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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2501409

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2501409

jeudi 20 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2501409
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSCORDO CLÉMENT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 février 2025, et un mémoire complémentaire enregistré le 18 février 2025, M. B D, représenté par Me Scordo, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 25 juin 2024 par laquelle la commission de médiation " Droit au logement opposable " du Rhône a rejeté son recours tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande d'hébergement ;

2°) d'enjoindre à l'administration de prendre une nouvelle décision dans un délai de trois semaines à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 600 euros à verser à Me Scordo au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à charge pour ce dernier de renoncer à la part contributive de l'Etat.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie ; la décision porte atteinte à ses conditions de vie et à sa vie familiale, ainsi qu'à l'intérêt de ses enfants, puisque le logement qu'il occupe ne lui permet pas d'accueillir ses quatre enfants mineurs, et qu'il ne dispose pas des moyens financiers suffisants pour obtenir un logement décent de taille suffisante ; l'ordonnance sur mesures provisoires rendue par le tribunal judiciaire ne prévoit qu'un droit de visite à la journée de ses enfants, au motif qu'il ne dispose pas d'un logement adapté ; la décision en litige a entraîné une dégradation manifeste de son état de santé, avec l'apparition de troubles anxieux et dépressifs ; la préfecture ne peut se prévaloir de sa propre carence dans la production de logements sociaux, et présente d'ailleurs des chiffres non justifiés ; au demeurant, elle dispose d'un pouvoir discrétionnaire pour attribuer un logement plus rapidement, et l'écoulement du temps est susceptible de lui porter préjudice ;

- sont propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, les moyens suivants :

* la commission ne pouvait rejeter sa demande comme irrecevable ; elle avait connaissance de l'assignation en divorce, puisque la demande de pièces complémentaires qu'elle lui a adressée ne portait pas sur ce document, qu'il avait transmis ;

* il remplissait les critères permettant de reconnaître l'urgence et le caractère prioritaire de sa demande d'accès à un logement social ; ainsi et tout d'abord, il n'a pas reçu de proposition adaptée à sa demande de logement social dans le délai prévu à l'article L. 441-1-4 du code de la construction et de l'habitation ; ensuite, son logement est manifestement inadapté à ses besoins, au regard des critères fixés à l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation ; en effet, la superficie de son logement est inférieure à la superficie minimale pour un ménage composé d'une personne seule et quatre enfants, dont il a la charge.

Par un mémoire en défense enregistré le 17 février 2025, la préfète du Rhône conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :

- la condition d'urgence n'est pas remplie ; selon l'ordonnance sur mesures provisoires prononcée le 1er octobre 2024, postérieurement à la décision en litige, il subsiste un désaccord sur les modalités de droit de visite et d'hébergement du père, en raison des violences dont M. D s'est rendu coupable sur son épouse et un de ses enfants, et indépendamment donc de la superficie de son logement ; le lien entre l'état de santé du requérant et la décision en litige n'est pas établi ; au demeurant, si le requérant était reconnu comme prioritaire, la commission de médiation disposerait alors d'un délai de six mois pour lui proposer un logement, alors en outre qu'il existe une pénurie de logements sociaux dans le Rhône ;

- les moyens soulevés n'apparaissent pas propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision en litige ; s'il semble établi, contrairement à ce qui est mentionné dans la décision, que M. D était en instance de divorce, la commission était fondée à rejeter son recours amiable au motif, non contesté par le requérant, qu'il était logé dans un logement-foyer depuis moins de dix-huit mois ; l'intéressé était, à la date de la décision comme à la date de la présente ordonnance, seul et sans enfant à charge.

M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, par une décision du bureau d'aide juridictionnelle en date du 29 novembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier et la requête enregistrée le 29 juillet 2024 sous le n° 2507514 par laquelle M. D demande l'annulation de la décision du 25 juin 2024 en litige.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Besse, président, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Senoussi, greffière d'audience, M. Besse a lu son rapport, et entendu les observations de :

- Me Scordo, représentant M. D, qui a repris ses conclusions et moyens ;

- Mme C et M. A, représentant la préfète du Rhône, qui a repris les conclusions et moyens en défense, en faisant valoir en outre que l'urgence n'est pas établie dès lors que le requérant n'a pas cru utile de déposer une nouvelle demande, faisant état de l'avancée de la procédure de divorce.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

La préfète du Rhône a produit une note en délibéré enregistrée le 19 février 2025.

Considérant ce qui suit :

1. Par décision du 25 juin 2024, la commission de médiation " Droit au logement opposable " du Rhône a refusé de déclarer M. D comme étant prioritaire et dans une situation d'urgence pour l'attribution d'un logement, au motif que son dossier n'était pas recevable, et que, résidant dans un logement-foyer depuis moins de dix-huit mois, il ne se trouvait dans aucune des situations définies à l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. M. D demande au juge des référés de suspendre l'exécution de cette décision.

Sur l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. "

En ce qui concerne la condition d'urgence :

3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce

4. Pour soutenir qu'il y a urgence à suspendre l'exécution de la commission de médiation, M. D fait valoir que, par une ordonnance sur mesures provisoires en date du 1er octobre 2024, rendu dans le cadre de la procédure de divorce entre le requérant et son actuelle épouse, le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire de Lyon, après avoir constaté que l'autorité parentale était exercée conjointement par les deux parents, a prévu, pour les trois plus jeunes enfants de M. D, un droit de visite à la journée les samedis et dimanches. Contrairement à ce que soutient la préfète du Rhône en défense, si le juge n'a pas prévu pour ce dernier de droit d'hébergement, ce n'est pas du fait des violences dont il s'était rendu coupable sur mineur de plus de quinze ans, l'ordonnance relevant au contraire que ces violences étaient anciennes, qu'aucune interdiction de contact n'avait été faite entre M. D et ses enfants, et qu'il " n'y a pas lieu de réserver le droit de visite et d'hébergement du père ", mais au motif que l'intéressé ne dispose pas de logement adapté. Dans ces conditions, alors que le requérant n'est pas en mesure financièrement de pouvoir trouver un logement d'une taille suffisante pour héberger les trois enfants sur lesquels il dispose d'un droit de visite et d'hébergement, et quand bien même il ne disposerait pas immédiatement d'un logement, même en cas de décision favorable, compte tenu du délai de six mois dont dispose la commission de médiation pour proposer un logement, en vertu des dispositions de l'article R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, M. D, qui a à tout le moins intérêt à ce que soit prise une décision permettant d'enclencher le délai à l'issue duquel il pourra demander à bénéficier d'un logement justifie en l'espèce d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. Par suite, et alors même que M. D n'a pas déposé de nouvelle demande devant la commission, comme il lui était loisible de le faire, la condition d'urgence prévue par les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative est remplie.

En ce qui concerne l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige :

5. D'une part, aux termes de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation : " Le droit à un logement décent et indépendant, mentionné à l'article 1er de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement, est garanti par l'Etat à toute personne qui, résidant sur le territoire français de façon régulière et dans des conditions de permanence définies par décret en Conseil d'Etat, n'est pas en mesure d'y accéder par ses propres moyens ou de s'y maintenir. / Ce droit s'exerce par un recours amiable () dans les conditions et selon les modalités fixées par le présent article et les articles L. 441-2-3 () ". En vertu des dispositions de l'article L. 441-2-3 de ce code : " () / II. - La commission de médiation peut être saisie par toute personne qui, satisfaisant aux conditions réglementaires d'accès à un logement locatif social, n'a reçu aucune proposition adaptée en réponse à sa demande de logement dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4. / Elle peut être saisie sans condition de délai lorsque le demandeur, de bonne foi, est dépourvu de logement, menacé d'expulsion sans relogement, hébergé ou logé temporairement dans un établissement ou un logement de transition, un logement-foyer ou une résidence hôtelière à vocation sociale, logé dans des locaux impropres à l'habitation ou présentant un caractère insalubre ou dangereux. Elle peut également être saisie, sans condition de délai, lorsque le demandeur est logé dans des locaux manifestement suroccupés ou ne présentant pas le caractère d'un logement décent, s'il a au moins un enfant mineur, s'il présente un handicap au sens de l'article L. 114 du code de l'action sociale et des familles ou s'il a au moins une personne à charge présentant un tel handicap.() / Dans un délai fixé par décret, la commission de médiation désigne les demandeurs qu'elle reconnaît prioritaires et auxquels un logement doit être attribué en urgence. (). Elle notifie par écrit au demandeur sa décision qui doit être motivée. (). / III. - La commission de médiation peut également être saisie, sans condition de délai, par toute personne qui, sollicitant l'accueil dans une structure d'hébergement, un logement de transition, un logement-foyer ou une résidence hôtelière à vocation sociale, n'a reçu aucune proposition adaptée en réponse à sa demande. ".

6. D'autre part, aux termes de l'article R. 441-14-1 de ce code : " La commission, saisie sur le fondement du II ou du III de l'article L. 441-2-3, se prononce sur le caractère prioritaire de la demande et sur l'urgence qu'il y a à attribuer au demandeur un logement ou à l'accueillir dans une structure d'hébergement, en tenant compte notamment des démarches précédemment effectuées dans le département. / Peuvent être désignées par la commission comme prioritaires et devant être logées d'urgence en application du II de l'article L. 441-2-3 les personnes de bonne foi qui satisfont aux conditions réglementaires d'accès au logement social et qui se trouvent dans l'une des situations suivantes : / - ne pas avoir reçu de proposition adaptée à leur demande dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4 ; / - être dépourvues de logement. Le cas échéant, la commission apprécie la situation du demandeur logé ou hébergé par ses ascendants en tenant notamment compte de son degré d'autonomie, de son âge, de sa situation familiale et des conditions de fait de la cohabitation portées à sa connaissance ; / - être logées dans des locaux impropres à l'habitation, ou présentant un caractère insalubre ou dangereux. Le cas échéant, la commission tient compte des droits à hébergement ou à relogement auxquels le demandeur peut prétendre en application des dispositions des articles L. 521-1 et suivants, des articles L. 314-1 et suivants du code de l'urbanisme ou de toute autre disposition ouvrant au demandeur un droit à relogement ; /- avoir fait l'objet d'une décision de justice prononçant l'expulsion du logement ; / - être hébergées dans une structure d'hébergement ou une résidence hôtelière à vocation sociale de façon continue depuis plus de six mois ou logées temporairement dans un logement de transition ou un logement-foyer depuis plus de dix-huit mois, sans préjudice, le cas échéant, des dispositions du IV de l'article L. 441-2-3 ; / - être handicapées, ou avoir à leur charge une personne en situation de handicap, ou avoir à leur charge au moins un enfant mineur, et occuper un logement soit présentant au moins un des risques pour la sécurité ou la santé énumérés à l'article 2 du décret du 30 janvier 2002 ou auquel font défaut au moins deux des éléments d'équipement et de confort mentionnés à l'article 3 du même décret, soit d'une surface habitable inférieure aux surfaces mentionnées au 2° de l'article D. 542-14 du code de la sécurité sociale, ou, pour une personne seule, d'une surface inférieure à celle mentionnée au premier alinéa de l'article 4 du même décret. / La commission peut, par décision spécialement motivée, désigner comme prioritaire et devant être logée en urgence une personne qui, se trouvant dans l'une des situations prévues à l'article L. 441-2-3, ne répond qu'incomplètement aux caractéristiques définies ci-dessus. ".

7. Tout d'abord, en l'état des pièces produites en défense, et ainsi que le reconnaît d'ailleurs la préfète du Rhône, le moyen selon lequel la commission ne pouvait regarder comme irrecevable le dossier de M. D, en l'absence de production d'éléments permettant d'apprécier l'existence et l'évolution de la procédure de divorce, est propre à créer un doute sérieux sur ce motif. Par ailleurs, et alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que la commission aurait sérieusement examiné le motif pour lequel le requérant avait entendu présenter son recours, tenant à la nécessité de disposer d'un logement d'une taille suffisante pour qu'il puisse accueillir ses enfants dans le cadre d'une possible garde alternée, il ne résulte pas de l'instruction que la commission aurait pris la même décision en se fondant uniquement sur le fait que l'intéressé résidait depuis moins de dix-huit mois en foyer logement, motif insuffisant pour le regarder comme ne remplissant pas les critères prévus à l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.

8. L'administration peut faire valoir devant le juge des référés que la décision dont il lui est demandé de suspendre l'exécution, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge des référés, après avoir mis à même l'auteur de la demande, dans des conditions adaptées à l'urgence qui caractérise la procédure de référé, de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher s'il ressort à l'évidence des données de l'affaire, en l'état de l'instruction, que ce motif est susceptible de fonder légalement la décision et que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative et à condition que la substitution demandée ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué, le juge des référés peut procéder à cette substitution pour apprécier s'il y a lieu d'ordonner la suspension qui lui est demandée.

9. Si la préfète du Rhône soutient en défense que le logement dont dispose le requérant n'est pas inadapté à ses besoins puisque, tant à la date de la décision de la commission de médiation qu'à la date de la présente ordonnance, il n'héberge pas ses enfants, il ne ressort pas à l'évidence des données de l'affaire, compte tenu des motifs et du contexte de la demande, ainsi que de l'appréciation qu'aurait pu porter sur ce point la commission de médiation, que l'administration aurait pris la même décision en se fondant sur ce motif. Par suite, il n'y a pas lieu de procéder à la substitution de motifs demandée.

10. Les deux conditions posées par les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative étant remplies, il y a lieu de prononcer la suspension de l'exécution de la décision du 25 juin 2024 par laquelle la commission de médiation " Droit au logement opposable " du Rhône a rejeté le recours de M. D.

Sur l'injonction :

11. La présente ordonnance implique nécessairement que la commission de médiation " Droit au logement opposable " du Rhône prenne une nouvelle décision sur la situation du requérant, dans un délai qu'il y a lieu de fixer à un mois. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais d'instance :

12. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions que présente M. D sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

ORDONNE :

Article 1er : L'exécution de la décision du 25 juin 2024 par laquelle la commission de médiation " Droit au logement opposable " du Rhône a rejeté le recours de M. D tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande d'hébergement est suspendue jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de la décision.

Article 2 : Il est enjoint à la commission de médiation " Droit au logement opposable " du Rhône de réexaminer la situation de M. D dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir.

Article 3 : Les conclusions de la requête sont rejetées pour le surplus.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B D, au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation et à la préfète du Rhône.

Fait à Lyon, le 20 février 2025.

Le juge des référés,

T. Besse

La greffière,

A. Senoussi La République mande et ordonne au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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