vendredi 6 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2411986 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL GRIMALDI MOLINA ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 décembre 2024, l'association Les amis du virage sud et la SASP Olympique de Marseille, représentées par Me Grimaldi, demandent au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'arrêté du 21 novembre 2024 du préfet de la Loire en tant qu'il porte, en son article 1er, interdiction de stationnement, de circulation sur la voie publique et d'accès au stade Geoffroy Guichard et en centre-ville de Saint-Etienne pour les supporters de l'Olympique de Marseille à l'occasion du match de football se tenant le 8 décembre à 20 h 45 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- la condition d'urgence est remplie, dès lors que l'arrêté préjudicie de manière grave et immédiate aux intérêts de l'association requérante, qui a pour objet notamment d'organiser les déplacements des supporters de l'Olympique de Marseille, et de la SASP Olympique de Marseille, dont les supporters constituent la clientèle ; l'arrêté crée une confusion dommageable sur le plan commercial pour la SASP, en assimilant les supporters à des délinquants potentiels, alors que les agissements en cause sont le fait d'individus bien particuliers ; l'urgence est caractérisée, le match ayant lieu très prochainement ;
- il est porté une atteinte grave, s'agissant de l'association Les amis du virage sud, à la liberté d'aller et venir, à la liberté de réunion et d'association, ainsi qu'au droit de propriété et, s'agissant de la SASP Olympique de Marseille, à la liberté du commerce et de l'industrie et à la liberté contractuelle ;
- cette atteinte est grave, dès lors qu'elle exclut du match la présence des supporters du club, alors celle-ci se révèle essentielle pour la motivation des joueurs ; elle est manifestement illégale, dès lors que la mesure n'est ni nécessaire ni proportionnée ; il s'agit d'une interdiction générale et absolue non justifiée ; le préfet ne peut utilement faire valoir le contexte national pour justifier une telle mesure ; par ailleurs, les faits dont il est fait état dans l'arrêté, concernant des incidents ayant eu lieu lors de rencontres entre les clubs de Saint-Etienne et Marseille, sont anciens, remontant pour la plupart à 2019 et 2020, et ont au demeurant toujours pu être contenus par les forces de l'ordre, de sorte que leur gravité n'est pas avérée ; les incidents plus récents dont il est fait état ne concernent pas des supporters de l'Olympique de Marseille, ou visent un incident survenu en mars 2024, sur le trajet des bus des supporters de l'Olympique de Marseille, dont le lien avec les supporters stéphanois n'est pas établi ; de même, si l'arrêté vise le possible emploi d'engins pyrotechniques par un club de supporters de Saint-Etienne, cet événement est étranger à la présence de supporters de l'Olympique de Marseille ; enfin, le préfet de la Loire ne justifie pas, par des éléments précis, de la mobilisation des forces de sécurité en lien avec la fête des Lumières à Lyon ou l'inauguration de la cathédrale Notre-Dame de Paris, qui a d'ailleurs lieu la veille ; il aurait pu être envisagé d'établir une jauge maximale, pour limiter le nombre de supporters de l'Olympique de Marseille, et réduire la mobilisation des forces de police.
Par un mémoire en défense enregistré le 5 décembre 2024, le préfet de la Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient que la décision prise est proportionnée à la réalité des troubles graves à l'ordre public susceptibles de précéder, accompagner ou succéder à la rencontre de football ; en effet :
* la réalité des risques de troubles à l'ordre public est établie ; les supporters des deux équipes entretiennent depuis de nombreuses années des relations empreintes d'animosité s'étant traduites par de nombreux affrontements, y compris avec des forces de l'ordre, notamment en 2019 et 2020 ; en mars 2024, des blocs de ciment ont été jetés depuis un pont d'autoroute sur les bus marseillais, incident ayant impliqué des ultras stéphanois, tandis qu'en août 2024, des dégradations de fresques et autres graffs ont été commises par des supporters de Saint-Etienne à Marseille, ce qui a eu pour effet d'attiser davantage le contentieux entre les supporters des deux clubs ; si les faits survenus en 2019 et 2020 sont anciens, il convient de tenir compte qu'aucun déplacement de supporters marseillais n'a eu lieu à Saint-Etienne depuis cette date ; les supporters de l'Olympique de Marseille ont fait l'objet au cours de la saison de deux autres arrêtés similaires ; c'est à bon droit qu'il a tenu compte du comportement violent des ultras stéphanois pour prendre son arrêté, dès lors qu'il a des conséquences directes sur l'accueil des supporters des équipes visiteuses ; le risque d'incident est accru par les résultats récents de l'équipe de Saint-Etienne et l'usage d'engins pyrotechniques envisagé par un club de supporters à l'occasion de son anniversaire ;
* la mesure est proportionnée ; tout d'abord il convient de tenir compte de la forte mobilisation des forces de l'ordre le weekend des 7 et 8 décembre 2024, 50 unités de forces mobiles étant déployées à Paris pour les festivités autour de la cathédrale Notre-Dame, et 4 à Lyon pour la fête des lumières ; compte tenu de la popularité du club de l'Olympique de Marseille, plusieurs centaines de supporters marseillais sont susceptibles d'être présents au stade, ce qui requerrait un important service d'ordre ; par ailleurs, les mesures d'encadrement ou de jauge du nombre de supporters dans le stade Geoffroy Guichard revendiquées par les requérantes se sont avérées à plusieurs reprises insuffisantes pour éviter de graves incidents, notamment en 2020 lors du match entre les deux clubs, le 23 novembre dernier pour la rencontre entre Saint-Etienne et Montpellier, ainsi qu'en octobre 2024 pour le match entre Montpellier et Marseille, les supporters du club de Marseille n'ayant pas respecté les contingents qui avaient été décidés et ayant causé des troubles importants à l'ordre public ; le match en litige est d'ailleurs classé à risque 4 sur 5 par la division nationale de lutte contre le hooliganisme.
Vu :
- le code du sport ;
- le code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Besse, président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Senoussi, greffière d'audience, M. Besse a lu son rapport et entendu les observations de :
- Me Schwing, pour l'association les amis du virage Sud et la SASP Olympique de Marseille qui a repris ses conclusions et moyens ; elle a insisté notamment sur l'absence d'incidents récents entre les supporters des deux clubs, l'implication de supporters de Saint-Etienne dans les incidents de mars 2024 n'ayant pas été démontrée, et a regretté qu'aucune mesure de jauge, qui aurait permis une moindre mobilisation des forces de l'ordre, n'ait été envisagée suffisamment en amont pour organiser un déplacement dans les meilleures conditions ; elle a ajouté que l'intérêt du club et des supporters est que le match se passe bien, alors que les deux équipes doivent s'affronter à nouveau prochainement en coupe de France ;
- M. A, sous-préfet, directeur de cabinet du préfet de la Loire, qui a rappelé l'antagonisme entre les deux clubs, ravivé par les graves incidents de mars dernier, qui se sont terminés par une bagarre entre ultra des deux clubs ; qu'à l'occasion de ce match, l'association de supporters stéphanois " Magic fans " fête ses vingt-cinq ans, et a prévu un spectacle pyrotechnique avec des centaines de fumigènes à l'intérieur du stade, ce qui fait craindre qu'ils tentent une entrée en force et rend nécessaire une forte présence policière pour les contenir, limitant de fait les effectifs qui pourraient encadrer les supporters marseillais ; la préfecture de la Loire ne dispose que d'une unité de forces mobiles, compte tenu de la mobilisation de cinquante unités à Paris le samedi et le dimanche, pour l'inauguration de la cathédrale Notre-Dame et de cinq autres à la fête des Lumières à Lyon ; les effectifs supplémentaires locaux sont insuffisants, alors qu'ils doivent en outre assurer la sécurisation du marché de Noël, d'autant plus suite au grave incident survenu le 26 novembre, un homme ayant été abattu après avoir menacé une femme avec un poignard ; il convient aussi de tenir compte du récent appel à manifester des agriculteurs.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ".
2. Aux termes de l'article L. 332-16-2 du code du sport : " Le représentant de l'Etat dans le département () peut, par arrêté, restreindre la liberté d'aller et de venir des personnes se prévalant de la qualité de supporter d'une équipe ou se comportant comme tel sur les lieux d'une manifestation sportive et dont la présence est susceptible d'occasionner des troubles graves pour l'ordre public. L'arrêté énonce la durée, limitée dans le temps, de la mesure, les circonstances précises de fait et de lieu qui la motivent, ainsi que le territoire sur lequel elle s'applique () ".
3. Les interdictions que le représentant de l'Etat dans le département peut décider, sur le fondement des dispositions citées ci-dessus, constituent des mesures de police administrative. L'existence d'une atteinte à l'ordre public de nature à justifier de telles interdictions doit être appréciée objectivement, indépendamment du comportement des personnes qu'elles visent dès lors que leur seule présence serait susceptible d'occasionner des troubles graves pour l'ordre public, tant au cours de leur déplacement que sur le lieu de la manifestation sportive. Il appartient à l'administration de justifier dans le détail, devant le juge, le recours aux interdictions prises sur le fondement des dispositions mentionnées au point 2 tant au regard de la réalité des risques de troubles graves pour l'ordre public qu'elles visent à prévenir que de la proportionnalité des mesures. Il incombe au juge des référés d'apprécier les diligences accomplies par l'administration en tenant compte des circonstances particulières de chaque espèce et de ne faire usage des pouvoirs qu'il tient des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative sur le fondement desquelles il est saisi que lorsque l'illégalité invoquée présente un caractère manifeste.
4. Par l'article 1er de l'arrêté du 21 novembre 2024, le préfet de la Loire a interdit du 8 décembre 2024 à midi au 9 décembre 2024 à 6 h, à toute personne se prévalant de la qualité de supporter de l'Olympique de Marseille, ou se comportant comme tel, de circuler ou de stationner sur la voie publique aux abords du stade Geoffroy Guichard et en centre-ville de Saint-Etienne, à l'occasion de la rencontre du championnat de France de Ligue 1 de football. Par la présente requête, la SASP Olympique de Marseille et l'association Les amis du virage Sud demandent au juge des référés, sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution des dispositions de l'article 1er de cet arrêté.
5. Pour justifier de l'interdiction en litige, le préfet de la Loire se prévaut de l'antagonisme ancien et durable opposant les supporters des équipes de Saint-Etienne et Marseille, qui été à l'origine de troubles graves à l'ordre public, en particulier en 2019 et 2020. Le préfet soutient aussi que les supporters ultras stéphanois ont été impliqués au cours des derniers mois dans de nombreux incidents au cours desquels ont été pris pour cibles des bus de supporters d'équipes adverses, et notamment dans la nuit du 2 au 3 mars 2024 des jets de projectiles en provenance d'un pont sur l'autoroute, à Saint-Etienne sur le convoi des supporters marseillais revenant d'un match ayant opposé leur équipe à celle de Clermont-Ferrand. Enfin, le préfet de la Loire fait état du contexte national de forte mobilisation des forces de l'ordre, et de la difficulté de mobiliser des forces de sécurité en nombre compte tenu des nécessités de la sécurisation de la fête des lumières à Lyon, le même jour, et de l'inauguration de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
6. Il résulte de l'instruction, et n'est d'ailleurs pas contesté, que les matchs entre les équipes de Marseille et Saint-Etienne ont donné lieu à d'importants incidents au cours des années 2019 et 2020, à deux reprises à Saint-Etienne et une à Marseille. A ces occasions, les bus des supporters de l'équipe visiteuse ont été attaqués ou victimes de jets de projectiles, et des rixes ont opposé les supporters, sur le parking mais aussi à l'intérieur du stade en mars 2019 à Marseille, incidents graves s'étant traduits par de nombreuses blessures, y compris et de forces de l'ordre, des dégradations, et qui ont nécessité des interventions massives des forces de l'ordre pour prévenir des troubles plus importants. Si les requérantes font valoir que ces faits sont anciens, il ne peut nécessairement en être déduit une moindre animosité entre les supporters de ces équipes, alors qu'aucun déplacement de supporters marseillais à Saint-Etienne n'a été organisé depuis cette date, en raison de l'épidémie de la Covid-19, de l'interdiction de déplacement des supporters marseillais décidée en mars 2022 puis de la relégation en deuxième division du club stéphanois. Au contraire, il résulte de l'instruction qu'en mars 2024, des bus de supporters ultras marseillais revenant d'un déplacement à Clermont-Ferrand ont été victimes, à Saint-Etienne, de jets de blocs de ciment depuis un pont surplombant l'autoroute, jets suivis d'affrontements entre les supporters marseillais et une voiture suiveuse comprenant des ultras stéphanois, l'un des supporters de Saint-Etienne, roué de coups, ayant dû ensuite être hospitalisé. Si les requérantes soutiennent que l'imputabilité aux supporters de Saint-Etienne des jets de blocs de ciment n'a jamais été formellement établie, il résulte de l'instruction et de la chronologie de ces faits que ces graves incidents ont à tout le moins été perçus par les ultras des deux clubs comme de nature à raviver le fort antagonisme existant entre les deux clubs, et constituent donc un élément justifiant objectivement la possibilité de troubles graves à l'ordre public à l'occasion de la rencontre organisée dimanche.
7. Par ailleurs, il résulte de l'instruction que des supporters ultras de Saint-Eitenne ont été impliqués à plusieurs reprises dans des jets de projectiles contre des bus adverses, notamment en septembre 2024 à l'occasion d'une rencontre contre Lille et que le 23 novembre dernier, des affrontements les ont opposés à des supporters de Montpellier à proximité du stade Geoffroy Guichard. Le préfet de la Loire fait aussi valoir, ainsi qu'il l'a développé dans ses explications lors de l'audience, que le groupe de supporters " Magic fans ", qui fête à l'occasion de la rencontre son vingt-cinquième anniversaire, a prévu d'organiser un spectacle pyrotechnique dans l'enceinte du stade, avec des centaines de fumigènes, ce qui fait craindre qu'ils tentent une entrée en force et requiert une attention particulière des forces de l'ordre à leur égard, réduisant d'autant leur capacité à assurer la sécurité des visiteurs. Contrairement à ce que prétendent les requérantes, le préfet de la Loire a pu prendre en compte ces éléments pour apprécier objectivement le risque de troubles graves à l'ordre public, quand bien même les supporters de Marseille ne sont pas à l'origine de ces dernières craintes, la mesure en litige constituant non une sanction prise à l'encontre des supporters marseillais mais une mesure de police visant à préserver les atteintes à l'ordre public.
8. Enfin, l'instruction fait également ressortir qu'alors que les forces de l'ordre restent actuellement fortement mobilisées pour faire face à la menace terroriste et eu égard au contexte géopolitique, cette mobilisation sera renforcée le jour du match compte tenu d'une part de l'affectation de cinquante unités de forces mobiles pendant tout le weekend à Paris, dans le cadre des festivités organisées pour la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris, et cinq autres à Lyon à l'occasion de la fête des Lumières, qui se termine le dimanche soir. Dans ces conditions, le préfet de la Loire ne dispose que d'une unité de force mobile, en plus des effectifs de policiers locaux, lesquels doivent en outre assurer notamment la surveillance du marché de Noël, où est advenu un grave incident le 26 novembre dernier, un homme ayant attaqué au couteau une passante. Enfin, le préfet de la Loire a indiqué lors de l'audience que les agriculteurs ont appelé à manifester à partir du dimanche 8 décembre.
9. Dans ces conditions, les circonstances dont se prévaut le préfet de la Loire sur les troubles graves à l'ordre public susceptibles d'advenir à l'occasion du match en cause font légitimement craindre que ni les ressources disponibles, limitées ainsi qu'il a été dit, ni des mesures juridiques telles de simples mesures d'encadrement et de jauge, dont il est constant d'ailleurs qu'elles se sont avérées insuffisantes pour prévenir les troubles à l'ordre public survenus le 23 novembre dernier, lors de la venue à Saint-Etienne de Montpellier ou le 20 octobre 2024 lors du déplacement à Montpellier de supporters de Marseille, qui n'avaient pas respecté les contingents de places qui leur avaient été alloués, ne soient suffisantes pour prévenir ou limiter les risques de troubles graves pouvant se produire à l'extérieur, avant comme après le match au stade Geoffroy Guichard de Saint-Etienne, et lors de la rencontre, du fait de la présence, même limité le cas échéant en nombre, de supporters marseillais.
10. Dans ces conditions, il n'apparaît pas, en l'état de l'instruction, que la décision litigieuse serait entachée d'une illégalité manifeste justifiant sa suspension, ni que le prononcé de mesures moins contraignantes que le juge des référés pourrait, dans le cadre temporel de son office, le cas échéant ordonner serait, dans les circonstances de l'espèce, manifestement suffisant pour prévenir les troubles graves à l'ordre public que la présence de supporteurs se revendiquant de l'Olympique de Marseille ou de personnes se comportant comme tel est susceptible d'occasionner.
11. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, la requête doit être rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de l'association Les amis du virage sud et la SASP Olympique de Marseille est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association Les amis du virage sud, à la SASP Olympique de Marseille, au ministre de l'intérieur et au préfet de la Loire.
Fait à Lyon, le 6 décembre 2024.
Le juge des référés,
T. Besse
La greffière,
A. Senoussi
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026