mardi 11 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2411366 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | KADRI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 novembre 2024, M. B A, représenté par Me Kadri, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 avril 2024 par lequel le préfet de la Loire a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire national dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire d'une durée de cinq ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de trente jours ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans le même délai et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement, à son conseil, d'une somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'incompétence de son signataire ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à la menace qu'il représente pour l'ordre public ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il est père d'un enfant français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à la menace qu'il représente pour l'ordre public ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et de celle portant obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et de celle portant obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et de celle portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
La requête a été régulièrement communiquée à la préfète du Rhône, qui n'a pas produit d'observations avant la clôture de l'instruction.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 4 octobre 2024.
La clôture de l'instruction a été fixée au 22 janvier 2025 par une ordonnance du 8 janvier 2025.
Vu l'arrêté attaqué et les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Bour, présidente.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant camerounais né le 10 septembre 1999, est entré régulièrement sur le territoire français en septembre 2019. Suite à son interpellation pour des faits de violences sur concubin, et par une décision du 11 mars 2020, le préfet des Alpes-Maritimes lui a fait obligation de quitter le territoire sans délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée de trois ans. Confirmée par le tribunal administratif de Lyon par un jugement du 29 juin 2020, cette décision a toutefois été annulée par la cour administrative d'appel de Lyon le 4 février 2021, qui a enjoint au réexamen de la situation de l'intéressé. Le 26 novembre 2021, le préfet de la Loire a refusé de l'admettre au séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Cette décision ayant été annulée par le tribunal administratif de Lyon par un jugement du 9 août 2022, avec injonction au réexamen de sa situation, le préfet de la Loire a pris un nouvel arrêté à l'encontre de M. A, le 16 avril 2024, contesté par le présent recours, portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, assorti d'une interdiction de retour d'une durée de cinq ans.
Sur les conclusions en annulation et en injonction :
En ce qui concerne le refus de séjour :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. Dominique Schuffenecker, secrétaire général de la préfecture de la Loire, en vertu de la délégation consentie à cet effet par un arrêté du préfet de la Loire du 13 juillet 2023, publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture le 24 juillet suivant. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'autorité signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 432-1 du même code : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ". Lorsque l'administration oppose le motif de menace à l'ordre public pour refuser de faire droit à une demande de titre de séjour, il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de rechercher si les faits qu'elle invoque à cet égard sont de nature à justifier légalement sa décision.
4. Pour refuser la délivrance de la carte de séjour de M. A, le préfet s'est notamment fondé sur le motif tiré de ce que sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public. Il ressort des pièces du dossier et des termes mêmes de la décision attaquée que M. A a fait l'objet de deux condamnations pénales depuis 2020, le tribunal correctionnel de Nice l'ayant condamné à une peine de cinq mois d'emprisonnement avec sursis, par jugement du 1er septembre 2020, pour des faits de violence sans incapacité par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité et pour dégradation ou détérioration d'un bien appartenant à autrui, et le tribunal correctionnel de Saint-Etienne l'ayant condamné à dix mois d'emprisonnement avec sursis, par jugement du 20 octobre 2023, pour des faits de violence suivie d'une incapacité supérieure à huit jours par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, en récidive. Compte tenu du caractère récent de ces condamnations, de la gravité de ces agissements et de leur caractère réitéré, ces éléments sont de nature à démontrer que la présence de M. A sur le territoire français constitue actuellement une menace pour l'ordre public. La circonstance qu'il suit une formation professionnelle, qu'il n'est plus en contact avec la dernière victime et qu'il est père d'une fille française âgée de trois ans est sans incidence sur la caractérisation de la menace qu'il représente pour l'ordre public. Par suite, en refusant la délivrance de sa carte de séjour pour ce motif, le préfet de la Loire n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".
6. Si M. A se prévaut des dispositions précitées, il ressort des pièces du dossier qu'il n'est plus en contact avec la mère de sa fille, du fait d'une peine complémentaire prononcée le 20 octobre 2023 lui interdisant d'entrer en relation avec celle-ci, et qu'il n'établit aucunement participer à l'entretien et à l'éducation de son enfant, en se bornant à faire valoir qu'une mesure d'assistance éducative en milieu ouvert a été mise en place dans le but d'accompagner et soutenir les deux parents dans leur relation avec leur fille, sans établir ni même soutenir qu'il lui rendait visite dans ce cadre à la date de la décision attaquée, alors qu'il ressort au contraire du jugement du tribunal pour enfants du 14 avril 2023, qu'il produit lui-même, qu'il n'a pas exercé régulièrement son droit de visite et qu'il a besoin de travailler son lien avec sa fille. Dès lors, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Loire aurait méconnu les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont il n'établit pas remplir les conditions.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ". Il ressort des pièces du dossier que M. A n'est présent sur le territoire français que depuis 2019, qu'il a eu une fille en 2021 avec une ressortissante française avec laquelle il n'est aujourd'hui plus en contact, et n'apporte aucun élément démontrant un lien avec sa fille. De plus, il ne justifie d'aucune insertion socio-professionnelle et ne justifie pas non plus être dépourvu de toute attache avec son pays d'origine dans lequel il a vécu la majeure partie de son existence. Par suite, c'est sans méconnaître les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni entacher sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation que le préfet de la Loire a pris la décision contestée.
8. En dernier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". En l'espèce, alors que la décision contestée, portant refus de titre de séjour, n'a ni pour objet, ni pour effet de séparer l'enfant de son père, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaîtrait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision refusant son admission au séjour à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
10. En deuxième lieu, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation quant à la menace que M. A constitue pour l'ordre public doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux développés au point 4.
11. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux retenus au point 7, alors que M. A n'établit pas la réalité d'une vie privée et familiale à laquelle il serait porté une atteinte disproportionnée au regard des buts pour lesquels la décision contestée est prise, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
12. En quatrième et dernier lieu, et comme il a été dit au point 6, M. A n'apporte aucun élément circonstancié démontrant la réalité d'un lien avec sa fille et ne justifie aucunement participer à l'entretien et à l'éducation de son enfant. Par suite, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'obligation de quitter le territoire français prononcée à son encontre porterait atteinte à l'intérêt primordial de cette enfant, et le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
En ce qui concerne les décisions fixant le délai de départ volontaire et fixant le pays de destination :
13. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à exciper de l'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le délai de départ volontaire et la décision fixant le pays de destination.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
14. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à exciper de l'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.
15. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ", et aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
16. Le requérant soutient que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans est disproportionnée tant dans son principe que dans sa durée. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé était présent depuis moins de cinq ans sur le territoire national à la date de la décision attaquée, n'y justifie pas d'une vie privée et familiale ancienne, intense et stable, ne démontre pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de sa fille de nationalité française, et représente une menace pour l'ordre public comme il a été développé au point 4. Par suite, et alors même que M. A n'a jamais fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, le préfet de la Loire n'a pas commis d'erreur d'appréciation et n'a pas méconnu les dispositions précitées en édictant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire et en fixant la durée de cette mesure à cinq ans.
17. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions en injonction.
Sur les frais de l'instance :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme que M. A demande, au bénéfice de son conseil, au titre des frais de l'instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Kadri et au préfet de la Loire.
Délibéré après l'audience du 28 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Bour, présidente,
Mme Jorda, première conseillère,
Mme Le Roux, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 février 2025.
La présidente-rapporteure,
A-S. BourL'assesseure la plus ancienne,
V. Jorda
La greffière,
C. Touja
La République mande et ordonne au préfet de la Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026