mercredi 4 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2411767 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | DEBBACHE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 novembre 2024, M. A B, représenté par Me Debbache, demande au tribunal d'annuler la décision du 21 novembre 2024 par laquelle la préfète du Rhône l'a assigné à résidence dans le département du Rhône pour une durée de 45 jours et lui a fait obligation de se présenter deux fois par semaine entre 09h00 et 18h00 à la direction zonale de la police aux frontières.
Il soutient que la décision porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale
La préfète du Rhône a produit des pièces le 27 novembre 2024.
La présidente du tribunal a désigné M. Richard-Rendolet en application des dispositions de l'article L. 922-2 du code de justice administrative pour exercer les pouvoirs qui lui sont conférés par les articles L. 921-1 à L. 922-3 et R. 921-1 à R. 922-28 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Richard-Rendolet ;
- les observations de Me Debbache, avocate, pour M. B, qui soutient en outre que l'intéressé, qui s'est fait voler son passeport, ne peut le remettre aux services de police ;
- et les observations de M. B, requérant, assisté de M. C, interprète en langue russe.
La préfète du Rhône n'était ni présente ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Ressortissant géorgien né le 19 novembre 1977, M. B fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par la préfète du Rhône le 4 juin 2024 et notifiée le 20 juin 2024. Par un arrêté du 21 novembre 2024, la préfète du Rhône l'a assigné à résidence dans le département du Rhône pour une durée de 45 jours, lui a fait obligation de se présenter deux fois par semaine entre 09h00 et 18h00 à la direction zonale de la police aux frontières et de remettre son passeport géorgien aux services de la police aux frontières, dans l'attente de l'exécution de la mesure d'éloignement. M. B demande l'annulation de cet arrêté.
2. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. / (.) ".
3. M. B expose que, chargé d'accompagner son enfant à l'école et devant faire de fréquents passages à l'hôpital, il ne pourra pour cette raison exécuter le pointage aux services de police dans les modalités qui lui sont imposées par l'arrêté en litige. Toutefois, le requérant ne produit aucune pièce au soutien de ces allégations, et se borne, pendant l'audience, à demander que les modalités d'assignation à résidence soient aménagées. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit être écarté.
4. Si M. B expose que son passeport géorgien lui a été volé et qu'il ne peut, pour cette raison, le remettre aux services de police, une telle circonstance, qui a trait à l'exécution de l'arrêté en litige, n'a aucune incidence sur la légalité de celui-ci. Par suite, le moyen doit être écarté comme inopérant.
5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. B dirigées contre l'arrêté du 21 novembre 2024 doivent être rejetées.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la préfète du Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 décembre 2024
Le magistrat désigné,
F-X. Richard-RendoletLa greffière,
F. Gaillard
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026