LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2411111

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2411111

mardi 27 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2411111
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation6ème chambre
Avocat requérantPELISSIER-BOUAZZA

Résumé IA

Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon (6ème chambre) rejette la requête de M. B, ressortissant albanais, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de cinq ans prononcées par le préfet de la Loire le 3 octobre 2024. Le tribunal écarte les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur les dispositions des articles L. 435-4, L. 432-1-1, L. 611-1, L. 612-1, L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée, le 4 novembre 2024, M. A B, représenté par Me Pellisier-Bouazza, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions du 3 octobre 2024 par lesquelles le préfet de la Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Loire de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement sous astreinte de 90 euros par jour de retard, ou de réexaminer sa situation et de lui délivrer, durant cet examen, une autorisation provisoire de séjour sous les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions de l'article L 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées et entachées d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;

- il remplit les conditions fixées les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la circulaire dite " Valls " du 28 novembre 2012 pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour au titre du travail ;

- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour en méconnaissance de l'article L. 435-1 du le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- les décisions attaquées méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- l'interdiction de retour n'est pas fondée dès lors qu'il justifie de circonstances humanitaires en vertu de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

La requête a été communiquée, le 18 novembre 2024, au préfet de la Loire.

Par une ordonnance du 16 avril 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 5 mai 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement ayant dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Bardad, première conseillère ;

- les observations de M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant albanais, né le 24 avril 1997, est entré irrégulièrement en France, le 12 novembre 2012. Il a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance par un jugement du juge des enfants du tribunal pour enfant C du 18 janvier 2013. Par une décision du 17 juin 2014, la préfète de la Loire a refusé de lui délivrer un document de circulation pour mineur étranger. Le recours exercé à l'encontre de cette décision a été rejeté, par un jugement du tribunal administratif de Lyon, le 3 mai 2016. Par décisions du 20 novembre 2015, le préfet de la Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire dans le délai de départ volontaire de trente jours et a fixé le pays de destination. Le recours exercé à l'encontre de ces décisions a été rejeté, par un jugement du tribunal administratif de Lyon, le 12 juillet 2016, puis par une ordonnance du président de la cour administrative d'appel de Lyon, le 7 novembre 2016. Par ailleurs, M. B a été condamné par jugement du tribunal correctionnel du Puy-en-Velay du 5 octobre 2017 à une peine d'emprisonnement de trente mois pour des faits de vol et recel de biens provenant d'un vol. Il a été détenu à la maison d'arrêt d'Aurillac. Par décisions du 12 mars 2018, le préfet du Cantal l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et l'a interdit de retour sur le territoire pour une durée de trois ans. Le recours exercé à l'encontre de ces décisions a été rejeté, par un jugement du magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Clermont-Ferrand du 8 novembre 2018, puis par un arrêt de la cour administrative de Lyon du 27 février 2020. M. B a présenté, le 8 juillet 2024, une demande de titre de séjour portant la mention " travailleur temporaire " ou " salarié " sur le fondement de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par décisions du 3 octobre 2024, le préfet de la Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée de cinq ans. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de ces décisions.

2. En premier lieu, les décisions en litige mentionnent les considérations de droit et de fait sur lesquelles elles sont fondées notamment les dispositions de l'article L. 435-4, celles du 1° de l'article L. 432-1-1, du 3° de l'article L. 611-1, de l'article L. 612-1, de l'article L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précisent les éléments relatifs à la situation personnelle, familiale et professionnelle de M. B. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

3. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier ni des termes des décisions du 3 octobre 2024, que le préfet de la Loire n'aurait pas procédé à l'examen particulier de la situation personnelle de M. B. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.

4. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. / () ".

5. Il ressort des pièces du dossier que M. B est entré en France, le 12 novembre 2012. Il a obtenu un certificat d'aptitude (CAP) Agent polyvalent de restauration, le 30 juin 2015 et exercé une activité professionnelle dans le cadre de contrat à durée déterminée et à durée indéterminée au cours des années 2019 à 2023. L'intéressé a fait l'objet de deux obligations de quitter le territoire les 20 novembre 2015 et 12 mars 2018 qu'il n'a pas exécutées, dont une mesure dernière mesure d'éloignement assortie d'une interdiction de retour pendant trois ans. Par ailleurs, il ressort des mentions du bulletin n° 2 du casier judiciaire de M. B qu'il a été condamné, par un jugement du tribunal correctionnel du Puy-en-Velay du 5 octobre 2017 à une peine de 2 ans et 6 mois d'emprisonnement et à une interdiction de séjour pendant cinq ans d'une part, pour des faits de vol par ruse, effraction ou escalade dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt aggravé par une autre circonstance commis du 25 au 26 août 2016, du 27 au 28 août 2016, et le 31 août 2016, et d'autre part pour recel de biens provenant d'un vol, commis du 30 au 31 août 2016. Enfin, le requérant n'établit pas être dépourvu de toute attache familiale dans son pays d'origine. Dans ces conditons, le préfet de la Loire n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de M. B au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels les décisions ont été prises. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme doit être écarté ainsi que, pour les mêmes motifs, celui tiré de le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de ces décisions sur la situation personnelle du requérant.

6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. / Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat. ".

7. D'une part, M. B, qui a sollicité son admission exceptionnelle au séjour au titre des métiers à tension sur le fondement de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne peut utilement se prévaloir de ce que le refus de séjour a méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 de ce code dès lors qu'il n'a pas présenté une demande de titre de séjour sur le fondement de cet article et que le préfet de la Loire n'a pas procédé à l'examen de son droit au séjour au regard de ces dispositions. Ensuite, lorsque la loi prescrit que l'intéressé doit se voir attribuer de plein droit un titre de séjour, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. toutefois, les dispositions de l'article L. 435-1 du même code ne prescrivent pas la délivrance d'un titre de séjour de plein droit mais laissent à l'administration un large pouvoir pour apprécier si l'admission au séjour d'un ressortissant étranger répond à des considérations humanitaires ou si elle se justifie au regard des motifs exceptionnels dont l'intéressé se prévaut. Par suite, le moyen tiré de ce que M. B pouvait bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité doit être écarté.

8. D'autre part, tel que cela a été précédemment exposé, M. B n'a pas présenté de demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En tout état de cause, les périodes de détention accomplies à la suite d'une condamnation à des peines privatives de liberté ne peuvent être prises en compte dans le calcul de la durée de la résidence en France ni davantage celles durant lesquelles l'intéressé faisait l'objet d'une interdiction de retour en France, alors même qu'il a continué à séjourner sur le territoire national sans respecter cette interdiction. Le requérant qui n'apporte, d'ailleurs, aucun élément sur sa résidence en France au cours des années 2016, 2017 et 2018, ne justifiait pas, ainsi à la date de la décision attaquée, résider habituellement en France depuis plus de dix ans. Dans ces conditions,contrairement à ce que soutient le requérant, le préfet de la Loire n'était ainsi pas tenu de saisir la commission du titre de séjour en application des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure que constituerait l'absence de saisine de cette commission en méconnaissance de cet article L. 435-1 doit être écarté.

9. En cinquième lieu, M. B qui ne détient aucun droit à l'exercice par le préfet de son pouvoir de régularisation, ne peut utilement se prévaloir des orientations générales contenues dans la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière dans le cadre des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

10. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire au-delà du délai de départ volontaire, l'autorité administrative édicte une interdiction de retour. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-8 dudit code : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".

11. Tout d'abord, le requérant ne saurait utilement se prévaloir de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 612-7 du le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que la décision portant interdiction de retour est fondée, non sur les dispositions de cet article, mais sur celles de l'article L. 612-8 combinées avec l'article L. 612-10 de ce code. Ensuite, si M.B expose que sa situation personnelle présenterait le caractère de " circonstances humanitaires " justifiant une absence d'interdiction de retour, il ressort des pièces du dossier que le requérant, qui déclare être présent sur le territoire français depuis 2012, a toutefois fait l'objet d'une première décision portant obligation de quitter le territoire français avec délai de trente jours le 26 novembre 2015, puis d'une seconde mesure d'éloignement prononcée le 13 mars 2018 assortie d'une interdiction de retour d'une durée de trois ans qu'il n'a pas exécutées. Il ressort également des pièces du dossier qu'il a été condamné par un jugement du tribunal correctionnel du Puy-en-Velay du 5 octobre 2017 à une peine de 2 ans et 6 mois d'emprisonnement et à une interdiction de séjour pendant cinq ans d'une part, pour des faits de vol par ruse, effraction ou escalade dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt aggravé par une autre circonstance commis du 25 au 26 août 2016, du 27 au 28 août 2016, et le 31 août 2016, et d'autre part pour recel de biens provenant d'un vol, commis du 30 au 31 août 2016. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments et de la situation personnelle et familiale de M. B exposée précédemment, en faisant interdiction à l'intéressé de retourner sur le territoire français pendant une durée de cinq années, le préfet de la Loire n'a pas entaché sa décision d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions applicables, ni commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation personnelle de l'intéressé.

12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la Loire.

Délibéré après l'audience le 13 mai 2025, à laquelle siégeaient :

M. Segado, président,

Mme Bardad, première conseillère,

Mme Boulay, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 mai 2025.

La rapporteure,

N. BardadLe président,

J. Segado

La greffière,

F. Abdillah

La République mande et ordonne au préfet de la Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Une greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions