lundi 9 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2412154 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL ENVIRONNEMENT DROIT PUBLIC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 décembre 2024, M. A B, représenté par la Selarl Environnement droit public (Me Metenier-Grand), demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de la décision en date du 14 décembre 2023 du directeur interrégional des services pénitentiaires de Lyon ayant refusé de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident de service qu'il avait déclaré le 8 juin 2023 ;
2°) d'enjoindre à la direction interrégionale des services pénitentiaires de Lyon de réexaminer sa situation dans un délai d'une semaine à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie ; il se trouve placé dans une situation de torpeur face à son avenir et a besoin de faire reconnaître sa souffrance pour se projeter à nouveau dans l'avenir ; sa situation financière est précaire, ce qui augmente ses angoisses, alors qu'il doit subvenir aux besoins de ses enfants ; il est en situation d'être placé en disponibilité et de voir l'évolution de sa carrière stoppée ;
- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée, à la liberté de travail, à sa liberté de se soigner ainsi qu'à son droit à ne pas être soumis à des faits de harcèlement moral ; cette atteinte est manifestement illégale, dès lors que son arrêt de travail est consécutif à l'agression verbale et l'humiliation publique qu'il a vécues le 23 mai 2023 de la part d'une collègue, qui a refusé de faire bénéficier un détenu d'une procédure réglementaire ; le conseil médical n'a pas sollicité l'avis du médecin du travail qui a suivi son dossier et il ne ressort pas non plus des pièces du dossier que le conseil médical aurait examiné les documents qu'il avait transmis ; l'expertise médicale du 14 août 2023 a conclu que la symptomatologie constatée était en faveur d'une pathologie post-traumatique, et le certificat médical du docteur C allait dans le même sens ; la décision est donc entachée d'une erreur de qualification des faits.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
2. Aux termes de l'article R. 522-8-1 du code de justice administrative : " Par dérogation aux dispositions du titre V du livre III du présent code, le juge des référés qui entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d'ordonnance. " Aux termes de l'article R. 312-12 du même code : " Tous les litiges d'ordre individuel, y compris notamment ceux relatifs aux questions pécuniaires, intéressant les fonctionnaires ou agents de l'Etat () relèvent du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve le lieu d'affectation du fonctionnaire ou agent que la décision attaquée concerne. / (). "
3. Il ressort des pièces du dossier que M. B exerce les fonctions de premier surveillant à la maison d'arrêt du Puy-en-Velay et demande d'ordonner la suspension de la décision de refus de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident survenu le 8 juin 2023 dans cet établissement. Ainsi, eu égard aux dispositions précitées de l'article R. 312-12 du code de justice administrative, le juge des référés du tribunal administratif de Lyon n'est pas compétent pour se prononcer sur la requête, qui relève du tribunal administratif de Clermont-Ferrand.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins de suspension et d'injonction présentées par M. B doivent être rejetées selon la modalité prévue par l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Copie sera adressée au garde des sceaux, ministre de la justice.
Fait à Lyon, le 9 décembre 2024.
Le juge des référés,
T. Besse
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026