vendredi 29 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2411716 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | TOMASI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 novembre 2024, M. B A, représenté par Me Bescou, demande au tribunal :
1°) de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler la décision par laquelle le préfet de l'Isère a rejeté sa demande de renouvellement de son titre de séjour ainsi que les décisions du 24 novembre 2024 par lesquelles le préfet de l'Isère l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Isère ou à tout autre préfet qui deviendrait territorialement compétent de lui délivrer une carte de résident ou une carte de séjour temporaire d'une durée d'une année portant la mention " vie privée et familiale " ou d'une durée de cinq années portant la mention " membre de famille D européenne " ou à tout le moins de procéder au réexamen de sa situation et de sa demande de titre de séjour dans un délai de deux mois courant à compter de la notification du jugement à intervenir et dans l'attente et sans délai de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
4°) d'enjoindre au préfet de l'Isère, dans les mêmes conditions, de procéder à l'effacement de son signalement dans le système d'information Schengen ;
5°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil d'une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve pour ce dernier de renoncer au bénéfice de la part contributive de l'État à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.
Il soutient que :
- faute de justification de la délégation de signature accordée au signataire des décisions signées pour le préfet de l'Isère, ces décisions sont entachées d'incompétence ;
- la décision de refus de titre de séjour est entachée d'un vice de procédure, la réserve d'ordre public ne pouvant être opposée sans saisine préalable de la commission du titre de séjour sur le fondement de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou de l'article L. 435-1 de ce code dès lors qu'il justifie de plus de dix années de présence habituelle sur le territoire français ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen ;
- elle est entachée d'une " erreur de fait " s'agissant de la menace à l'ordre public ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article L. 233-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle porte une atteinte disproportionnée au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît le 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale compte tenu de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît le 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- il entre dans un cas de délivrance de plein droit d'un titre de séjour, sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et en tant que membre de famille de citoyen D européenne, faisant obstacle à son éloignement ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
- la décision de refus de délai de départ volontaire est illégale en ce qu'elle repose sur une décision illégale ;
- elle est entachée d'erreurs de droit, de fait et d'appréciation dès lors que les dispositions du 2° de l'article L. 612-3 ne sont pas applicables à sa situation, qu'il a sollicité la sous-préfecture de la Tour du Pin pour connaître l'état d'avancement de sa demande de titre, que la seule référence à un ou plusieurs critères de l'article L. 612-3 est insuffisant pour le priver de tout délai de départ volontaire, qu'il présente des garantie de représentation et justifie de circonstances particulières ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale compte tenu de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est illégale compte tenu de l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français et refus de délai de départ volontaire ;
- elle est entachée d'erreur de fait dès lors qu'il ne représente pas une menace pour l'ordre public ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît le 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle méconnaît les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
La préfète de l'Isère a présenté des pièces qui ont été enregistrées le 28 novembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative ;
La présidente du tribunal a désigné Mme Reniez, première conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures à juge unique prévues par les articles L. 921-1 à L. 922-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties, dûment convoquées, ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Reniez, magistrate désignée, qui a indiqué en application des articles R. 611-7 du code de justice administrative et R. 922-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que le tribunal était susceptible, s'agissant de la décision de refus de délai de départ volontaire, de substituer les dispositions du 3° de l'article R. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à celles du 1° de cet article visées par cette décision ;
- les observations de Me Bescou, avocat, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens sauf en ce que concerne les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 233-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de ce que le requérant ne peut être éloigné dès lors qu'il entre dans un cas de délivrance de plein droit d'un titre de séjour en tant que membre de famille de citoyen D européenne qu'il abandonne ;
- les observations de M. A, assisté de M. C, interprète en langue turque ;
- les observations de Me Iririra Nganga, substituant Me Tomasi, représentant la préfète de l'Isère, qui conclut au rejet de la requête et soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant turc retenu en centre de rétention administrative, conteste la décision par laquelle le préfet de l'Isère a rejeté sa demande de renouvellement de son titre de séjour ainsi que l'arrêté du 24 novembre 2024 par lequel le préfet de l'Isère l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions de l'article L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 précédemment visée.
Sur l'étendue du litige :
3. Aux termes de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français ainsi que la décision relative au séjour, la décision relative au délai de départ volontaire et l'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent, le cas échéant, peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 911-1. ". Aux termes de l'article L. 614-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 614-1, lorsque l'étranger est assigné à résidence en application de l'article L. 731-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français ainsi que la décision relative au séjour, la décision relative au délai de départ volontaire et l'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent, le cas échéant, peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 921-1. / Lorsque l'étranger est placé en rétention administrative, ces décisions peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 921-2. ".
4. M. A étant en centre de rétention administrative, le magistrat statuant selon la procédure prévue à l'article L. 921-2 est compétent pour statuer sur les conclusions de la requête tendant à l'annulation des décisions du 24 novembre 2024 par lesquelles le préfet de l'Isère l'a obligé à quitter le territoire français ainsi que sur les décisions du même jour qui l'accompagnent portant refus de délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. En revanche, la décision de refus de titre de séjour implicite, née antérieurement aux décisions du 24 novembre 2024 du silence gardé par le préfet sur la demande de titre de séjour de M. A, n'accompagne pas la décision portant obligation de quitter le territoire français contestée au sens des dispositions précitées. Les conclusions tendant à l'annulation de cette décision de refus de titre de séjour ainsi que les conclusions accessoires qui s'y rattachent doivent par suite être renvoyées à une formation collégiale du tribunal.
Sur les conclusions à fin d'annulation des décisions du 24 novembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et portant interdiction de retour sur le territoire français :
5. Aux termes de l'article R. 311-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction applicable à la date de la décision de refus de titre de séjour : " Le silence gardé par l'administration sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet. ". Aux termes de l'article R. 311-12-1 de ce code, dans sa rédaction applicable à la date de la décision de refus de titre de séjour : " La décision implicite mentionnée à l'article R.* 311-12 naît au terme d'un délai de quatre mois. ".
6. M. A soulève, par voie d'exception à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français, l'illégalité de la décision implicite de refus de titre de séjour qui lui a été opposée. Il est constant que M. A, dont le titre de séjour a expiré le 4 février 2020, a présenté le 25 février 2020 une demande de titre de séjour visée par la décision portant obligation de quitter le territoire français et que cette mesure d'éloignement est fondée sur le rejet de cette demande de titre de séjour. Il est également constant qu'aucune décision explicite n'a depuis été prise sur cette demande. Par suite, en application des dispositions précitées des articles R. 311-12 et R. 311-12-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans leur rédaction alors applicable, la décision de rejet de la demande de titre de séjour sur laquelle se fonde le préfet pour prononcer l'obligation de quitter le territoire français est née quatre mois après cette demande.
7. Compte tenu des termes de l'arrêté contesté du 24 novembre 2024 et en l'absence de tout élément contraire apporté en défense, le préfet de l'Isère doit être regardé comme ayant implicitement refusé à M. A la délivrance d'un titre de séjour au motif que sa présence en France constituait une menace pour l'ordre public. Après avoir visé la demande de titre de séjour présentée par l'intéressé le 25 février 2020, l'autorité préfectorale a en effet rappelé les termes de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permettant, par une décision motivée, de refuser à un étranger la délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle lorsque sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public et a relevé qu'en l'espèce M. A est défavorablement connu des forces de l'ordre pour des faits de violences conjugales, d'harcèlement envers sa conjointe et d'appels malveillants ainsi que pour des faits de recel de vol, qu'il a été incarcéré le 5 février 2021 pour des faits de conduite d'un véhicule à moteur malgré le retrait de son permis conduire et qu'il s'est de nouveau fait interpeller le 23 novembre 2024 pour des faits de violences conjugales envers sa nouvelle compagne. Il ressort ainsi des termes de l'arrêté et des pièces du dossier, notamment du fichier de traitement des antécédents judiciaires (TAJ) du requérant, qu'une partie des faits sur lesquels le préfet de l'Isère s'est fondé pour justifier le refus implicite de titre de séjour né, ainsi qu'il a été dit au point précédent, quatre mois après la présentation de la demande de titre de séjour du 25 février 2020, est postérieure à ce refus. Par suite, M. A est fondé à soutenir que la décision par laquelle le préfet de l'Isère lui a implicitement refusé la délivrance d'un titre de séjour est entachée d'un défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation à la date de ce refus.
8. Il résulte de ce qui précède que M. A est fondé à invoquer, par voie d'exception à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour et à demander l'annulation de la décision 24 novembre 2024 par laquelle le préfet de l'Isère l'a obligé à quitter le territoire français ainsi que, par voie de conséquence, l'annulation des décisions du même jour par lesquelles il a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
9. Aux termes de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 721-6, L. 721-7, L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13, et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas. ".
10. Le présent jugement, qui annule la décision portant obligation de quitter le territoire français, implique que l'autorité administrative réexamine la situation de M. A et lui délivre une autorisation provisoire de séjour. Il y a par suite lieu d'enjoindre au préfet de l'Isère de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et dans l'attente de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour.
11. L'exécution du présent jugement, qui annule la décision portant interdiction de retour sur le territoire français, implique également que l'administration efface le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen dont M. A fait l'objet en conséquence de la décision du 24 novembre 2024 d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Il y a lieu d'enjoindre au préfet de l'Isère d'y faire procéder sans délai.
Sur les frais liés au litige :
12. M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Bescou, avocat de M. A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État et sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros à verser à Me Bescou.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Les conclusions tendant à l'annulation de la décision de refus de titre de séjour, ainsi que les conclusions accessoires qui s'y rattachent, sont renvoyées à une formation collégiale du tribunal administratif de Lyon.
Article 3 : Les décisions par lesquelles le préfet de l'Isère a obligé M. A à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans sont annulées.
Article 4 : Il est enjoint au préfet de l'Isère de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et, dans l'attente, de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour.
Article 5 : Il est enjoint au préfet de l'Isère de faire procéder sans délai à la suppression du signalement de M. A aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen effectué au titre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans prononcée à son encontre le 24 novembre 2024.
Article 6 : Sous réserve de l'admission définitive de M. A à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Bescou renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, ce dernier versera à Me Bescou une somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Bescou et au préfet de l'Isère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 novembre 2024.
La magistrate désignée,
E. Reniez
La greffière,
L. Bon-Mardion
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026