jeudi 13 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2501152 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | PETIT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 janvier 2025, M. B A, représenté par Me Petit, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 2 décembre 2024 par laquelle la préfète du Rhône a refusé de renouveler son titre de séjour mention " étudiant " ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de huit jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros HT en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est présumée puisqu'il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour ; au surplus, il est inscrit en master 1 au sein de l'école d'ingénierie informatique " EPSI " de Lyon, qu'il effectue en alternance, et risque de perdre son emploi, dans le cadre du contrat d'apprentissage qu'il a conclu ; il risque de se retrouver en situation de grande précarité, sans ressource et sans possibilité de prétendre au versement de l'allocation de retour à l'emploi ;
- sont propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, les moyens suivants :
* la décision est insuffisamment motivée ;
* il justifie du caractère réel et sérieux de ses études ;
* il ne s'est pas rendu coupable des faits de faux et usage de faux puni par les dispositions des articles 441-1 et 441-2 du code pénal ; s'il a effectivement commis une erreur en joignant à sa demande un document erroné, enregistré sur son ordinateur dans le cadre de cours sur " Photoshop " qu'il avait suivis, il n'avait aucune intention frauduleuse et n'a jamais fait usage de ce document, qui n'a pas été falsifié aux fins de constater un droit, une identité ou une qualité ou d'accorder une autorisation.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 février 2025, la préfète du Rhône conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence n'est pas remplie, dans les circonstances de l'espèce, et compte tenu de l'usage par le requérant d'une fausse carte de résident ;
- aucun moyen de la requête n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.
Vu les autres pièces du dossier et la requête enregistrée le 23 décembre 2024 sous le n° 2412993 par laquelle M. A demande l'annulation de la décision du 2 décembre 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code pénal ;
- le code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Besse, président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Lecas, greffière d'audience, M. Besse a lu son rapport, et entendu les observations de :
- Me Wiedemann, représentant M. A, qui a repris ses conclusions et moyens ;
- M. A.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant marocain, est entré en France en août 2022 muni d'un visa long séjour en qualité d'étudiant valable jusqu'au 15 août 2023. Il a ensuite bénéficié d'une carte de séjour " étudiant " valable jusqu'au 30 septembre 2024, dont il a sollicité le renouvellement. Par décision du 2 décembre 2024, la préfète du Rhône a refusé de renouveler le titre de séjour du requérant, et assortit ce refus d'une obligation de quitter le territoire français. M. A demande au juge des référés de suspendre l'exécution du refus de renouvellement de son titre de séjour.
Sur l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ".
3. Aux termes de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La délivrance ou le renouvellement d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle peut, par une décision motivée, être refusé à tout étranger : () 2° Ayant commis les faits qui l'exposent à l'une des condamnations prévues aux articles 441-1 et 441-2 du code pénal ; ". Aux termes de l'article 441-1 du code pénal : " Constitue un faux toute altération frauduleuse de la vérité, de nature à causer un préjudice et accomplie par quelque moyen que ce soit, dans un écrit ou tout autre support d'expression de la pensée qui a pour objet ou qui peut avoir pour effet d'établir la preuve d'un droit ou d'un fait ayant des conséquences juridiques. () ". L'article 441-2 du même code dispose : " Le faux commis dans un document délivré par une administration publique aux fins de constater un droit, une identité ou une qualité ou d'accorder une autorisation est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende./ L'usage du faux mentionné à l'alinéa précédent est puni des mêmes peines. "
4. Pour refuser de renouveler le titre de séjour mention " étudiant " dont bénéficiait M. A, la préfète du Rhône s'est fondée sur les dispositions de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après avoir constaté que l'intéressé avait joint à sa demande une carte de résident falsifiée, au nom de l'intéressé, valable jusqu'en 2033, que l'intéressé reconnaît avoir conçue, selon lui uniquement à des fins d'entraînement suite à des cours sur l'application " Photoshop ".
5. En l'état de l'instruction, les moyens de la requête n'apparaissent pas propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.
6. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée, y compris les conclusions qu'il présente sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la préfète du Rhône.
Fait à Lyon, le xx février 2025.
Le juge des référés,
T. Besse
La greffière,
S. Lecas La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026