admission au séjour déposée par Mme D A, la préfète du Rhône s'est notamment fondée sur l'avis rendu le 6 février 2024 par le collège de médecins de l'OFII. Dans cet avis, le collège des médecins a estimé que l'état de santé de Mme D A nécessite une prise en charge médicale dont le défaut ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité et que son état pouvait lui permettre de voyager sans risque vers son pays d'origine.
9. Pour contester l'avis rendu par le collège de médecins, Mme D A, qui a levé le secret médical et qui souffre d'un état de sinistrose avec tristesse permanente et projection somatique majeure, d'une douleur pelvienne chronique invalidante avec des troubles de statique rectale, et d'un syndrome myofascial, verse au débat un certificat d'un médecin d'une association intervenant auprès des demandeurs d'asile du 13 septembre 2022 ne mentionnant aucun traitement particulier, un certificat d'un médecin généraliste du 25 septembre 2024, postérieur à la décision contestée du 13 septembre 2024 mais concernant son état de santé antérieur, mentionnant une prise en charge spécialisée qui doit se poursuivre et la réalisation éventuelle d'une chirurgie. Ces mentions, qui ne font pas état d'une gravité élevée de survenance des risques encourus ni au demeurant d'un traitement précis, ne sauraient suffire à remettre en cause le bien-fondé de l'avis rendu par le collège de médecins de l'OFII. Il en est de même s'agissant de l'article publié le 30 mai 2023 par le Haut-commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit donc être écarté.
10. En second lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ". Pour l'application des stipulations précitées, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
11. Il ressort des pièces du dossier que Mme D A, célibataire, ne justifie d'aucun lien en France permettant de considérer qu'elle y aurait des attaches d'une particulière intensité, ni ne démontre être dépourvue de toute attache familiale dans son pays d'origine, le Cameroun, où résident ses parents, son enfant et ses sœurs. La requérante se prévaut d'un engagement associatif et d'attestations non circonstanciées indiquant qu'elle peut effectuer des tâches ménagères et qu'elle est une personne sociable et appréciée. Toutefois, ces éléments ne suffisent pas à justifier d'une insertion sociale et professionnelle particulière. Par ailleurs, si elle invoque des mauvais traitements subis dans son pays d'origine, elle n'établit pas le lien avec sa vie privée et familiale en France. Dans ces conditions, la décision portant refus de titre de séjour ne peut être regardée comme portant une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme D A. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation de Mme D A au regard des conséquences sur sa situation personnelle doit également être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. A l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous les éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, lequel doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Le droit de l'intéressé d'être entendu, ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de titre de séjour, n'impose pas à l'autorité administrative de mettre l'intéressé à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations, de façon spécifique, sur l'obligation de quitter le territoire français qui est prise concomitamment et en conséquence du refus de titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de la violation du droit d'être entendu préalablement à l'édiction de la décision contestée doit par conséquent être écarté.
13. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux retenus au point 12, Mme D A n'est pas fondée à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaîtrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni qu'elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
14. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision portant fixation du pays de destination serait privée de base légale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
15. En second lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". L'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule quant à lui que : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
16. En l'espèce, alors que sa demande d'asile a été définitivement rejetée, Mme D A se borne à soutenir qu'elle craint de subir des violences de la part de son ex conjoint avec qui elle n'a plus de contact depuis son arrivée en France en 2019, sans fournir aucune explication plus circonstanciée sur la teneur des craintes évoquées. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions et stipulations précitées ainsi que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par Mme D A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées aux fins d'injonction sous astreinte et, en tout état de cause, celles présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme D A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E D A, à Me Goddet et à la préfète du Rhône.
Délibéré après l'audience du 11 février 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Bour, présidente,
Mme Jorda, première conseillère,
Mme Le Roux, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 février 2025.
La rapporteure,
V. JordaLa présidente,
A-S. Bour
La greffière,
S. Rivoire
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026