LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2502293

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2502293

jeudi 27 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2502293
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantDUCA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi d'une demande de suspension d'une décision de limitation des thérapeutiques actives concernant M. A I, prise à l'issue d'une procédure collégiale prévue à l'article L. 1110-5-1 du code de la santé publique. En cours d'instance, le médecin en charge a retiré cette décision d'arrêt des soins. Le juge a constaté que les conclusions des requérants étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 février 2025, Mme F I, Mme G D, M. C I, M. E I, Mme H I, Mme J I, M. B I, Mme M Q, Mme T I, Mme K R, M. L I, M. N I, M. S I, M. P I, Mme O I, représentés par Me Duca, demandent au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision orale tendant à mettre un terme à l'ensemble des soins permettant de maintenir en vie M. A I ;

2°) d'enjoindre à l'équipe médicale de reprendre immédiatement les soins appropriés au maintien en vie de M. I ;

3°) de désigner un collège d'experts, composé de deux médecins avec pour mission de : *décrire l'état clinique actuel de M. I, son évolution depuis son hospitalisation ;

*déterminer son niveau de souffrance,

* indiquer son niveau de conscience,

*se prononcer sur le caractère irréversible des lésions neurologiques éventuelles qui frapperaient M. I, le pronostic vital et l'intérêt ou non de continuer ou mettre en œuvre des thérapeutiques actives ;

4°) de mettre à la charge des Hospices civils de Lyon la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens de l'instance.

Par un mémoire en défense enregistré le 26 février 2025, le directeur général des Hospices civils de Lyon conclut au non-lieu à statuer.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative ;

Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Bertolo, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures.". Aux termes de l'article R. 222-1 du même code : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. M. A I a été admis dans le service de réanimation de l'hôpital Edouard Herriot dans un contexte d'insuffisance respiratoire aigüe ayant nécessité deux séjours en réanimation depuis janvier 2025, et la mise en place de soins intensifs de réanimation à compter du 4 février 2025. L'équipe de réanimation s'est réunie les 14 et 19 février 2025 dans le cadre de la procédure collégiale prévue à l'article L. 1110-5-1 du code de la santé publique, et une décision de limitation des thérapeutiques actives a été prise, la nièce de M. I ayant été informée de cette décision. Il résulte toutefois de l'instruction que, postérieurement à l'introduction de la présente requête, le médecin en charge de M. I a décidé de retirer la décision d'arrêt de soins et de réexaminer la situation de M. I. Il en résulte que les conclusions des requérants tendant à la suspension de la décision du 19 février 2025, à la reprise des soins et à la désignation d'un collège d'experts sont devenues sans objet. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par les requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ni à celles tendant à ce que les dépens de l'instance soient mis à la charge des Hospices civils de Lyon.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions présentées par Mme F I et autres tendant à la suspension de la décision de limitation des thérapeutiques actives du 19 février 2025, à la reprise des soins et à la désignation d'un collège d'experts.

Article 2 : Les conclusions présentées par les requérants au titre des articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme F I, représentante unique des requérants, et aux Hospices civils de Lyon.

Fait à Lyon, le 27 février 2025.

Le juge des référés,

C. Bertolo

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions